Chroniques sur la planification

Planification successorale :
la préparation simplifiée

20 juin 2007 - Consultez la publication sur les « Planification successorale : la préparation simplifiée » en format PDF.


Finances familiales

Les Canadiens sont confiants... et insouciants

par Marc Tison
Tiré de « La Presse affaires »

Les ménages canadiens gèrent leurs finances avec confiance, mais avec une relative insouciance. Et souvent dans un flagrant manque de communication. En effet, 90 % des Canadiens affirment ne pas avoir de difficulté à gérer les finances de leur famille, selon une enquête réalisée en août dernier par Environics pour le compte de MasterCard Canada.

Désépargne

Pourtant, Statistique Canada révélait en juin que « pour la première fois depuis des décennies, au premier trimestre de 2005, les ménages se sont trouvés en désépargne, le taux d'épargne personnelle ayant chuté pour s'établir à « – 0,6 % ». En somme, ils dépensent davantage qu'ils ne gagnent.

« On pense qu'on est à son affaire, mais on constate que le taux  d'épargne personnelle est très bas, commente Diane Miquelon, vice-présidente chez MasterCard Canada. Même si on dit être capable de gérer notre quotidien, on a peut-être avantage à améliorer l'épargne et planifier notre futur financier. »

Les ménages québécois sont moins confiants... ou plus réalistes à cet égard. Alors que 57 % des Albertains et 56 % des habitants de Colombie-Britannique assurent ne connaître aucune difficulté dans la gestion des finances du ménage, à peine 40 % des Québécois en disent autant. L'enquête réalisée auprès de 1000 participants fait également le portrait des pratiques familiales en matière de gestion.

Elle révèle que l'outil de base des finances du ménage, le budget, est mis en pratique par 60 % des Canadiens. De ceux-là, à peine un tiers disent le respecter avec rigueur.

Dans 65 % des familles, une seule personne gère les finances du ménage, sans partager la responsabilité avec son conjoint. « Le point de départ d'une solide gestion financière est une communication ouverte entre les membres de la famille à propos de toutes les questions financières importantes », affirme pourtant Diane Miquelon.

2,5 milliard en argent de poche

Les enfants sont souvent exclus de toute discussion sur l'argent. Plus du tiers des parents (37 %) ne parlent jamais de gestion financière avec leurs enfants. Une proportion de 28 % aborde le sujet chaque semaine et 22 % chaque mois.

Près d'une personne sur cinq juge que les enfants ne devraient participer aux discussions financières de la famille qu'à partir de 14 ans. En moyenne, les parents estiment que cette participation devrait commencer à 10 ans.

« Nous suggérons d'enseigner aux enfants la gestion financière dès l'âge où ils sont exposés pour la y première fois à l'argent (généralement vers l'âge de cinq ans), rétorque la vice-présidente de MasterCard Canada. Dès le moment où les enfants entrent en contact avec l'argent, ils doivent en comprendre la valeur, afin de réaliser d'où il provient et se rendre compte qu'il disparaît une fois qu'il a été dépensé. »

Quatre parents sur 10 ne donnent aucun argent de poche à leurs enfants. Par contre, 55 % des parents accordent en moyenne 16 $ par semaine à leurs enfants âgés entre 5 et 17 ans. Les enfants touchent ainsi pour 46 millions de dollars d'argent de poche chaque semaine, soit 2,5 milliards par année. « L'argent de poche fait partie des moyens d'apprendre à son enfant à gérer des sous », soutient Mme Miquelon.

En collaboration avec le Conseil de crédit du Canada, MasterCard Canada a lancé cette semaine sur le Web un jeu questionnaire interactif pour évaluer les habitudes familiales en matière de gestion financière. Il est accompagné d'un guide qui présente les règles de base de la gestion des finances du ménage.

Le guide n'est pour l'instant disponible que sur le site Internet de MasterCard Canada.



Perspectives économiques et financières
– Été 2005

Clément Gignac, économiste en chef à la Banque Nationale et ses filiales, Premier vice-président et stratège à la Financière Banque Nationale, présente les « Perspectives économiques et financières – Été 2005 ».

Accédez à la présentation webdiffusée (audio et vidéo).

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1960 à aujourd'hui

(au 30 juin 2005) 1960 2005
 S&P 500 56.89 191.33
S&P/TSX 505.11 9902.77
Taux des obligations du Canada à 10 ans   4.85 % 3.74 % 
Taux des obligations USA à 10 ans 3.90 % 3.91 %
Source : McLean Budden (perspectives trimestrielles)



Que nous réserve le prix du pétrole au cours des prochains mois ?

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

Il y a quelques semaines seulement, le prix du baril de pétrole a atteint un sommet historique de 56 $. Depuis, il a reculé sous la barre des 50 $. Malgré tout, il demeure nettement supérieur à sa moyenne de 2003, soit 31 $. Nous croyons donc qu'un recul supplémentaire de 10 $ le baril au cours des prochains mois est concevable. Voici pourquoi.

Décélération de l'économie mondiale
L'économie mondiale a connu une croissance de 5% en 2004. Il s'agit de la meilleure performance depuis 1976. Comme l'indique le graphique ci-dessous, cette croissance a stimulé la demande mondiale de pétrole, ce qui a poussé le prix à la hausse. Étant donné que l'économie mondiale devrait connaître une certaine décélération cette année pour retourner vers sa croissance tendancielle l'an prochain, soit quelque 3,5%, il y a fort à parier que cela devrait entraîner des pressions baissières sur le prix du pétrole.

Renversement de position des joueurs non traditionnels
Malgré l'amélioration des fondamentaux, les joueurs non traditionnels comme les fonds spéculatifs ont sans contredit amplifié la hausse du prix du pétrole bien au-delà de ceux-ci. Cependant, cette situation semble sur le point de se renverser. En effet, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous, les positions nettes (positions longues moins positions courtes) sur le pétrole brut se situent maintenant en territoire négatif, une première depuis décembre 2004. Cela suggère des pressions baissières sur le prix du pétrole.

En résumé, nous pensons que le prix du baril de pétrole restera sous pression au cours des prochains mois et qu'il se situera à 38$-40$ à la fin de 2005.



Chine : plus tributaire des États-unis qu'on pourrait le penser

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

Depuis son entrée dans l'Organisation mondiale du commerce en janvier 2001, la Chine ne cesse d'augmenter sa part du marché des biens manufacturés. En effet, ce pays représente désormais plus du quart de la production industrielle mondiale. Il n'est donc pas surprenant que les exportations chinoises aient littéralement explosé durant cette période, passant d'une moyenne mensuelle de 22 milliards de dollars en 2001 à plus de 50 milliards en 2004. Et elles ne cessent de croître, dépassant même les 60 milliards de dollars en ce début de 2005. La part des exportations dans le PIB chinois est passée de 23% en 2001 à plus de 36% en 2004. Compte tenu de l'importance de l'excédent commercial, il est évident que le commerce extérieur est l'un des principaux facteurs à l'origine de la vigueur de la croissance de l'économie chinoise en ce moment (plus de 9% en 2004). Étant donné que la Chine compte pour 14% du PIB mondial, un ralentissement de ses exportations aurait un impact majeur sur la croissance de celui-ci.

La Réserve fédérale procède actuellement à un resserrement monétaire et nous pensons que, tôt ou tard, les hausses de taux vont freiner les dépenses de consommation des Américains, ce qui se traduira par une diminution de la demande de biens importés en provenance de Chine. Cependant, tous les observateurs ne sont pas de cet avis. En effet, certains économistes aiment souligner la très forte intégration de la Chine avec le reste de l'Asie afin de minimiser l'importance d'un éventuel ralentissement de l'activité aux États-Unis et en Europe. S'il est vrai que l'Asie a absorbé presque la moitié des exportations chinoises en 2004, il ne faut pas oublier que le tiers de ces échanges étaient effectués avec Hong Kong, le deuxième partenaire commercial de la Chine, après les États-Unis. De toute évidence, Hong Kong représente simplement une escale pour les biens chinois qui sont ensuite réexportés vers d'autres marchés sans avoir été transformés. Les réexportations à partir de Hong Kong de biens en provenance de Chine totalisaient 150 milliards depuis les 12 derniers mois. Et quelles étaient leurs destinations principales ? Les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et les pays de la zone euro.

En conclusion, la demande occidentale reste le principal moteur de la croissance des exportations chinoises. Or, étant donné que la croissance économique des pays de la zone euro et du Japon est relativement faible, nous pensons que le ralentissement des dépenses de consommation des ménages américains aura un impact plus important que prévu sur l'économie chinoise.



Un budget de compromis

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

Faits saillants

  • Maintien d’un budget équilibré pour les six prochains exercices.
  • Prévision de croissance économique de 2,9% en 2005 et de 3,1% en 2006.
  • Maintien de l’objectif de réduction du ratio dette/PIB à 25% d’ici 10 ans (38,8% en 2004-05).
  • Avant le dépôt du budget, surplus de près de 10 milliards $ pour 2004-05, dont 3,6 milliards $ affectés aux soins de santé, 3,3 milliards $ à d’autres mesures et 3,0 milliards $ au remboursement de la dette.
  • Sur les cinq prochaines années, croissance moyenne des dépenses de 4,2%.
  • Économies de 11 milliards $ sur 5 ans découlant de gains d’efficience.
  • Hausse graduelle de la déduction personnelle de base, qui atteindra 10 000 $ en 2009.
  • Plafond des cotisations REER haussé de 1 000 $ par année pour atteindre 22 000 $ en 2009.
  • Élimination de la limite de 30% sur le contenu étranger dans les REER et les fonds de pension.
  • Majoration à 100 000 $ du montant des dépôts assuré par l’assurance-dépôts.
  • À compter de 2008, abaissement graduel du taux d’imposition des sociétés et élimination de la surtaxe des sociétés.
  • En 2006, taux des cotisations à l’assurance-emploi correspondant aux coûts prévus du régime.
  • À compter de 2006,hausse du Supplément de revenu garanti pour les aînés (2,7 milliards $ sur 5 ans).
  • Transferts aux villes et collectivités de 5 milliards $ sur 5 ans (600 millions $ en 2005-06).
  • Nouveaux crédits de 7 milliards $ pour la Défense sur 5 ans.
  • Engagement de 5 milliards $ pour une « initiative d’apprentissage et de garde des jeunes enfants ».
  • Hausse de 3,4 milliards $ sur 5 ans de l’aide internationale.
  • Fonds nouveaux de plus de 3 milliards $ pour l’environnement et le changement climatique.

Opinion

Ce budget 2005 du ministre Goodale est assez conforme à la dernière plate-forme électorale du parti libéral et, à ce titre, ne comporte que fort peu de baisses d’impôt. Qui plus est, on peut aussi y déceler quelques mesures faisant partie des listes d’épicerie de certains partis de l’opposition pour s’assurer d’obtenir leur vote de confiance. Reflet d’un gouvernement fédéral disposant d’une importante marge de manoeuvre financière, ses dépenses de programmes enregistreront un bond de 11,8% pour l’année en cours. Cette hausse est attribuable en bonne partie à l’imputation dès cette année de dépenses atteignant près de 7 milliards $, montants à être versés avant le 31 mars dans des fonds en fiducie. Du même coup, le surplus potentiel de 10 milliards $ qui aurait été enregistré cette année sera ramené à 3 milliards $, soit l’équivalent du montant de la réserve pour éventualités. Notons néanmoins que sans ces affectations de dernière minute, le taux de croissance des dépenses de programmes (excluant le service de la dette) aurait tout de même atteint près de 7%, soit largement au-delà du rythme de croissance du PIB nominal (+6,1%).

Bien qu’on ne retrouve que peu de mesures destinées à réduire le fardeau fiscal des individus, l’augmentation du plafond de la contribution aux REER et l’élimination de la limite de 30% pour le contenu étranger devraient être bien accueillies par les investisseurs. Même si certains pourraient craindre un impact négatif sur le dollar canadien de l’élimination de la limite de 30%, l’effet devrait être limité, du moins à court terme. En effet, les investisseurs institutionnels avaient déjà la possibilité d’excéder cette limite via l’usage des produits dérivés. Même si a priori l’impact pourrait être plus grand (toute proportion gardée) du coté des particuliers, il serait surprenant que ceux-ci utilisent de façon agressive cette marge de manoeuvre supplémentaire puisqu’ils étaient déjà bien en deçà de l’ancienne limite permise.

Cependant, à moyen terme, les caisses de retraite pourraient revoir leurs politiques de placement. Cet exercice aura vraisemblablement un impact important sur les flux de capitaux au sein des marchés financier canadiens. Le ministre vient donc d’ouvrir la porte à une gestion sans contrainte régionale de la gestion des portefeuilles. Dans ce contexte, même les grandes capitalisations canadiennes dans les secteurs financiers et des ressources devront faire face à une compétition accrue pour l’épargne domestique.

Du côté des entreprises, l’élimination de la surtaxe et la réduction du taux d’impôt général de 21% à 19% pour préserver la compétitivité fiscale sont des gestes positifs mais leur mise en application tardive (vers 2008) seront mal accueillies. Quant aux mesures destinées à améliorer la productivité canadienne, il faudra attendre à un prochain budget.

En terminant, l’élément le plus favorable que nous retrouvons dans ce budget a trait à l’engagement du ministre des finances de réduire le ratio d’endettement pour atteindre 25% dans 10 ans (réduction de 68,4% à 38,8% depuis 10 ans). En utilisant des hypothèses économiques conservatrices (autour de 3% sur 4 ans) et en maintenant sa réserve pour éventualités de 3 milliards $ par année (en sus des provisions pour prudence économique), le ministre est pratiquement assuré de rester en surplus budgétaire pour encore plusieurs années, un élément devant permettre de maintenir des taux d’intérêt à long terme très faibles au Canada.

En 7 ans, la marge de manoeuvre canalisée dans des dépenses de programmes directs.



Les petits entrepreneurs n'épargnent pas assez

par Rudy Le Cours
La Presse

Plus ils sont jeunes et plus ils rêvent d'une retraite hâtive. Plus ils vieillissent et plus ils se rendent compte qu'ils devront travailler longtemps, très longtemps. Les petits entrepreneurs et travailleurs autonomes canadiens ne préparent pas bien leur retraite. Pourtant, d'ici 2020, ils seront 1,25 million à avoir atteint l'âge où vient le temps de passer le relais.

« Plusieurs s'imaginent que leur caisse de retraite, c'est leur fonds de commerce. Or, les entreprises n'ont pas toutes une valeur de revente », fait remarquer Rob Paterson, premier vice-président, services bancaires à la PME, à la CIBC.

La banque vient de publier une étude en se basant à la fois sur les données d'un sondage mené auprès de 1 829 propriétaires de PME, choisis au hasard, et sur les données de Statistique Canada. La PME est ici définie comme une entreprise comptant de un à cinq employés dont le chiffre d'affaires est inférieur à 5 millions de dollars.

Selon Statistique Canada, il y en aurait environ 2,5 millions au pays quand on inclut les travailleurs autonomes qui se définissent comme entrepreneurs.

Du nombre, 500 000, soit 20%, prévoient prendre leur retraite d'ici cinq ans et 750 000 au cours de la décennie suivante, selon la projection des résultats du sondage.

Au Québec, la proportion atteint 17% d'ici la fin de la décennie, le pourcentage le plus faible au pays. « La concentration plus élevée d'entrepreneurs dans les entreprises de services et de technologie, moins exigeantes sur le plan physique, explique que ceux-ci ne soient pas pressés de prendre leur retraite », explique Benjamin Tal, économiste à la CIBC qui a analysé les résultats. Cela leur laissera sans doute un peu plus de temps pour épargner en vue de leur retraite.

Car là réside une des constatations les plus inquiétantes de l'enquête la majorité des entrepreneurs-traveilleurs autonomes ne cotisent pas le maximum auquel ils ont droit dans leur régime enregistré d'épargne-retraite (REER).

Les droits de cotisation au RÉER cumulatifs des travailleurs autonomes augmentent rapidement. Ils représentaient pas moins de 370 milliards de dollars en 2003.

On ne s'étonne plus dès lors de constater que l'âge moyen projeté pour leur retraite par les entrepreneurs soit de 54,3 ans quand ils ont de 18 à 34 ans, mais qu'il bondit à 64,3 ans chez les 55-64 ans, et atteint même 74,4 ans chez les 65 ans et plus.

Le sondage montre aussi que, plus on est jeunes et plus on s'imagine tirer une partie élevée de ses revenus de retraite de la revente de son entreprise. Les 18-34 ans pensent que 35,7% de leur âge d'or sera ainsi assuré alors que les 55-61 ans prévoient que seulement 26 de leurs revenus de retraite viendront de cette transaction.

« Cela traduit probablement des attentes irréalistes des jeunes entrepreneurs canadiens concernant la valeur éventuelle de leur entreprise », opine M. Tal.

Ainsi, un photographe pigiste qui veut vendre sa clientèle aura sans doute plus de difficultés à trouver preneur qu'un aubergiste qui veut céder propriété et permis.

Il importe alors de préparer de longue date la succession dans son entreprise, rappelle M. Paterson. Un photographe qui forme patiemment son fils ou sa fille pourra peut-être mieux réussir à transférer son entreprise que celui qui pose une pancarte « À vendre » devant son studio.

C'est donc dire que les conseillers financiers feront de bonnes affaires au cours des prochaines années. Les intermédiaires dans la vente d'entreprise aussi. Si la moitié des entrepreneurs et travailleurs autonomes prennent leur retraite d'ici 15 ans, cela signifie que c'est 1200 milliards (1,2 billion) en valeur d'actifs qui changera de mains au Canada.

Quel que soit leur parcours, les entrepreneurs ont tout intérêt à cotiser à leur REER. Mince consolation, les Québécois sont les seuls qui ont améliore leur situation à cet égard entre 1999 et 2002. Le montant médian de leurs droits de cotisations inutilisés s'élève tout de même encore à 18 368$. C'est mieux que la médiane canadienne de 19 186$ mais encore loin des 16 261$ de la Saskatchewan.



Les ménages canadiens ont moins souffert de l’éclatement de la bulle des technos que leurs homologues américains

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

Depuis quelques mois, les analystes font souvent référence au niveau d’endettement record des ménages américains. Nombre d’entre eux avancent qu’un tel niveau d’endettement est insoutenable et qu’il met en péril la croissance économique future. Nous ne sommes pas de cet avis. En effet, s’il est vrai que les Américains ont eu énormément recours au crédit ces derniers trimestres, ils ne l’ont pas fait seulement pour augmenter leurs dépenses de consommation, mais aussi pour devenir propriétaires de biens immobiliers. Compte tenu de l’augmentation de la valeur de ces biens, la valeur nette des ménages américains est en constante progression depuis la fin 2002, et ce malgré un endettement supérieur.

Ce type d’analyse du bilan des ménages est intéressant, car il est centré sur la valeur nette du patrimoine et tient compte de la valeur des biens au prix du marché, et non à leur valeur comptable. Jusqu’à tout récemment, une analyse de ce genre ne pouvait être effectuée qu’aux États-Unis, car Statistique Canada ne présentait que la valeur comptable des actifs financiers des ménages. Cependant, ce n’est plus le cas. Depuis juin 2004, la valeur au marché des actifs financiers des ménages canadiens est maintenant disponible. On peut remarquer que la dette des ménages canadiens a atteint un nouveau record au troisième trimestre. Elle représente maintenant 1,2 fois leur revenu disponible et continue d’être plus élevée que celle de leur homologues américains. Cependant, comme nous l’avons mentionné au début de cette chronique, le seul ratio d’endettement ne permet pas de brosser un portrait juste du bilan des ménages. C’est pourquoi nous préférons utiliser le concept de la valeur nette. Or, la valeur nette des ménages canadiens représente 5,9 fois leur revenu personnel, ce qui constitue presque un record. En comparaison, ce ratio est 5,4 fois pour leurs homologues américains. Le niveau plus élevé au Canada s’explique en partie par le fait que la destruction de richesse a été relativement plus importante aux États-Unis lors de l’éclatement de la bulle des technos. En effet, au paroxysme de la bulle, les actifs financiers représentaient 71% des actifs totaux des Américains comparativement à 63% pour les Canadiens. La santé du bilan des ménages canadiens, conjuguée à un environnement de taux d’intérêt bas, devrait soutenir le secteur de la consommation au cours des prochains mois.



Perspectives économiques et financières

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

Économie

Depuis que le baril de WTI a franchi la barre des US$50, la plupart des observateurs ont révisé à la baisse leur prévision d'expansion mondiale. Le FMI prévoit que la croissance de 5,0% en 2004 - la plus forte en 30 ans - sera suivie d'une hausse de 4,3% en 2005. Tous les éléments sont en place pour une décélération, mais sa vigueur dépendra beaucoup de la politique monétaire du G7 et de l'évolution économique de la Chine.

Aux États-Unis, la montée en flèche de la facture énergétique sera compensée par un effet de richesse dû à l'augmentation des prix des maisons et aux refinancements hypothécaires depuis 2001. La dépréciation du billet vert, sur fond de stocks faibles et de rebondissement des dépenses d'investissement, pourrait permettre une croissance de 3,3% en 2005 (4,3% en 2004).

Le marché du travail canadien continue de surprendre avec une hausse de 230,000 emplois à plein temps depuis le début de l'année. Même si les usines ont comprimé leurs effectifs, l'explosion de la construction domiciliaire et du commerce de détail s'est conjuguée à d'autres secteurs de service pour pousser le ratio emplois/population à un niveau record. Les chiffres du commerce extérieur qui reflètent une économie mondiale robuste continuent d'impressionner malgré l'ascension du huard. À supposer que le budget du gouvernement minoritaire soit beaucoup plus souple le printemps prochain, l'économie canadienne accélérera probablement au cours des prochains trimestres pour gagner 3,3% en 2005, comparativement à environ 3,0% en 2004.

Taux d'intérêt

Le prix du pétrole déterminera probablement le cours de la politique monétaire du G7 au cours des prochains mois. Les banques centrales, persuadées depuis les années 1970 qu'un choc pétrolier doit plus être considéré comme une taxe sur la consommation que comme une menace inflationniste, agiront probablement de manière très décidée dans la réduction des mesures monétaires de relance. D'autre part, une baisse en 2005 des prix du pétrole qui se rapprocheraient de notre scénario de base (WTI à US$35-37) motiverait une hausse plus forte que prévue du loyer de l'argent. Notre objectif pour la fin 2005 pour les taux à court terme est de 3,50% des deux côtés de la frontière. Pour les obligations du Trésor de 10 ans américaines, des événements récents nous ont portés à réduire à la baisse notre objectif à 12 mois de 5,30% à 5,00%. L'écart actuel d'un demi-point en faveur du Canada devrait se dissiper graduellement pour céder la place à la parité, avec l'appréciation du huard.

Nous continuons de croire que le dérapage du dollar américain est loin d'être terminé puisque aucun indice de renversement du déficit du compte courant ne se manifeste encore. Le huard a gagné près de 10% depuis l'élection en juin d'un gouvernement minoritaire, soit la meilleure performance de toutes les grandes devises par rapport au dollar US. Notre objectif à 12 mois reste inchangé à 85 cents US (1,18 CAD/USD).

Marché boursier et répartition de l'actif

Le rendement de 6,4% de l'indice S&P/TSX depuis le début de l'année éclipse celui des grands indices américains. Nous pensons que les actions canadiennes continueront de dépasser les américaines. Chacun des 10 secteurs du S&P/TSX devrait surclasser son équivalent américain en termes de croissance du bénéfice. La fiabilité de ce consensus est accrue par des révisions pratiquement continuellement à la hausse depuis 12 mois. En outre, la croissance plus forte prévue n'a pas encore été entièrement intégrée dans les prix des actions. Le marché canadien et la plupart de ses secteurs se négocient à des ratios C/B prévisionnels semblables ou inférieurs à ceux de leurs équivalents américains. Nous continuons de penser que les actions sont la meilleure catégorie d'actifs et que les sociétés canadiennes dépasseront les américaines. D'où notre recommandation de très faible pondération d'actions américaines (7,5%) et notre surpondération d'actions canadiennes (30%). Notre objectif à 12 mois reste inchangé à 9500 pour le S&P/TSX sur la base de bénéfices de 600.



Les cours du pétrole : pas encore assez prononcés pour vraiment troubler l'économie américaine

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

Des données tout juste publiées par le Bureau of Economic Analysis indiquent que la part du revenu disponible des ménages américains consacrée à l'essence a atteint au deuxième trimestre son sommet en 15 ans, en franchissant le cap des 2,7 %. Il ne fait aucun doute que les cours élevés du pétrole ont un effet de ralentissement sur l'économie (le FMI considère même d'office que chaque hausse permanente de 10 $ du baril de brut entraîne l'année d'après une baisse d'environ 0,8 point de la croissance économique américaine). Cependant, pour l'heure, la situation n'a pas atteint un stade suffisant grave pour mettre l'économie américaine sans dessus dessous. D'abord, la facture énergétique totale des consommateurs américains — qui comprend aussi bien le pétrole que l'électricité et le gaz naturel — reste relativement peu élevée lorsqu'on la compare aux valeurs historiques et, à vrai dire, elle n'est même pas plus élevée qu'en 2000. Ensuite, les cours actuels du pétrole restent encore bien en deçà des niveaux qui avaient sévi dans des épisodes antérieurs de perturbation de l'offre, une fois qu'on tient compte de l'inflation. Enfin, et surtout, la politique monétaire reste largement pro-croissance — ce qui se démarque des chocs pétroliers antérieurs, où l'inflation de base galopante avait forcé les autorités monétaires à se montrer plus restrictives. Or, compte tenu d'un taux d'inflation de base des prix à la consommation qui, en juin, se situait toujours à un modeste 1,5 % sur 12 mois, la Réserve fédérale a encore suffisamment de marge de manoeuvre pour avancer encore avec circonspection avant de retirer tout stimulus.

Le fait que les autorités monétaires puissent ainsi encaisser sans trop de mal la hausse des prix du pétrole en relevant avec modération leurs taux d'intérêt est une bonne nouvelle pour l'économie mondiale, parce que la demande élevée de pétrole va sûrement maintenir les prix élevés dans un avenir prévisible. En juillet, l'OPEP a eu beau avoir annoncé qu'elle ne voulait pas voir les cours du pétrole grimper davantage, et que ses membres avaient l'intention d'investir pour étendre leur capacité de l'ordre de 2,5 à 3 millions de barils par jour. Comme on peut le voir, cet engagement de la part du cartel s'est produit au moment même où son excédent de capacité s'était déjà résorbé, si l'on en croit l'Agence internationale de l'énergie. Et vu que la nouvelle production annoncée ne devrait pas atteindre les marchés avant la fin de l'année prochaine, il est peu probable que cette annonce de l'OPEP ait des effets immédiats sur les prix du pétrole - à plus forte raison dans le contexte actuel d'une demande mondiale élevée, conjuguée à des tensions géopolitiques et à l'incertitude engendrée par le différend opposant actuellement le gouvernement russe à Yukos, le plus grand exportateur de pétrole du pays.



Perspective du dollar US

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

À l'aube d'une hausse des taux de la part de la FED, le billet vert a connu, en mai, sa plus forte poussée mensuelle en près de quatre ans. Certains ont avancé qu'il s'appréciera encore tant que la Fed majorera les taux. Toutefois, un durcissement monétaire ne se traduit pas toujours par une appréciation de la devise.

En effet, en 1993, le dollar US avait gagné 7% sur le mark et 5% sur le yen en prévision d'un resserrement. Mais, dès les premières hausses de la Fed en février 1994, il avait amorcé une glissade. Au début de 1995, malgré une majoration de 300 points de base du taux cible des fonds fédéraux, le dollar avait cédé 15% à la monnaie allemande et 12% à la devise nipponne. La dépréciation du billet vert avait été source de frustration pour la Fed dans le courant de 1994 et poussé les autorités américaines à faire de nombreuses interventions sur les marchés des changes.

L'état des finances publiques américaines, avec leur double déficit, n'est pas le seul phénomène à brouiller notre vision du billet vert : il y a aussi le fait que les banques centrales étrangères ont accumulé, ces derniers mois, des actifs en dollars US bien au-delà de ce que justifient les volumes des échanges commerciaux. Fin 2002 (dernières statistiques sur le sujet) environ la moitié des avoirs privés transfrontaliers et 64,5% des réserves de change des banques centrales étaient en dollars américains, l'euro venant en second plan pour les réserves, avec 18,7%.

La part du billet vert dans les réserves a sûrement encore beaucoup monté puisque les banques centrales ont acquis un record d'actifs américains en 2003. Aussi pensons-nous qu'un rééquilibrage des avoirs maintiendra la devise américaine sous pression pendant l'année à venir.



Hedges Funds : la Caisse embarque, pourquoi pas vous ?

par Michel Girard
Finances personnelles, La Presse

Le petit investisseur devrait-il investir dans les fonds de couverture, communément appelés hedge funds. ou fonds de stratégies alternatives ? S'il y a un véhicule de placement qui gagne en popularité c'est bien le hedge fund. Ce véhicule est devenu un outil indispensable pour aider les gestionnaires de portefeuille de fonds communs et de caisses de retraite à diminuer le niveau de risque tout en optimisant le rendement des portefeuilles sous gestion.

Il y a une dizaine d'années, selon l'hebdomadaire américain Barrons, le nombre de fonds de couverture s'élevait à environ 1 600, avec un actif sous les 100 milliards US. Aujourd'hui, le nombre de hedge funds tourne autour de 6 400 et l'actif sous gestion s'élève à 725 milliards US. On se retrouve donc avec quatre fois plus de fonds de couverture et sept fois plus de capital investi.

Et ce n'est pas fini, cette croissance des hedge funds, loin de là. Des spécialistes prédisent que les caisses de retraite vont y faire appel de plus en plus au cours des prochaines années.

Pourquoi ? Parce que les hedge funds procurent aux gestionnaires des caisses de retraite un outil de placement qui leur permet, dans un premier temps, de se protéger contre la grande volatilité des marchés boursiers, et dans un deuxième temps, d'optimiser le rendement des portefeuilles.

Pour vous montrer à quel point l'avenir s'annonce prometteur pour les fonds de couverture, le grand patron de la firme J.P. Morgan Alternative Asset Management, Joël Katzman, prévoit que l'actif des fonds de couverture devrait surpasser d'ici 15 ans l'actif des fonds communs de placement et ce grâce aux investissements massifs des caisses de retraite dans les hedge funds.

En ce moment, les caisses de retraite américaines détiennent à elles seules un actif global évalué à environ 5 000 milliards US.

La Caisse

Prenons « notre » Caisse de dépôt et placement du Québec. Le président de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, a clairement laissé entendre lors de la présentation des résultats de l'année 2003 que les fonds de couverture allaient occuper une place de plus en plus Importante dans la gestion quotidienne des portefeuilles de la Caisse. D'ailleurs, la Caisse possède déjà un portefeuille d'unités de participation de fonds de couverture assez costaud, son actif atteignant les 954 millions en date du 31 décembre dernier. Ce portefeuille a été créé le 1er avril 2003. Il a rapporté un rendement de 11,2 % lors de la période des neuf mois qui a pris fin le 31 décembre dernier.

En 2004, indique-t-on dans le rapport annuel de la Caisse, l'équipe de gestion de ce portefeuille verra au développement de ses fonds de fonds et ce « en poursuivant la recherche de gestionnaires externes prometteurs et en veillant à intégrer à l'interne les meilleures pratiques » de l'industrie.

L'équipe responsable du portefeuille de couverture de la Caisse joue un rôle « d'allocateur d'actifs » auprès d'une brochette de gestionnaires de fonds de couverture externes regroupés au sein (le quatre fonds de fonds, question d'assurer une diversification sur tous les plans, de miser sur le potentiel de rendement élevé des fonds de couverture individuels et d'exercer un meilleur contrôle des risques.

Voici les quatre fonds de fonds de couverture de la Caisse :

  • le Fonds Multi-Stratégies regroupe des fonds qui privilégient l'arbitrage de titres convertibles, de titres de revenu fixe, des fusions, des acquisitions;
  • le Fonds Opportuniste mise sur les positions « acheteur/vendeur à découvert » à l'endroit des titres Inscrits en Bourse;
  • le Fonds Global Macro effectue des opérations sur les taux et les devises par l'entremise de produits dérivés, l'objectif étant d'anticiper l'impact des événements macro-économiques susceptibles d'influencer ces marchés;
  • le Fonds Stratégique essaie de profiter du rendement potentiel des fonds de fonds dans lesquels il investit.

Et vous ?

Faites-vous partie des petits investisseurs qui souhaitent tenter sa chance du côté des fonds de couverture ?

Les familles de fonds communs de placement offrent présentement quelque 90 fonds spécialisés dans les stratégies alternatives ou hedge funds. C'est trois fois plus qu'il y a à peine trois ans et six fois plus que le nombre de fonds offerts il y a cinq ans.

Voici une brève liste des « meilleurs » fonds de couverture sur une période de quelques années, accompagnés du rendement annuel à partir de 2003 et des années précédentes.

  • Adaly Opportunity : +43,9%;+16,5%; +21,2; +56,4
  • BluMont Opportunity : +20,9%; -0,5%; +26,4
  • Goodwood Fond A : +30,5; -18,5%; +25,0%; +51,4%; +50,1
  • Hillsdale Canadian Hedge : +26,7%; -1,1%; +6,4%; +33,4
  • Perform Market Neutral : +30,2%; +13,9%; +12,9
  • Spott Hedge Fund : -5,8%; +74,0%; +64,2
  • Vertex Fund : +48,9%; -2,4%; +7,4%; +39,9%; +69,3

Il y a une autre solution : acheter des parts du Billet Ex-Tra, lequel est lié au programme Multi-Stratégies de la Banque Nationale. Ce Billet « Ex-Tra » existe depuis 1996. Contrairement aux autres billets liés à des produits financiers, le Billet Ex-Tra ne bénéficie pas d'une protection de capital. Mais, il est protégé contre les fluctuations de change.

Depuis sa création, le Billet Ex-tra a rapporté, en date du 27 février dernier, un rendement annualisé de 11,23 %. Voici les rendements annuels des sept années complétées : 2003 (+12,3 %); 2002 (+0,80 %); 2001 (-0,54 %); 2000 (+21,34 %); 1999 (+8,55 %); 1998 (+14,47 %); 1997 (+19,42 %).

Principales caractéristiques du Billet Ex-Tra :

  • le portefeuille du billet est réparti dans diverses stratégies financières le capital sous gestion (1,3 milliard) est distribué entre les mains de 26 négociateurs externes;
  • le billet est négociable sur un marché secondaire maintenu par la Financière Banque Nationale;
  • même si le capital est investi dans des placements étrangers, le billet est admissibles à 100 % au RÉER, REEE, FERR.

Si cela petit rassurer certains investisseurs, sachez que la Banque Nationale est elle-même un des gros investisseurs qui détient une importante position dans les parts dans le Billet Ex-Tra. La Banque a donc avantage à ce que le Billet rapporte le meilleur rendement possible.



Hausse du plafond de cotisation à un RER

Bonne nouvelle : les plafonds de cotisation RER sont relevés.

Si vous avez un revenu élevé et que vous utilisez généralement la totalité de votre marge de cotisation RER, vous pouvez maintenant y verser 2 000$ de plus par année. Le plafond de cotisation à un RER a été relevé dans le budget fédéral de 2003 : il est passé de 13 500$ à 14 500$ pour 2003 et à 15 500 $ pour 2004.

L'augmentation ne s'arrête pas là : le plafond passera à 16 500$ pour 2005 et à 18 000$ pour 2006. Par la suite, il sera relevé en fonction de la croissance du salaire moyen au pays.

Cette mesure ne s'applique évidemment que si votre marge de cotisation, basée sur votre revenu de l'année précédente, vous autorise à cotiser jusqu'à hauteur du plafond prescrit, tel que l'indique le tableau ci-dessous. Si votre salaire est inférieur au salaire indiqué, votre limite de cotisation équivaut toujours à 18 de votre revenu de l'année précédente. En outre, quel que soit votre revenu, si vous participez à un régime de retraite ou à un régime de participation différée aux bénéfices (RPDB), votre marge de cotisation est réduite en fonction du « facteur d'équivalence », qui correspond à la valeur des bénéfices accumulés dans le régime pour l'année écoulée.

Si vous pouvez profiter de la hausse du plafond de cotisation, vous aurez possiblement droit à une plus grande économie d'impôt et, surtout, vous aurez accès à une plus grande croissance de votre épargne-retraite. Vous trouverez dans le tableau ci-dessous l'incidence de cette mesure après 20 ans pour une personne qui ne participe pas au régime de retraite d'un employeur ou à un RPDB et qui verse les cotisations maximales auxquelles elle a droit au début de chaque année.

Ces chiffres se fondent sur un taux de croissance annuel composé moyen de 8% et une augmentation de 1,5% du salaire annuel moyen. La personne qui aurait versé sa cotisation maximale selon les anciennes règles aurait versé 352 349$ en cotisations déductibles du revenu imposable et aurait accumulé 837 302$ après 20 ans, soit de 2004 à 2023. Dans le cadre des nouvelles règles, elle pourrait verser 400 809$ et accumuler 947 576$. Ainsi, avec une augmentation de 48 460$ de ses cotisations, elle pourrait ajouter 110 274$ à son capital de retraite, et ce, sans compter la valeur des déductions fiscales liées aux cotisations.

Vous manquez d'argent pour cotiser à votre RER ? Ne passez pas à côté de cette belle occasion : informez-vous sur nos prêts RER assortis d'un taux privilégié, auprès de votre conseiller en placement de la Financière Banque Nationale.



Bénéfices : de nouveau une croissance à deux chiffres en 2004 ?

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

L'an dernier, les actions canadiennes avaient le vent en poupe : elles ont augmenté de près de 25%. L'augmentation était généralisée puisque tous les secteurs ont progressé, réalisant un exploit qu'on n'avait pas vu depuis 1996. En d'autres termes, les investisseurs ont gagné de l'argent l'an dernier sans égard aux secteurs qu'ils avaient choisis. Mais il est peu probable que l'histoire se répète - cela ne s'est jamais produit deux années de suite. Par conséquent, la rotation sectorielle et la sélection judicieuse des titres seront plus importantes en 2004.

Les perspectives de bénéfice restent très positives au début de la nouvelle année. Au Canada, les prévisions de bénéfice se situent à 20 %. Aux États-Unis, les estimations américaines compilées par First Call révèlent que les analystes s'attendent à une croissance des bénéfices de 12,8 % en 2004 pour le S&P 500. Sur une base sectorielle, les résultats devraient différer nettement par rapport à 2003. Comme le graphique de cette semaine l'indique, les secteurs cycliques comme ceux des matériaux (+49 %), des transports (+38 %) et de la technologie (+33 %) devraient prendre la tête en 2004 avec une croissance des bénéfices de plus de 30 %. À l'autre extrémité du spectre, l'énergie devrait enregistrer la plus mauvaise performance en 2004 avec une baisse des bénéfices de 15 %. Comme on le voit, ce secteur a été un des plus performants en 2003 et a affiché un bond des bénéfices de 58 %.

Conclusion

L'an dernier, il suffisait d'investir à la bourse pour dégager un profit. En 2004, ce sont les investisseurs qui sauront choisir judicieusement sur le marché des actions qui y gagneront. Nous restons fidèles à nos deux thèmes d'investissement pour 2004. Premièrement, les titres liés aux matières premières continueront de bénéficier de l'accélération économique mondiale. Nous croyons que le marché haussier des matériaux de base marque plus une tendance lourde qu'une tendance cyclique comme ce que nous avons vu au cours des 20 dernières années. Enfin, les sociétés qui bénéficieront d'un dollar fort comme les importateurs nets, les entreprises utilisant beaucoup de TI et les sociétés ayant des titres d'emprunt en dollars US devraient être surpondérées. Nous apprécions particulièrement les industries qui importent leur technologie - radiodiffuseurs, câblodistributeurs, sociétés de télécommunications et dans une certaine mesure les sociétés financières - parce qu'elles bénéficieront d'un renforcement du huard sur plusieurs fronts.



Pourrons-nous répéter le succès de 2003 ?

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

À l'heure des bilans de 2003, les indices boursiers nord-américains afficheront un renversement de leurs tendances. Après trois années successives de rendements négatifs, les marchés boursiers ont rebondi en 2003. L'an dernier en décembre, la confiance des investisseurs était très faible. Deux mois auparavant, en octobre 2002, les marchés boursiers nord-américains avaient touché leur niveau le plus bas en cinq ans. De plus, la probabilité d'une guerre en Irak augmentait de jour en jour, les États-Unis accusant Bagdad de manquements graves à la résolution de l'ONU.

Toutefois, le marché boursier a réussi à grimper de près de 20 % en 2003, à la fois au Canada et aux États-Unis. En outre, le mouvement était généralisé puisque neuf secteurs sur dix présentent une hausse de ce côté-ci de la frontière. Qu'est-ce qui a motivé cette reprise et pourrons-nous réitérer ce succès en 2004 ?

Nous croyons que les caractéristiques fondamentales qui ont stimulé les marchés boursiers en 2003 sont encore présentes à la fin de l'année.

Il reste encore assez d'argent inemployé pour soutenir une nouvelle hausse sur le marché. Mais,la détérioration des perspectives du dollar US et la hausse prévue des rendements sur les marchés d'outre-mer pourraient détourner les investisseurs des marchés boursiers américains.

L'amélioration de l'emploi aux États-Unis ralentira la croissance des bénéfices. Avec des effectifs plus importants pour satisfaire les commandes, la croissance des bénéfices pourrait ralentir comme ce fut le cas dans le passé.

Les marchés boursiers nord-américains sont moins sous-évalués aujourd'hui qu'ils l'étaient il y a un an. Après une augmentation de 20 %, on ne s'attendait pas à autre chose. À l'avenir, les gains ne devraient pas être aussi spectaculaires que l'an dernier. Les marchés financiers pourraient évoluer dans une fourchette de négociation étroite en 2004. La reprise économique mondiale synchronisée combinée à l'essor chinois pourrait pousser les titres reliés aux matières premières dans un nouveau cycle haussier à long terme.

Conclusion : Les perspectives pour les niveaux de liquidité, la croissance des bénéfices et les taux d'intérêt ainsi que les niveaux d'évaluation sont maintenant moins intéressantes qu'elles l'étaient il y a un an. Toutefois, nous croyons qu'il est possible que la croissance des bénéfices puisse être plus importante que prévu. Nos objectifs pour la fin de 2004 sont donc portés de 1100 à 1150 pour l'indice S&P/500 et de 8200 à 8500 pour l'indice S&P/TSX. Ces niveaux impliquent que les marchés boursiers rapporteront 7 à 10 % l'an prochain, y compris les dividendes.



Planification de fin d'année - 2003

La liste de vérification suivante a été compilée afin de vous aider à planifier votre fin d'année fiscale en ce qui concerne vos investissements.

  • Taxe sur le capital - Si vous exploitez une entreprise et que vous avez des liquidités et placements temporaires, considérer la possibilités de réduire la taxe sur le capital fédéral et des provinces en investissant dans des titres qui se qualifient comme placements admissibles en réduction du capital.
  • Gains en capital ou dividendes - Le taux d'inclusion du gain en capital étant de 50 %, envisagez les placements qui génèrent des gains en capital plutôt que des dividendes.
  • Pertes en capital accumulées - Vendez des titres ayant des pertes accumulées avant la fin de l'année pour neutraliser les gains en capital réalisés en cours de l'année écoulée ou des trois années précédentes. Attention aux règles sur les pertes apparentes si vous, ou une personne affiliée faites une réquisition de biens identiques.
  • Gains en capital accumulés - Reportez à 2004 la vente de titres ou d'autres actifs ayant des gains accumulés.
  • Dernier jour de négociation à la Bourse - Tenez compte du fait que le 24 décembre est le dernier jour où une transaction sur une valeur autre qu'une option, effectuée à une Bourse de valeurs canadienne, sera considérée (aux fins de l'impôt) comme une opération réalisée en 2003. La date peut être différente pour les Bourses étrangères. Pour les bourses américaines en particulier, le 26 décembre est le dernier jour.
  • Fonds commun de placement - Reportez en janvier 2004 l'achat de fonds commun de placement pour que l'on ne vous attribue pas de revenu imposable pour 2003.
  • Déductibilité des intérêts - Remboursez les emprunts dont les intérêts sont non déductibles avant ceux sont les intérêts sont déductibles.
  • Dons de titres - Plutôt que de faire un don de bienfaisance et de vendre des titres ayant un gain en capital accumulé, envisagez de donner les titres à titre de dons de bienfaisance à cause de leur traitement préférentiel. Un traitement préférentiel s'applique aussi aux titres acquis lors de la levée d'options d'achat d'actions accordées aux employés.
  • Régime d'épagne-retraite - Profitez des plafonds de cotisations plus élevés
2003 2004
Régime d'épargne-retraite (RER) 14 500 $ 15 500 $
Régime de pension agréé à cotisations déterminées
(RPA)
15 500 $ 16 500 $
Régime des participations différées aux bénéfices
(RPDB)
7 750 $ 8 250 $
  • Fractionnement du revenu - Le fractionnement du revenu est avantageux si vous avez des liquidités excédentaires à investir et que votre conjoint ou enfant se situe dans une fourchette d'imposition inférieure à la votre. Les stratégies de planification qui prévoient un prêt à un membre de la famille devraient être mises en place avant le 1er janvier 2004 pour bénéficier des bas taux d'intérêt prescrits.
  • Régime d'épagne-études (RÉÉ) - Cotisez à un RÉÉ pour votre enfant.
  • Abris fiscaux - Si vous avez un taux d'imposition élevé, vous pouvez considérer l'investissement dans des abris fiscaux afin de bénéficier d'allégements fiscaux. Attention à l'application de l'impôt minimum de remplacement.
  • Fiducies non testamentaires - Si vous avez atteint un âge mature et disposez de liquidités importantes, vous pouvez considérer la création d'un fiducie non testamentaire dans un but de planification successorale.
  • Votre RER - Si vous atteignez l'âge de 69 ans en 2003, vous devez liquider votre RER avant la fin de l'année. Vous pouvez
    - Contribuer à votre RER jusqu'au 31 décembre 2003;
    - Si vous avez encore des droits de cotisation inutilisés à un RER ou un revenu gagné durant l'année précédente, contribuer (avant l'échéance habituelle du 29 février 2004) au RER de votre conjoint jusqu'à la fin de l'année où celui-ci atteint l'âge de 69 ans;
    - Transférer les fonds de votre RER dans le fonds de revenu de retraite (FRR);
    - Cotiser pour 2004 avant le 31 décembre 2003.
  • Exigences de déclaration des placements étrangers - Examinez votre portefeuille de placements étrangers pour déterminer si vous avez une obligation de déclaration. Les particuliers, les sociétés, les fiducies et les sociétés de personnes qui sont propriétaires de biens étrangers dont le coût total dépassait 100 000$, à quelque moment au cours de l'année, sont tenus de produire le formulaire T1135. D'autres formulaires pourraient aussi être requis (T1134-A, T1134-B, T1141, T1142).
  • RER, FRR, REE, RPA et RPDB de citoyens et résidents américains - Si vous êtes un citoyen américain, un détenteur d'une carte verte ou un étranger résident et bénéficiaire d'un RER, FRR, REE, RPA, ou RPDB, contactez votre conseiller fiscal.
  • Revenu de source américaine - Si vous avez reçu un revenu provenant des É.-U. qui peut être assujetti à l'impôt fédéral ou d'État aux États-Unis (p. ex., un revenu d'emploi ou de profession indépendante gagné aux É.-U., un revenu ou perte provenant d'une participation dans une société en commandite américaine et un loyer de bien immeuble aux É.-U. incluant la location à court terme de résidences de vacances), consulter votre conseiller fiscal.
  • Droits successoraux aux É.-U. - Si votre patrimoine comprend des actions de sociétés américaines, des biens immobiliers aux É.-U., des titres de créances émis par des résidents américains, des participations dans des sociétés de personnes américaines, ou tout bien meuble situé aux É.-U, il se peut que vous soyez assujetti aux droits successoraux aux É.-U. Contactez votre conseiller fiscal et votre conseiller en placement pour en minimiser votre exposition.
  • Ce résumé a été inspiré par le Bulletin Fiscal de Price Waterhouse Coopers intitulé « Planification fiscale de fin d'année (2003) pour les particuliers et les entreprises exploitées par leur propriétaire » du 15 octobre 2003.



La Chine, une force avec laquelle il faut compter

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

Les prix des métaux grimpent en flèche. L'indice CRB des métaux a fait un bond formidable de 38,1 % depuis 12 mois, enregistrant la plus forte hausse en 12 ans (décembre 1987). Les signes d'une remontée économique cyclique mondiale prochaine exercent des pressions à la hausse sur les prix des marchandises. Cependant, les investisseurs doivent aussi tenir compte des pressions sur les prix provenant des importants changements structurels en Chine. Comme le graphique de cette semaine l'illustre, la part de la population urbaine en Chine est passée de 25 à 40 % en 15 ans seulement. Par comparaison, il a fallu aux États-Unis 30 ans pour atteindre ce niveau de développement entre 1870 et 1900. Comme on le voit ici, il reste un potentiel considérable d'accélération du taux d'urbanisation en Chine - qui n'est actuellement pas plus élevé que celui des États-Unis en 1900. Plus de 20 millions de personnes se précipitent vers les villes chinoises chaque année. Les besoins de nouvelles infrastructures en Chine continueront de soutenir le prix des métaux au cours des prochaines années.

Cependant, l'impact de l'essor économique chinois ne sera pas limité aux seules matières premières. Certains secteurs bénéficieront du changement, d'autres perdront des parts de marché. Les sociétés de transport maritime sont du côté des gagnants. Les données publiées plus tôt ce mois-ci ont indiqué une augmentation du déficit commercial américain qui atteint 152 milliards de dollars en septembre (base annualisée). La dépendance croissante des États-Unis à l'égard des importations chinoises est une aubaine pour le secteur du transport océanique. Selon le Bureau of Labor Statistics, l'indice des prix des navires océaniques entrants a grimpé à un niveau record au troisième trimestre. Cet indice traduit les changements de tarifs payés pour le transport de fret de pays étrangers vers les États-Unis par bateaux transocéaniques, quelle que soit la nationalité de l'expéditeur ou de l'armateur. L'essentiel des augmentations au troisième trimestre a encore été stimulé par une forte hausse de la demande sur des routes du Pacifique. Résultat : les prix du transport entrant de la côte ouest des États-Unis ont flambé de 35 % depuis un an.

Conclusion : Il est encore trop tôt pour définir comment l'essor chinois influera sur nos industries. Les ramifications de l'impact sont encore inconnues. Cependant, nous sommes à l'aise avec notre répartition des actifs actuelle qui surpondère les pays d'Europe, d'Asie et d'Extrême-Orient dans notre compartiment de placements à l'étranger autorisés de 30 %. Notre répartition d'actifs recommandée actuelle est la suivante : 30 % d'actions canadiennes, 25 d'obligations, 17,5 % d'actions EAEO, 12,5 d'actions américaines et 15 % de liquidités.

  • Source : Sylvain Marleau & Fidelity Investment



Assurance-vie

Si l’un des conjoints décède, quel montant d’assurance-vie vous permettra de maintenir le même niveau de vie ?

La plupart des gens ont de la difficulté à déterminer leurs besoins réels en assurance-vie. Combien nous faudrait-il pour survivre financièrement à un décès : 100 000$, 250 000$ ou davantage ?

Voici un cas fictif qui, j’espère, vous aidera à évaluer vos besoins.

Il s’agit d’un couple dans la trentaine, ayant deux enfants; le revenu annuel de monsieur est de 50 000$, celui de madame de 35 000$. Ils n’ont ni fonds de pension, ni RER, ni économies personnelles. Leur seule dette est l’hypothèque de la maison sur laquelle ils ont souscrit une assurance-vie.

À cette assurance s’ajoutent :

  • l’assurance-vie personnelle de monsieur : 100 000$
  • l’assurance-vie de son employeur : 75 000$
  • l’assurance-vie de madame pour décès du conjoint (assurance-employeur)  : 15 000$

Survient le décès de monsieur. Sa conjointe se retrouve avec son seul revenu (35 000$) plus la rente pour orphelins évaluée à environ 166$ par mois, par enfant de moins de 18 ans. Ce montant est insuffisant pour couvrir le remboursement des dettes (frais funéraires, cartes de crédit) et assurer le soutien financier familial jusqu’à sa retraite ( éducation des enfants, frais d’opérations, entretien de la résidence, automobile…). Pour compenser le revenu annuel de son conjoint et subvenir aux besoins familiaux, ils auraient dû souscrire une assurance-vie de 500 000$.

Il ne faut pas être alarmiste et il faut toujours tenir compte de nos capacités financières lorsque vient le temps d’adhérer à une police d’assurances. Toutefois, ce dont il faut surtout se rappeler, c’est que nous avons tendance à sous-évaluer nos besoins en assurance-vie.



L’union monétaire nord-américaine ?

De 1974 à aujourd’hui, le dollar canadien est passé de 1,04$ à près de 0,65$ US. Ce déclin fait entrevoir à plusieurs canadiens, la pertinence d’adopter le dollar américain comme monnaie officielle du Canada.

Monsieur Richard G. Harris, professeur d’économie à l’Université Simon Fraser (Colombie Britannique), est en accord avec l’union monétaire nord-américaine. Je vous présente ici les arguments qu’il soulève en faveur de cette orientation.

Dans un premier temps, il soutient que la participation à une union monétaire nord-américaine s’intègre logiquement aux tendances croissantes d’intégration économique continentale et mondiale.

La réticence du Canada à adhérer à cette union est souvent due à la crainte de renoncer à son indépendance monétaire, alors que l’on sait très bien que l’indépendance monétaire est très illusoire puisque les marchés internationaux dictent les taux d’intérêt et que l’intégration économique nord-américaine entraîne une harmonisation de l’inflation et des cycles commerciaux au Canada et aux États-Unis.

Si l’on considère que, depuis la signature de l’Accord de libre-échange, les exportations du Canada sont passées de 25% à plus de 40% du PIB et que 80% de ces exportations sont destinées aux États-Unis, il est clair que le commerce nord-sud dépasse le commerce sud-ouest.

La volatilité du dollar canadien représente un problème majeur pour l’économie. La fluctuation du taux de change donne lieu à des structures de coûts imprévisibles pour les entreprises canadiennes; comme elles fonctionnent de plus en plus en dollars américains, elles absorbent pratiquement tout le risque lié au taux de change. Qu’on le veuille ou non, il faut être conscient que la devise américaine est en passe de devenir la devise commerciale d’un large pan de l’économie. Le secteur privé utilise de plus en plus le dollar US, la plupart des dépôts bancaires au Canada sont déjà libellés en argent américain et une part croissante de la comptabilité du secteur privé est exprimée en dollar US.

L’union monétaire nécessiterait-elle aussi une harmonisation des politiques dans d’autres secteurs d’activités ? Selon M. Harris, la réponse est davantage reliée aux orientations politiques car, dans plusieurs secteurs, les décisions sont indépendantes du taux de change. Il faut se rappeler que c’est à l’époque où les taux de change étaient fixes que le Canada s’est forgé sa propre identité socio-économique (assurance-maladie, assurance-hospitalisation, péréquation, régimes de pension).

Selon l’auteur, l’union monétaire nord-américaine augmentera les chances de croissance économique soutenue au Canada tout en laissant une certaine latitude pour les innovations sociales.

Richard G. Harris apporte plusieurs autres arguments en faveur de l’adoption du dollar américain, je vous invite à visiter le site www.isuma.net/v01n01/harris/harris_f.shtml pour plus de renseignements.



Se peut-il que le nombre important de baby-boomers ait des répercussions sur le prix de vente de votre maison au cours des prochaines années ?

À première vue cela peut paraître improbable, mais plusieurs observateurs prédisent une chute des prix des résidences due au trop grand nombre de baby-boomers voulant vendre en même temps.

Le démographe David Foot et plusieurs autres chercheurs appuient cette hypothèse, affirmant qu’au regard de cette situation, le nombre potentiel d’acheteurs ne peut que diminuer ce qui entraînera inévitablement une chute des prix.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement a publié une étude réfutant ces allégations. Les auteurs de l’étude expliquent l’évolution du prix réel des logements au Canada, au cours de 40 dernières années, et ils constatent qu’il y a eu deux périodes de hausses importantes (1973-1975 et 1985-1989) et deux périodes de fortes diminutions (1980-1982 et 1990-1992). Leurs prédictions s’appuient aussi sur une étude qui prédisait que, durant les années 1990 à 2010, le prix réel des logements diminuerait de 47% (aux USA), en raison du vieillissement de la population, ce qui ne s’est pas encore produit. Ils affirment aussi que l’incidence démographique est compensée par une hausse du revenu réel et que les fluctuations des revenus réels et les taux d’intérêt ont davantage de répercussions sur la valeur des maisons que les changements démographiques.

Selon leur conclusion, le prix des logements ne diminuera pas au Canada au cours des prochaines années. L’affirmation selon laquelle les prix vont baisser devient concevable uniquement dans les provinces où la population diminuera considérablement dans les principaux groupes d’âge, au cours des 20 prochaines années, notamment dans les provinces de l’Atlantique et en Saskatchewan. Dans toutes les autres provinces, on prévoit un prix supérieur au prix actuel, particulièrement dans les provinces de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique qui connaîtront une forte croissance démographique.

  • Source : « Le point en recherche », série socio-économique, numéro 62 publié par la Société canadienne d’hypothèque et de logement. Vous pouvez consulter cet article à l’adresse Internet suivante : www.schl.ca.



Nouveau record : 6 291 170 canadiens ont contribué au RER en l’an 2000 !

Selon les données de déclarations de revenus des particuliers, près de 6,3 millions de canadiens ont versé, pour l’année 2000, des cotisations totalisant près de 29,3 milliards de dollars. Il s’agit de records tant au niveau du nombre de cotisants que du montant total cotisé.

Par contre, si l’on y regarde de plus près, est-ce que les cotisations sont suffisantes ?

34% des déclarants admissibles à des cotisations RER se sont effectivement prévalus de ce privilège; toutefois les cotisations totales n’ont représenté que 10% des montants de cotisation auxquels ils avaient droit. La moyenne de cotisation par déclarant est de 2 700$, un peu plus que la cotisation enregistrée pour l’année 1999.

Il est bon de rappeler qu’un investissement annuel de 3 000$, pendant 25 ans, à un taux d’intérêt de 8%, représente une somme finale de 220 000$. Un petit investissement pour un résultat impressionnant.

Par contre, il est aussi bon de rappeler qu’un couple dans la soixantaine, dont le revenu total annuel est de 70 000$ avant impôts, qui désire prendre sa retraite en 2002, devra avoir accumuler 500 000$ nets d’impôts. De ce constat, il est facile de déduire que, même ajoutée à la régie des rentes et à la sécurité du revenu, une cotisation annuelle de 2 700$ n’est pas suffisante pour aspirer à une retraite confortable. Ces personnes devront posséder d’autres sources de revenus tels un fonds de pension de l’employeur, un héritage…

Vous voyez qu’il ne faut pas attendre d’être au seuil de la retraite pour se préoccuper de sa sécurité financière. Cette étape se prépare tout au long de notre vie. Il est donc important d’évaluer dès maintenant vos revenus ainsi que vos besoins à la retraite et d’établir une planification financière en conséquence. Plus vous y pensez tôt, plus votre retraite sera dorée.

  • Source : Statistiques Canada, Le Quotidien, 28 novembre 2001



À la retraite, l’hypothèque inversée est-elle une bonne solution pour augmenter ses revenus ?

Devant la baisse des taux d’intérêt, plusieurs retraités voient leur capital s’effriter plus rapidement et, à cette étape de notre vie, les solutions pour augmenter les revenus ne sont pas nombreuses.

L’hypothèque inversée consiste à utiliser la valeur de la résidence familiale pour se procurer des liquidités, sans avoir à vendre ou à déménager.

Cette technique comporte deux volets. Le premier est l’hypothèque même qui fonctionne en sens contraire d’une hypothèque ordinaire. Vous empruntez sur la valeur de votre maison et le solde augmente jusqu’à votre décès, jusqu’à ce que vous quittiez la maison ou jusqu’à ce que le prêt arrive à échéance. Généralement, l’emprunt représente entre 10 à 40% de la valeur de votre maison.

Le deuxième volet est la rente, c’est-à-dire une rente que vous achetez avec le capital emprunté et qui vous assure un revenu régulier. Lorsque l’hypothèque arrive à échéance, vous devez rembourser l’emprunt, généralement en vendant la maison.

Cette façon de procéder présente toutefois quelques inconvénients. À titre d’exemple, une importante pénalité en intérêts est appliquée si vous désirez rembourser l’hypothèque avant échéance; vous constaterez alors que les intérêts de cette hypothèque ont diminué considérablement le capital de votre maison.

L’hypothèque inversée devrait représentée votre dernier recours. Cette technique n’est appropriée que si vous tenez absolument à conserver votre maison et qu’aucune autre résidence ne peut convenir. Sans oublier, que cette méthode diminue le capital laissé à vos héritiers.

Pour de plus amples renseignements : ligne info-placements : (450) 370-3308

  • Source : The Globe and Mail, 30 septembre 1995



Où profiter de votre retraite ?

La retraite représente souvent le moment idéal pour réaliser de vieux rêves ou de nouveaux projets. Le départ des enfants, la possibilité de s’éloigner du lieu de travail ou de l’hiver, les loisirs sont autant de facteurs qui influencent votre décision de changer de résidence.

Comme le disait M. Yvon Boucher, dans le cadre de mon émission télévisée sur la préparation à la retraite, « le logement n’est pas seulement un toit, il est intimement lié au style de vie que l’on veut adopter à la retraite. »

Quelles seront mes activités à la retraite ? Est-ce que je désire demeurer près des services communautaires ? Ma santé me permettra-t-elle d’assumer l’entretien des lieux ? Quelle est la part de revenu que je pourrai consacrer au logement ? Est-ce que je veux rester à proximité de la famille ? Voilà autant de questions auxquelles vous devez répondre au moment de prendre une décision.

Une règle semble toutefois faire consensus avant d’arrêter définitivement votre décision : louer avant d’acheter. Il est sage et très peu coûteux d’essayer ce nouveau mode de vie avant de vous y engager définitivement. Une période de location vous permettra de cerner tous les avantages et les inconvénients reliés à l’option que vous aurez choisie.

Ayez aussi en mémoire que votre maison représentera un capital important si vous devez un jour habiter une maison de retraite. La valeur nette de votre résidence vous permettra de faire face à cette importante dépense.

Dans le même ordre d’idée, je vous invite à lire une prochaine chronique sur l’hypothèque inversée.



Vos investissements à la retraite

Généralement, lorsque vous prenez votre retraite, vous avez accumulé un capital qui vous assurera un revenu suffisant pour subvenir à vos besoins. Il est aussi préférable de ne pas toucher au capital et d’utiliser seulement le revenu provenant des intérêts.

Malheureusement, depuis quelques années, les taux d’intérêt à la baisse oblige souvent les retraités à renouveler leurs placements à des taux moindres, les plaçant quelquefois dans des situations inconfortables voire même précaires.

Pour améliorer leur situation, plusieurs personnes s’aventurent dans le monde de l’investissement. Est-ce raisonnable ? Pour répondre adéquatement à cette question, il faut bien évaluer vos revenus et vos besoins. Mais, règle générale, les investissements à la retraite exigent une approche différente des investissements au début de carrière. À cette étape, vous devez privilégier la sécurité de votre capital.

Il faut toujours être conscient que, même si les actions représentent la catégorie d’actifs offrant le plus de rendement à long terme, les marchés boursiers sont volatils et exigent que vous ayez la capacité financière d’attendre un revirement de situation advenant une baisse des cours.

Voici quelques suggestions de placements qui pourraient vous permettre d’améliorer votre situation financière, sans risquer de voir s’envoler votre capital :

Votre revenu fixe (capital garanti et revenus d’intérêt) devrait être investi en obligations, augmentant ainsi vos rendements par une répartition équitable entre diverses échéances.

L’argent de votre RER devrait être retiré en dernier ressort. Utilisez plutôt l’argent investi à l’extérieur de votre RER car, à long terme, vos RER bénéficient du report d’impôts, ce qui représente un net avantage.

Les placements spéculatifs, abris fiscaux et autres produits spécialisés conviennent rarement à la situation d’un retraité. Le risque de perdre votre capital est trop grand par rapport au rendement marginal que vous pourriez en retirer.



La retraite, à quel prix ?

Au cours d’entretiens avec les clients, une question revient sans cesse : « Combien d’argent me faut-il pour prendre ma retraite ? » C’est une question importante lorsque vient le temps d’effectuer une planification financière.

Mais la réponse à cette question varie d’un individu à l’autre, en fonction de l’évaluation de ses besoins. Avez-vous l’intention de voyager ? Désirez-vous changer régulièrement de voiture ? Avez-vous l’intention de laisser un héritage à vos enfants ?

La première étape pour bien déterminer vos besoins financiers est l’élaboration de prévisions budgétaires. La majorité des gens sont incapables d’évaluer combien il leur en coûte pour vivre. Lorsque nous travaillons, nous avons un salaire et nous dépensons en conséquence; à la retraite, il est primordial de bien identifier nos besoins en fonction de notre capacité financière. Vous devez comptabiliser toutes vos dépenses, pendant une année entière, pour évaluer avec précision les coûts de votre niveau de vie.1

Voici une exemple avec lequel vous pourriez peut-être vous identifier :

  • Un couple ayant un revenu annuel total de 80 000$, n’ayant pas de fonds de pension et désirant prendre leur retraite à 65 ans, soit dans un an. Si l’on considère qu’ils auront tous deux droit aux rentes de la Sécurité de la vieillesse et de la Régie des rentes, ils auront besoin de 650 000$ nets d’impôts, pour conserver un revenu équivalant à 75% de leur salaire avant retraite. (Aux fins de cette exemple, j’ai calculé un rendement de portefeuille annuel de 7%).
  • Les gens sont souvent stupéfaits devant l’ampleur des montants nécessaires à la retraite. Mais il ne faut pas oublier que les rendements des placements conservateurs ne sont pas très élevés et que votre capital devra vous suffire pour subvenir à vos besoins pendant 15 à 20 ans, et ce, pour la plupart d’entre-vous.
  • Le secret d’une retraite bien planifiée, c’est de gérer efficacement vos dépenses, de vous fixer des objectifs de retraite réalistes et surtout d’effectuer très jeune une planification financière, c’est-à-dire dès votre entrée sur le marché du travail.

1. Afin de vous aider à établir votre planification budgétaire, vous pouvez consulter le site www.webindice.ca qui contient des exemples de budget.



Êtes-vous prêt pour la retraite ?

La retraite, c’est un mot qu’on entend de plus en plus souvent, un sujet qu’on aborde de plus en plus, un but que l’on vise de plus en plus jeune.

À titre de conseiller en placement, j’aborde régulièrement ce sujet avec mes clients. Mais au fil de ces discussions, évidemment d’ordre financier, j’ai réalisé que nous en venions toujours à toucher plusieurs aspects de la retraite.

Où demeurer ? Quoi faire pour occuper votre temps ? Quel sera votre état de santé ? et surtout êtes-vous prêt psychologiquement ?

Mettre fin à sa vie professionnelle, prendre sa retraite est l’objectif de plusieurs d’entre-nous. Mais lorsque approche le moment fatidique, les inquiétudes, le doute font surface.

La retraite ce n’est pas seulement une question d’argent. Loin de là ! Le travail répond à la plupart des besoins fondamentaux de l’être humain (sécurité, statut social, engagement, réseau social, estime de soi). Une personne qui perd ces dimensions est donc déstabilisée dans l’équilibre qu’elle s’était créé.1

La retraite n’est pas toujours synonyme de bonheur. Certains retraités s’ennuient et se sentent inutiles; ils éprouvent de la difficulté à apprivoiser la retraite. L’argent devient donc pour eux un facteur très secondaire dans l’évaluation de leur bien-être.

La retraite ça se prépare. Financièrement et psychologiquement. Certains se contenteront de lire sur le sujet, d’autres suivront une formation de préparation à la retraite, d’autres consulteront des professionnels. Peu importe, sachez préparer cette importante étape de votre vie et, même si vous êtes absolument certain que c’est ce que vous désirez le plus, réfléchissez-bien et préparez-vous à toutes les conséquences d’un changement si radical.

1. Propos recueillis de Mme Josée Jacques, psychologue, au cours d’une de mes émissions télévisées sur la préparation à la retraite.



Jetez aux poubelles le tableau des performances des fonds communs de placement publié dans votre quotidien !

Voici la conclusion à laquelle il faut en venir lorsque l’on consulte les résultats des recherches de Shlomo Benartzi, professeur de comptabilité à l’Université de la Californie, et de Richard Thaler, économiste de l’Université de Chicago.

Ces derniers ont appelé leur étude : « Myopie de l’aversion du risque ».

Ils ont construit un modèle de simulation des décisions qu’un investisseur doit prendre, tout au long de sa vie, dans sa répartition d’actifs entre actions et liquidités. Le premier groupe devait vérifier ses performances chaque mois; le deuxième groupe, une fois par année et le dernier groupe, tous les cinq ans.

Exactement comme le prévoyait la théorie, les investisseurs ayant vérifié leurs performances le plus souvent avaient en moyenne la plus faible exposition aux actions : les investisseurs qui vérifiaient leurs performances une fois par mois détenaient 40,9% d’actions dans leur portefeuille contre 66,2% pour ceux qui effectuaient la vérification tous les cinq ans.

Si vous avez l’habitude de suivre religieusement vos placements, vous allez fort probablement réagir aux baisses de marchés en réduisant vos placements en actions. Analysée au moment de votre retraite, cette réaction pourrait vous avoir coûté très chère, car il est prouvé que les actions rapportent de meilleurs rendements que les autres catégories d’actifs lorsqu’elles sont évaluées à long terme.

Le monde de la bourse est devenue plus accessible en grande partie grâce aux techniques de l’information. Mais comme beaucoup d’investisseurs souffrent de myopie de l’aversion du risque, ces mêmes techniques de l’information contribuent en même temps à réduire le rendement de leur portefeuille.

Attention aux statistiques !

  • Source : New York Times, 8 avril 2001, Groupe de fonds ACI.



Est-il judicieux d’emprunter pour investir ?

Surinvestir décrit la stratégie consistant à emprunter pour investir; on l’appelle aussi l’effet de levier financier. Cette stratégie peut, pour des placements à long terme, accélérer le processus de création de richesse.

Mais attention, elle n’est pas profitable à tous les investisseurs. Elle a ses fidèles adeptes et ses détracteurs. Le surinvestissement peut donner des rendements supérieurs mais peut aussi s’avérer dangereux pour les imprudents et les téméraires.

Si vous êtes spéculateur, surinvestir n’est pas pour vous, vous prenez déjà suffisamment de risques. Si vous êtes du type « bas de laine » (rassuré par les certificats de placements garantis), cette stratégie ne vous convient pas car, pour être avantageuse, elle doit privilégier les rendements à long terme en recourant à des produits rapportant plus que les placements à faible taux.

Surinvestir peut vous permettre d’acquérir ce que vous n’auriez pu faire autrement. On peut comparer cette façon d’agir à l’achat d’une maison; la majorité des propriétaires n’aurait pu s’acheter de résidence sans emprunt. Les personnes riches sont souvent des propriétaires d’entreprise qui ont dû emprunter pour financer leurs opérations.

Comment savoir si cette stratégie vaut la peine ? Répondre à cette question nécessite quelques calculs que vous devriez effectuer avec votre conseiller. Il faut noter que lorsqu’on surinvestit, les coûts d’intérêt sont déductibles d’impôts. À titre d’exemple, le coût d’emprunt d’un montant de 100 000$ à un taux de 8% pourrait être de 4 000$ annuellement, après impôts. C’est donc dire que si votre surinvestissement vous rapporte 5 000$, vous êtes gagnant.

En conclusion, cette stratégie comporte des risques et des avantages, mais elle peut s’avérer rentable à la condition de respecter certaines règles :

  • N’emprunter qu’un montant raisonnable
  • S’assurer d’avoir des revenus suffisants et stables
  • Surinvestir uniquement pour les placements à long terme
  • Avoir une bonne stratégie d’investissement
  • S’assurer que les intérêts demeurent déductibles
  • Choisir le type de prêt qui convient le mieux

Pour consulter une brochure sur le sujet, vous pouvez nous rejoindre au (450) 370-3308

  • Source :
    « Mieux qu’investir, Surinvestir », AIC groupe de fonds .



L’importance de varier les secteurs d’activités de nos investissements.

Nul n’est besoin de rappeler qu’actuellement le marché boursier apporte son lot de frustrations aux investisseurs. Ces derniers ont donc tendance à se retirer du marché boursier pour privilégier les placements immobiliers, alléguant qu’il y a davantage d’argent à faire dans ce domaine. Ont-ils raison ?

Pour bien répondre à cette question, il est important d’analyser la situation au regard des secteurs d’activités dans lesquels se regroupent les industries; nommons, entre autres, les secteurs pharmaceutique, pétrolier, de l’immobilier, des produits industriels, des télécommunications, des services financiers, des services publics.

Tous ces secteurs subissent des cycles économiques différents. Prenons à titre d’exemple, les banques qui, en 1998, ont connu une forte chute de la valeur de leurs actions et qui aujourd’hui connaissent une excellente performance; de 1991 à 1993, le secteur immobilier a été durement éprouvé; à l’été 2000, ces sont les secteurs des télécommunications, des technologies et des médias qui sont fortement affaiblis.

Comme il est très difficile de prévoir avec justesse l’évolution des secteurs d’activités, tout bon portefeuille devrait posséder des investissements dans plusieurs secteurs. Une juste pondération entre quelques industries permet de profiter de bonnes années pour chacun des secteurs. Être propriétaire d’un immeuble et posséder des actions d’entreprises pharmaceutiques et des télécommunications pourrait, à titre d’exemple, être une avenue intéressante.

Il est évident que l’on peut déceler certains secteurs où le potentiel de rendement sera plus avantageux au cours des prochaines années. En général, les économistes s’entendent sur la croissance des secteurs des télécommunications, de la santé, de la fabrication d’équipements électroniques, de plastique et de pièces automobiles. Par contre, ils prévoient une tendance à la baisse pour les industries du tabac, du vêtement et de l’imprimerie ainsi que pour les services gouvernementaux. En terminant, je vous rappelle deux points d’ancrage importants dans le domaine de l’investissement : l’importance de diversifier vos placements et de ne pas évaluer vos rendements à court terme mais bien à moyen et à long termes.



Investir comme mon voisin !

Souffrez-vous de mimétisme lorsque vient le temps d’investir ?

Le mimétisme est cette habitude de reproduire les gestes d’autrui, de l’ensemble de la population. Peu importe le nom que vous leur donnez, votre vie regorge d’exemples où vos décisions ont été influencées par la pression de vos pairs, par la nécessité de se conformer à la norme ou par la tendance « tout le monde le fait, fais le donc ! ». En matière de mode, il est bien connu que les tendances sont suivies par des milliers de personnes.

En matière de placement, on éprouve souvent un sentiment de confort à investir dans la même compagnie que l’ensemble des investisseurs. Il nous semble moins risqué d’acheter des actions souvent surévaluées mais dont les médias vantent les mérites que d’investir dans des actions sous-évaluées dont nos amis nous disent de se méfier.

L’expérience démontre que très souvent les investisseurs achètent le titre d’une société pour de bonnes raisons, mais qu’ils vendent pour les mauvaises c’est-à-dire dès que le marché connaît des soubresauts et que l’ensemble des investisseurs vend.

À titre d’exemple, prenons le cas de la société Johnson & Johnson (J&J) . En 1992, le président Bill Clinton entreprend une réforme des soins de santé du pays, ce qui a pour conséquence d’inquiéter les investisseurs sur l’avenir des entreprises oeuvrant dans le domaine. Bon nombre d’entre eux ont commencé à vendre leurs actions, faisant chuter le prix de 59$ à 35$, en 18 mois. Et, pour suivre la majorité, plusieurs investisseurs ont fait de même, oubliant que J&J offrait une gamme de produits diversifiés sans rapport avec la santé. Pourtant, en 1997, la valeur des actions de J&J avait presque doublé pour atteindre 65$, mais les investisseurs atteints de mimétisme avaient déjà vendu !

Depuis quelques années, nous vivons cette tendance à investir comme le troupeau. En 1999 et 2000, de nouveaux investisseurs arrivaient en grand nombre pour acheter des actions dont les cours étaient souvent surévalués. Pourtant, à l’été 2002, très peu de gens veulent investir dans la bourse alors qu’ils pourraient acheter des actions sous-évaluées pouvant leur offrir des rendements spectaculaires dans les années à venir. Les investisseurs aguerris et ceux qui sont bien conseillés passent outre la tendance et profitent entre-temps de possibilités fort avantageuses.

Voici quelques conseils : investissez par achat successif (exemple 50$ par mois, pendant 30 ans), cette façon de faire vous permettra d’acheter, à certains moments, à des prix sous-évalués et, à d’autres, à des prix plus élevés. Diversifiez vos investissements, mais surtout ayez un horizon de placement de moyen à long terme. Le rendement annuel d’un portefeuille est peu important, ce qui compte c’est le rendement à long terme.

Et si vous n’êtes pas familier avec les aléas de la bourse, faites appel à un conseiller en placement en qui vous aurez confiance et qui vous aidera à suivre quelques règles élémentaires de placement.

Bons investissements !



La fortune de la famille Bombardier a fondu de 5,8 milliards

Pour soutenir l'action de leur multinationale, les membres de la célèbre famille de J.A. Bombardier ont acheté à coups de millions de dollar des blocs d'actions additionnelles de la société du même nom, au début du mois.

Malheureusement pour les actionnaires de Bombardier, l'initiative de la famille se révèle, à court terme à tout le moins, un coup d'épée dans l'eau : l'action continue de piquer du nez. Elle est même tombée sous les 4$ hier, finissant la journée à 3,95$.

À la fin de janvier 2001, le titre de Bombardier avait fermé à 24,54$. En l'espace d'à peine 20 mois, la capitalisation boursière de Bombardier est passée 33,6 milliards à seulement 5,2 milliards. On parle d'une spectaculaire débandade de 85% À elle seule, la famille Bombardier, qui possède quelque 280 millions d'actions (20% des actions en circulation, mais 62,9% des droits de vote), a vu la valeur du portefeuille familial fondre de 6,9 milliards (le 31 janvier 2001) à un peu moins de 1,1 milliard. On parle donc d'une gigantesque perte sur papier de quelque 5,8 milliards.

Voici les récentes transactions d'achat de chacun des membres de la famille, effectuées les 6 et 9 septembre :

  • Claire Bombardier Beaudoin (fille de J.A. Bombardier et femme de Laurent Beaudoin) : achat de 750 000 actions de catégorie A, au prix de 6,10$ l'unité, et de 250 000 actions subalternes de catégorie B, au prix de 5,95$ pièce.
  • Laurent Beaudoin, président du conseil d'administration : achat de 250 000 actions A au prix de 6,10$.
  • J.R. André Bombardier, vice-président du conseil : 250 000 actions B à 5,95$ l'action.
  • Janine Bombardier : achat de 353 000 actions subalternes de catégorie B; au cours de 5,95$.
  • Huguette Bombardier Fontaine : acquisition de 250 000 actions subalternes B au prix de 5,95 $.
  • Jean-Louis Fontaine (époux d'Huguette), vice-président du conseil : achat de 34 000 actions à 5,85$ chacune.

Par ailleurs, trois hauts dirigeants de Bombardier ont également sorti de l'argent de leurs poches pour acquérir au début du mois des actions supplémentaires dans le but évident de soutenir l'action de leur employeur.

  • Marie-Claire Simoneau (adjoint principal au président du conseil d'administration et du comité exécutif) a acquis, le 5 septembre, un lot de 5 000 actions subalternes au prix de 5,89$.
  • Pour sa part, Robert Greenhill (président de Bombardier International) ajoutait dans son portefeuille un lot de 19 006 actions subalternes, au prix de 5,94$.
  • Et Monique Girard (adjointe au président et chef de la direction) acquérait 1 000 actions subalternes à 5,97$.

Des dirigeants chanceux

D'autre part, plusieurs hauts dirigeants de Bombardier avaient tout de même empilé, grâce à des levées d'options d'achat d'actions, des gains énormes durant les années florissantes 1999 et 2000.

Prenons l'exemple de Laurent Beaudoin, le président du conseil d’administration de Bombardier et gendre du fondateur de Bombardier : il avait engrangé en 1999 un gain de 90,5 millions en exerçant un bloc de plusieurs millions d’options.

Durant l’année 2000, les hauts dirigeants de la compagnie avaient collectivement réalisé un profit brut de 75,1 millions en exerçant des blocs d’options.

L’an passé, les dirigeants de Bombardier n’ont pas exercé d’options. Le cours de l’action avait réussi à se maintenir au-dessus des 20$ jusqu'au début de septembre 2001. Puis est arrivée la catastrophe du World Trade Center. Le titre a réussi tout de même à boucler l’année 2001 au-dessus des 15$.

Mais depuis la fin août, à la suite d’un avertissement de révision à la baisse des perspectives financières, Bombardier est en chute libre.

La dernière mauvaise nouvelle est survenue la semaine dernière alors que la firme de notation de crédit Standard and Poor’s réduisait à la baisse la cote de crédit de Bombardier en raison d’une augmentation du niveau d’endettement de l’entreprise et des perspectives négatives du côté de la division des avions.

  • Tiré de l'article de Michel Girard, « Transactions d'initiés », La Presse du mardi 24 septembre 2002.



Vendre un titre à perte : une transaction douloureuse mais fiscalement rentable !

En investissant sur les marchés boursiers, vous devez être conscient que certains titres, éventuellement, subiront un recul. Si vous avez eu la sagesse de diversifier vos placements, cette baisse ne vous affectera pas de façon majeure puisqu’elle pourra être compensée par d’autres titres à la hausse.

Par contre, même si cela est une décision difficile, vendre un titre à perte peut être rentable du côté fiscal puisque, dans un compte imposable à l’extérieur du RER, vous pouvez réclamer une perte fiscale lorsque vous vendez un titre à perte. Cette perte vous permet de diminuer un gain sur un profit que vous avez réalisé cette année, ou au cours des trois dernières années, ou encore vous pourrez la reporter indéfiniment afin de diminuer un gain que vous ferez dans l’avenir. Toutefois, il est bien important de comprendre que la perte fiscale est appliquée contre un gain en capital et non contre des revenus ordinaires.

Prendre une perte en capital est un exercice que l’on fait habituellement à la fin de l’année civile pour redresser votre année d’imposition. Vous devez cependant respecter quelques règles. Mentionnons la plus importante à l’effet que vous pouvez prendre une perte en capital seulement si vous ne détenez pas ce titre, pendant 30 jours. C’est-à-dire que vous pouvez racheter le titre, le 31e jour suivant sa vente. Une exception existe pour la vente d’un placement hors RER, que vous rachetez à l’intérieur de votre RER. Ce genre de transaction est autorisé, mais ce placement ne doit pas être considéré comme votre cotisation au RER.

Vendre un titre à perte : parlez-en à votre conseiller, il vous trouvera très avisé de suggérer un telle démarche.



La série télévisée Indice Retraite sur les ondes du canal SAVOIR

Montréal, le 25 mars 2002 – Le Canal Savoir, toujours soucieux d’offrir une programmation variée favorisant l’accessibilité à la formation et touchant des domaines pratiques, diffusera prochainement une nouvelle série d’émissions : Indice-retraite, portant sur la préparation à la retraite; sujet très actuel qui soulève de nombreuses questions auprès d’un grand nombre de travailleurs.

Une série de douze émissions au cours desquelles on discute avec des professionnels, de sujets aussi variés que les finances personnelles, le conditionnement physique, la santé, le logement et l’alimentation. La pertinence des exposés, la qualité des propos et le témoignage de nouveaux retraités ajoutent à la qualité et à la véracité de cette série. Indice-retraite, conçue et animée par Sylvain Marleau, conseiller en placements chez Financière Banque Nationale, a été réalisée par le réseau de câblodistribution Cogeco – édition locale de Salaberry-de-Valleyfield.

Parallèlement à cette série, le site www.webindice.ca, gérée par Sylvain Marleau, vous donne accès à une foule de renseignements judicieux sur la retraite et sur vos finances personnelles. Canal Savoir, en ondes depuis 1984, est une chaîne conçue pour les maisons et les partenaires du Savoir. Seule chaîne en mesure de consacrer la totalité de sa programmation à la diffusion des connaissances, elle offre l’occasion, en tant qu’outil de masse, d’élargir le rayonnement des activités de formation et de joindre une clientèle diversifiée. Le Canal s’est taillé une place dans le paysage télévisuel québécois et a mobilisé l’attention d’une part importante d’intervenants du monde de l’éducation et des télécommunications. Le Canal… un accès au Savoir.



Pourquoi la chute du Huard accélère-t-elle ?

Une tendance à la baisse qui s’accentue ?

Les déboires du dollar canadien n’ont rien de nouveau. Comme le hockey, ils font partie du patrimoine collectif du Canada. Depuis 1960, le huard a perdu 40% de la valeur par rapport au dollar US, dans ce qui représente une retraite spectaculaire. Le plus curieux, c’est que la tendance à la baisse semble avoir accéléré au cours de la dernière décennie. Pourquoi ?

Le Huard a perdu 21,3% de sa valeur par rapport au billet vert entre 1990 et 1999 et a dégringolé de 8,9% de plus depuis. Comme l’excédent de la balance commerciale du Canada avec les États-Unis s’est amélioré sur la même période, le dérapage semble surprenant. Mais nous pensons que les fluctuations de la monnaie tiennent à bien plus qu’aux échanges commerciaux. L’année dernière est un très bon exemple – même un excédent commercial extrêmement positif de 100 milliards de dollars avec les États-Unis n’a pas empêché le huard de reculer de 6%.

L’air du temps

Il faut donc chercher la cause plus loin. Un des phénomènes qui n’a pas changé ces dernières années est le rôle des flux de portefeuille. Aujourd’hui, ils représentent 50% de tous les flux de capitaux entre le Canada et les États-Unis. Ces flux sont devenus un déterminant essentiel de la monnaie canadienne.

Les flux de portefeuille se composent d’achats par des ressortissants américains de valeurs mobilières canadiennes – essentiellement des actions et des obligations – et d’achats par des Canadiens de valeurs américaines. Le huard n’a aucun appui du côté des actions. Les Américains ne raffolent pas des actions canadiennes. L’an dernier, ils ont acheté pour 4 milliards d’actions canadiennes alors que les Canadiens, eux, ont acheté pour 19 milliards d’actions américaines, soit une sortie nette de 15 milliards de dollars.

David contre Goliath

L’année était représentative de l’époque. Bon an mal an, les Canadiens apprécient beaucoup plus les actions américaines que les Américains n’apprécient les canadiennes. Le déterminant clé, ici, n’est pas la performance relative mais la taille du marché – le marché américain est 22 fois plus grand que le canadien. Qui plus est, 50% de la capitalisation boursière du Canada sont concentrés sur 20 titres à peine, ce qui lui donne une base très étroite. Pour empirer encore les choses, beaucoup de ces 20 titres sont aussi inscrits à une cote américaine – les Américains peuvent les acheter et les vendre chez eux. Le Canada a donc beaucoup de mal à rivaliser avec les États-Unis pour attirer les investissements en actions.

Et les marché obligataire, alors ? Statistique Canada a déclaré un bond formidable de 33,6 milliards de rentrées obligatoires nettes en 2001.

À première vue, cela semble bizarre. Avec des rentrées nettes de 18,6 milliards de dollars en 2001, pourquoi le huard a-t-il chuté de plus de 6% sur toute l’année ?

Le puzzle nous a ramenés aux données, et ce que nous avons constaté est étonnant. Il en ressort que les flux obligatoires sont principalement attribuables aux achats par les États-Unis de nouvelles émissions canadiennes. Mais très peu de ces achats (4 milliards seulement) portaient sur des obligations en dollars canadiens. La plupart des nouvelles émissions canadiennes achetées par les Américains étaient établies en USD – un record de 56 milliards de dollars en 2001.

Les Américains achètent depuis des années au moins deux fois plus d’obligations canadiennes en USD qu’en CAD, et la part des USD a continué d’augmenter. Le marché des émissions canadiennes en USD grandit plus vite.

Un cercle vicieux

Les obligations en dollars américains ne représentent que 7% du marché obligataire fédéral, mais 34% du marché des obligations provinciales et 50% du marché des obligations de sociétés canadiennes. Les entreprises canadiennes se tournent de plus en plus vers les États-Unis pour trouver des capitaux d’emprunt. Cela s’explique par le fait que le marché américain est beaucoup plus grand et plus liquide, ce qui facilite le financement par emprunt. Résultat : le marché canadien rétrécit, ce qui incite encore moins les entreprises canadiennes à émettre des titres d’emprunt dans leur propre monnaie.

Les malheurs du huard

Il faut des flux de portefeuille positifs pour soutenir le décollage du dollar canadien. Le huard ne peut pas compter sur les actions. Les investissements en actions outre-frontière doivent être contrebalancés par des rentrées sur le marché obligataire. Mais les investisseurs américains qui achètent des obligations de sociétés canadiennes n’ont d’yeux que pour celles établies en USD. Il ne reste donc guère que les obligations du gouvernement du Canada comme solution de rechange. Mais ces titres ne sont pas assez intéressants pour compenser complètement les sorties sous forme d’actions et d’obligations de sociétés.

Un regard sur l’avenir révèle que le potentiel de remontrée est limité. Le rendement supérieur des obligations d’État canadiennes aidera le huard à rattraper un peu du terrain perdu, mais pas beaucoup.



Un conseiller financier, un professionnel de confiance !

Que vous soyez âgé de 20 ans ou de 60 ans, vous aurez toujours des décisions financières à prendre. Certains auront besoin d’assurances, d’autres voudront investir dans un régime d’épargnes études, alors que les jeunes retraités voudront s’assurer d’une saine gestion de leurs économies.

Lorsque vous éprouvez des problèmes de santé, lorsque vous avez des difficultés avec votre auto, lorsque vous décidez d’agrandir votre maison, vous faites appel à des professionnels parce que les enjeux sont majeurs.

Votre santé financière ne l’est-elle pas tout autant ? Avec toutes les possibilités et les services financiers qui s’offrent à vous aujourd’hui, avoir recours à un professionnel en placement est une question de sécurité et de tranquillité d’esprit. Mais comment s’assurer que notre conseiller est un professionnel, en qui nous pouvons placer notre confiance et à qui nous pouvons confier nos économies ?

Dans un premier temps, il est primordial de déterminer vos attentes face à un conseiller financier. N’oubliez pas qu’il existe plusieurs sortes de conseillers qui offrent un éventail de services. Certains se sont spécialisés dans des domaines spécifiques, d’autres ont accès à une gamme limitée de produits et quelques-uns sont avant tout des vendeurs, ils ne peuvent par conséquent être qualifiés de conseillers.

Un professionnel en placement vous aidera d’abord à planifier votre retraite. Par la suite, selon vos besoins, il pourra vous renseigner sur les régimes d’épargnes études, sur les RER, sur les plans d’assurance. Il vous guidera aussi dans l’élaboration de votre budget familial, dans la gestion de vos économies et il vous permettra sans aucun doute de tirer profit au maximum des avantages fiscaux auxquels vous avez droit.

Est-ce que votre conseiller actuel vous a parlé de tous ces services ? Êtes-vous certain de profiter pleinement de toutes les possibilités mises à votre disposition ?

De nos jours, il n’est plus nécessaire de faire affaires avec plusieurs firmes ou organisations pour bénéficier de tous ces services. Auparavant, vous deviez traiter avec un agent d’assurances, une institution financière, une maison de courtage et aucune des personnes rencontrées ne pouvaient vous offrir une vision d’ensemble de vos finances.

Aujourd’hui, vous n’avez besoin que d’un seul professionnel. Pour vous aider à bien choisir votre conseiller, je vous fais part de quelques critères dont vous devriez tenir compte :

  • le conseiller ne doit pas vendre que le rendement. Regardez plutôt si sa démarche est structurée et si son horizon de placement correspond au vôtre;
  • une bonne chimie doit exister entre le client et le conseiller, et un climat de confiance doit se dégager de la firme au sein de laquelle votre conseiller évolue;
  • il doit vous offrir une planification de la retraite;
  • une grande variété de services doit être disponible;
  • le service après vente est très important. Assurez-vous de la disponibilité du conseiller, renseignez-vous sur la façon dont il vous tiendra informé du suivi de votre dossier…

La personne que vous choisirez ne sera peut-être pas spécialisée dans tous les domaines, mais si vous avez opté pour une firme bien structurée, celle-ci mettra à votre disposition une équipe de professionnels pouvant répondre à tous vos besoins, tout au long de votre vie.



Votre charge fiscale serait-elle moins lourde aux États-Unis ?

On entend de plus en plus parler de canadiens qui déménagent aux États-Unis parce qu’ils paient moins d’impôts… et l’on doit admettre qu’ils n’ont pas tort.

Prenons l’exemple d’un couple avec enfants dont l’épouse ne travaille pas à l’extérieur. Si on suppose que ce couple a un revenu annuel de 75 000$CA, une maison de 175 000$CA et une hypothèque de 100 000$, il paie des impôts annuels (fédéral, provincial et charges sociales) de 26 500$CA.

Supposons maintenant que ce couple vend la maison et déménage à Boston. S’il reçoit un revenu identique soit 50 000$US, qu’il achète une maison de 275 000$US (donc une hypothèque de 225 000$ puisqu’il aura versé en acompte, le revenu net de la vente de sa maison au Canada soit 75 000 $CA ou 50 000$US), les impôts qu’il aura à débourser seront d’environ 8 500$US ou 12 900$CA : une différence de 14 000$CA par année.

  Canada États-Unis
$CA $US
Revenu annuel 75 000$ 50 000$ 
Valeur de la maison 175 000$ 275 000$
Montant total de l’hypothèque 100 000$ 225 000$
Impôts annuels 26 500$ 12 900$

Toutefois, si on considère que le montant des paiements hypothécaires sera plus élevé d’environ 1 000$CA par mois, le niveau de vie est donc similaire (moins d’impôt aux États-Unis mais des paiements hypothécaires plus élevés). Par contre, dans 20 ans, lorsque la maison sera payée, ce couple possèdera une valeur immobilière plus grande d’environ 265 000$CA (maison libre de dette d’une valeur de 275 000$US ou 440 000$CA aux États-Unis) comparativement à une maison libre de dettes de 175 000 $ CA au Canada.

Notre couple a t-il pris la bonne décision en déménageant aux États-Unis ? Côté fiscal, sans aucun doute. Toutefois, notre analyse ne fait aucune comparaison en ce qui a trait à la qualité de vie et au coût de la vie.

  • Sources :
    Robert Chayer associé Raymond, Chabot, Grant, Thornton
    Service de fiscalité internationale.



Votre maison : est-il moins dispendieux d’acheter ou de louer ?

Un débat existe depuis fort longtemps sur les avantages d’acheter ou de louer une propriété. Différents mythes se sont propagés tels : « en étant propriétaire, je peux récupérer quelque chose au moment de la vente. » ou « si le prix des maisons augmente, je pourrai réaliser un bon profit. »

M. Éric Brassard, planificateur financier, a écrit un livre sur le sujet. L’équipe qui a participé à sa rédaction a réalisé un sondage auprès de 500 personnes vivant dans les régions de Montréal et de Québec. Et, bien que plus de 72% des gens pensent qu’il est plus avantageux d’être propriétaire, M. Brassard détruit ce mythe.

Bien entendu, au moment de louer ou d’acheter une maison, on peut ne pas considérer que le côté financier; les goûts personnels, la proximité des écoles, le confort entrent aussi en ligne de compte. Parfois, il est préférable de vivre chez soi pour avoir la possibilité d’écouter de la musique un peu plus fort ou tout simplement pour avoir un chien.

Cependant, du point de vue strictement financier, l’auteur vous propose, dans son livre, une méthode simple et rapide qui vous permettra de déterminer si vous avez fait le bon choix ou si vous vous apprêtez à faire le bon choix. Voici de quoi il s’agit.

Le coût pour habiter votre résidence (intérêts, frais courants annuels, travaux de réfection…) se compare au loyer versé par un locataire. Ce coût est établi mensuellement à environ 1% à 1,25% du coût d’achat. À titre d’exemple, si vous payez votre maison 150 000$, le coût pour y habiter est évalué à environ 1 500$ par mois. S’il vous est possible de louer un maison équivalente pour moins que ce 1% par mois, il serait financièrement préférable de louer. Ainsi, certaines personnes pourraient trouver avantageux de vendre la maison et d’économiser plus de 500$ par mois.

L’auteur reconnaît que cette méthode n’est pas infaillible, mais elle a été testée auprès de 258 personnes et les résultats ont été étonnants. Selon M. Brassard, la propriété a son prix !

Est-il moins dispendieux d’acheter ou de louer ? Un excellent livre que vous devriez lire avant d’acheter une propriété.



Votre maison : est-il moins dispendieux d’acheter ou de louer ?

Un débat existe depuis fort longtemps sur les avantages d’acheter ou de louer une propriété. Différents mythes se sont propagés tels : « en étant propriétaire, je peux récupérer quelque chose au moment de la vente. » ou « si le prix des maisons augmente, je pourrai réaliser un bon profit. »

M. Éric Brassard, planificateur financier, a écrit un livre sur le sujet. L’équipe qui a participé à sa rédaction a réalisé un sondage auprès de 500 personnes vivant dans les régions de Montréal et de Québec. Et, bien que plus de 72% des gens pensent qu’il est plus avantageux d’être propriétaire, M. Brassard détruit ce mythe.

Bien entendu, au moment de louer ou d’acheter une maison, on peut ne pas considérer que le côté financier; les goûts personnels, la proximité des écoles, le confort entrent aussi en ligne de compte. Parfois, il est préférable de vivre chez soi pour avoir la possibilité d’écouter de la musique un peu plus fort ou tout simplement pour avoir un chien.

Cependant, du point de vue strictement financier, l’auteur vous propose, dans son livre, une méthode simple et rapide qui vous permettra de déterminer si vous avez fait le bon choix ou si vous vous apprêtez à faire le bon choix. Voici de quoi il s’agit.

Le coût pour habiter votre résidence (intérêts, frais courants annuels, travaux de réfection…) se compare au loyer versé par un locataire. Ce coût est établi mensuellement à environ 1% à 1,25% du coût d’achat. À titre d’exemple, si vous payez votre maison 150 000$, le coût pour y habiter est évalué à environ 1 500$ par mois. S’il vous est possible de louer un maison équivalente pour moins que ce 1% par mois, il serait financièrement préférable de louer. Ainsi, certaines personnes pourraient trouver avantageux de vendre la maison et d’économiser plus de 500$ par mois.

L’auteur reconnaît que cette méthode n’est pas infaillible, mais elle a été testée auprès de 258 personnes et les résultats ont été étonnants. Selon M. Brassard, la propriété a son prix !

Est-il moins dispendieux d’acheter ou de louer ? Un excellent livre que vous devriez lire avant d’acheter une propriété.



Liberté 55 ! Il faut y penser à 25 ans…

Un jeune investisseur au début de la trentaine me disait qu’il était bien trop tôt pour penser à la retraite : « Je suis à l’étape de ma vie où j’ai le plus de dépenses. J’ai une maison à payer, deux enfants à faire vivre, des emprunts sur deux voitures et mon salaire n’est pas aussi élevé que les gens de 50 ans. »

Mon client a raison, mais il devrait justement penser à la planification de sa retraite avant d’effectuer d’importantes dépenses (maison, autos) qui limiteront sa flexibilité financière pour de nombreuses années.

Saviez-vous que pour s’assurer une retraite sans soucis, un citoyen doit toucher, au moment où il cesse de travailler, un montant équivalent à 70% de ses revenus d’avant retraite. Une famille ayant un revenu familial annuel de 70 000$ devrait économiser plus de 500 000$ (valeur actuelle) pour prendre sa retraite à 60 ans.

Les prestations de retraite provenant de l’état (Québec et Canada) devraient représenter environ 40% des revenus pour une personne dont le salaire annuel moyen est de 35 000$. Il faut donc conclure que le fonds de pension de l’employeur, les RER et autres économies devraient combler la différence.

C’est pourquoi, comme je le disais au début et contrairement à ce que l’on pense, c’est à 30 ans qu’il faut débuter la planification de sa retraite, parce que c’est l’étape des décisions financières importantes. Peut-être opterez-vous pour un employeur offrant un fonds de pension, peut-être choisirez-vous une maison rencontrant davantage vos objectifs financiers. Peut-être déciderez-vous d’investir dans un RER…

Et ne croyez pas cela impossible. Un moyen simple et efficace est le retrait direct de votre compte bancaire. À titre d’exemple, un retrait mensuel de 250$ vous permettra d’investir 3 000$ par année dans votre RER et de bénéficier d’un retour d’impôt approximatif de 1 200$. Cet investissement annuel de 3 000$, effectué entre 30 et 60 ans, à un taux de 8%, rapportera un montant total de 339 850$ en argent d'aujourd'hui.

Tous ces chiffres peuvent vous sembler hors d’atteinte, pourtant c’est possible si vous commencez à épargner tôt. On ne le redira jamais assez : l’important c’est le temps et le temps c’est de l’argent !



Saviez-vous que, selon le Conseil du bien-être social du Canada, il en coûte 180 000$ pour élever un enfant jusqu’à ses 18 ans ?

Dans la vingtaine et la trentaine ont construit notre environnement autant aux niveaux professionnel, familial et social. Ce sont donc des périodes où les dépenses et les investissements sont très importants. Un salaire de début de carrière, l’achat d’une maison et de voitures, l’arrivée d’un enfant sont souvent des sources d’inquiétude.

Bien qu’il soit prouvé que le budget influence rarement la décision d’avoir un enfant, il est préférable d’en connaître toutes les implications pour bien planifier nos décisions financières.

Les coûts reliés à un enfant, selon les chercheurs

Quel revenu est nécessaire aux familles pour maintenir le même niveau de vie après la venue d’un enfant ? Les chercheurs se sont penchés sur cette question et ils en sont arrivés à la conclusion que le revenu moyen des ménages canadiens est de 50 000$ et que le cinquième de ce revenu, soit 10 000$, est applicable aux dépenses reliées à un enfant.

Ce montant est une estimation valable, mais selon l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de l’Est de Montréal, il tient peu compte des variables qui influencent la façon dont une famille dépense sont argent : les valeurs, la culture, les habitudes de vie, le revenu et le milieu.

Par ailleurs, il est démontré qu’avoir un enfant modifie la répartition des revenus. Selon Mme Anne H. Gauthier, économiste et démographe, qui a réalisé en 1989 pour Statistiques Canada une estimation des dépenses reliées à un enfant, on peut affirmer que le niveau de vie baisse à la naissance d’un enfant. L’enfant transforme les habitudes de vie des adultes et les rend plus sédentaires, les dépenses sont alors davantage centrées sur les besoins familiaux que sur les besoins des adultes. Certaines dépenses spécifiques à la venue d’un enfant sont difficilement dissociables du budget global tels les coûts d’alimentation, d’habitation, de transport… alors que d’autres sont plus faciles à évaluer comme les vêtements, les frais de garde et l’éducation.

Les coûts reliés à un enfant, selon les parents L’ACEF de l’Est de Montréal a rencontré onze familles ayant un enfant âgé entre huit mois et trois ans et demi. Le revenu brut de ces familles varie entre 15 000$ et 60 000$. Trois familles sont monoparentales et dans six familles, les deux conjoints travaillent.

Les résultats de l’enquête sur le terrain sont étonnants par leur variété. Le coût global moyen de la première année d’un enfant est de 5 194$. Le plus petit montant affecté aux dépenses reliées à un enfant est de 1 090$ et le plus élevé est de 14 290$. Dans l’ensemble, quatre familles ont dépensé moins de 2 000$, deux entre 2 000$ et 5 000$, trois entre 6 000$ et 8 000$ et deux 10 000$ et plus. Ces variations assez marquées s’expliquent par les différentes façons dont chaque famille répartit son revenu. Ce sont particulièrement les coûts reliés aux frais de garde et au congé parental qui font fluctuer de façon significative le montant global. Si on exclut les coûts du congé parental, l’écart se rétrécit et la moyenne des dépenses se situe autour de 3 185$. Mais, malgré cette exclusion, une famille a dépensé plus de 10 108$, dont 5 000$ en frais de garde. Le statut de travailleuse autonome de la mère ne lui permettait pas de profiter des avantages du congé de maternité, elle est retournée au travail deux mois après l’accouchement.

Pour toutes les familles, la perte financière reliée au congé parental est importante, en moyenne 2000 $. Cependant, aucun parent n’a semblé préoccupé par cette perte. Les éléments dont ils ont tenu compte dans leur décision d’avoir un enfant ont été d’abord la sécurité d’emploi et des motivations personnelles.

  • Source : Association coopérative d’économie familiale l’Est de Montréal.



La débandade des titres Internet en 2000… une réplique de la débandade du « tronics » boom des années 60 !

La débandade des titres technologiques que nous vivons depuis le printemps 2000 est très semblable à celle de la correction des années 1959 à 1962.

À cette époque, les titres électroniques faisaient l’objet d’une forte spéculation. La nouvelle économie était présentée par des compagnies tels IBM, Xerox, Polaroid. Les gestionnaires de fonds, autant que les petits porteurs d’actions, n’hésitaient pas à payer de gros prix. Les multiples cours-bénéfices pouvaient aisément dépasser 81 pour IBM, 123 pour Xerox et 164 pour Polaroid. Avec le recul, on sait que les prix parfois payés pour les actions de ces entreprises n’étaient pas justifiés.

La suite des événements était prévisible. L’euphorie a pris fin en 1962, avec une chute des cours de plus de 80% des titres « tronics » . Même des titres comme IBM, compagnie établie depuis un quart de siècle, ont vu leurs multiples cours-bénéfice passer de 80 à 20.

Ce qui est encourageant, c’est que l’investisseur ayant un horizon de placement de 40 ans a tout de même réussi, avec son portefeuille d’actions, à surpasser le rendement des obligations canadiennes, même s’il a commencé à investir juste avant la débandade qui a suivi les sommes historiques de 1962, 1969, 1973 ou 1987.

  • Source : Journal Les Affaires, André Gosselin, 22 avril 2000.



Investissez à long terme !

À court terme, la bourse est une machine à voter. À long terme, c’est une balance.
Benjamin Graham

Dans quelques années, lorsque vous évaluerez les rendements que vous auront procurés de nombreuses entreprises des secteurs des technologies, des télécommunications et des médias, vous en déduirez que le marché boursier peut générer d’excellents profits, mais cette déduction ne sera possible que si, et seulement si, vous avez suivi l’un des premiers principes d’investissements : les placements à long terme.

Au cours de l’an 2000, certains investisseurs étaient déçus de leurs rendements de 20 %, ils visaient des rendements de 100%. C’était la folie boursière, ils étaient invincibles et ils étaient persuadés qu’en gérant eux-mêmes leur portefeuille, ils pourraient faire aussi bien sinon mieux que les professionnels.

Or la dure réalité de l’an 2001, alors que les secteurs vedettes de l’an 2000 (technologies, télécommunications et médias) se sont effondrés, nous ramène aux bases de l’investissement et nous permet de réaliser que les entreprises de ces secteurs procureront d’excellents rendements sur un horizon de placement à long terme.

Pourquoi ?

Parce qu’un investissement à long terme vous permet de profiter des rendements composés. C’est-à-dire que dans les comptes taxables, celui qui investit à long terme réinvestit les gains en capital qu’il aurait dû remettre au fisc s’il avait réalisé des profits.

Parce qu’un investissement à long terme vous permet de profiter des dividendes que plusieurs entreprises déclarent trimestriellement. De plus, il ne faut pas oublier que plusieurs sociétés augmentent régulièrement leurs dividendes, et ce, jusqu’à 10% par année.

Parce qu’un investissement à long terme vous permet d’éviter les erreurs. Si vous connaissez bien une entreprise (je parle d’entreprises solidement établies qui présentent d’excellentes possibilités à long terme), vous pouvez rachetez des parts de celle-ci lorsque la valeur de vos actions diminuent, à la condition d’attendre que les actions de votre entreprise se redressent.

Il faut se rappeler que le marché boursier a connu d’excellents rendements depuis 1970 (rendement approximatif 11% pour le TSE 300). Par contre, durant cette même période, les marchés canadiens ont subi un repli de 25% à 56 occasions, de 15% à six occasions et de l0% à neuf occasions.

Souvenez-vous que l’achat d’actions d’entreprises est un moyen d’améliorer le rendement de son portefeuille et non un moyen d’accéder rapidement à la richesse !



Savoir profiter des opportunités !

Oui, mais comment ?
Comme je le mentionnais dans la chronique de la semaine dernière, un marché baissier peut offrir des opportunités d’investissement très intéressantes, mais encore faut-il les reconnaître !

La prudence est de mise car plusieurs investisseurs désirent avant tout s’enrichir rapidement, et cela, au risque de placements volatils. Si vous faites partie de cette catégorie de joueurs, il serait bon de vous rappeler quelques faits :

  • Vers 1996, les investisseurs ne juraient que par les titres miniers (BRE-X, Cambior, Minière du Nord, Lyon Lakes). Leurs valeurs boursières se sont multipliées à vue d’œil mais l’augmentation de leurs chiffres d’affaires et de leurs profits n’était pas proportionnelle. La valeur des actions d’un bon nombre de ces titres n’a jamais connue de nouvelles hausses et plusieurs entreprises ont même cessé leurs activités.
  • En l’an 2000, le même scénario s’est répété alors que plusieurs jeunes titres technologiques se sont effondrés, et pour causes, leur financement était somme toute très fragile, leurs chiffres d’affaires étaient pour nombres d’entreprises très modestes et, surtout, les profits n’étaient pas au rendez-vous.
  • Au plus fort de la bulle boursière de l’an 2000, la majorité des investisseurs se croyaient invincibles, capables de gérer leur portefeuille activement et en route vers une fortune acquise facilement et rapidement. Les places boursières ne suffisaient pas à la demande et elle devaient régulièrement interrompre leurs activités car leurs systèmes informatiques n’étaient pas assez performants. Plusieurs de ces investisseurs ont désenchanté.

Que faire ?
Un retour sur le passé nous enseigne que les périodes de ralentissement économique, comme celle que nous connaissons présentement, sont une occasion pour les entreprises les plus solides de diminuer leurs coûts d’opération, de recentrer leurs activités sur leurs forces principales et de saisir d’excellentes occasions d’affaires à la suite de la disparition de concurrents.

Il faut donc reconnaître et dissocier les sociétés à petites capitalisations, qui ne survivront pas au réajustement de leur industrie, des chefs de file mondiaux dont les actions repartiront inévitablement à la hausse au moment de la reprise de l’économie et dont, par le fait même, les chiffres d’affaires augmenteront.

En résumé, il faut être bien renseigné sur les entreprises dans lesquelles nous investissons. Les ratios financiers sont bien évidemment indispensables, mais il faut aussi connaître leur direction, leurs produits, leur place dans le marché, leur potentiel de développement ainsi que la croissance possible de leurs chiffres d’affaires et de leurs profits.

Ces recherches peuvent vous sembler fastidieuses mais elles vous rassureront et vous permettront de garder le sommeil lorsque vos investissements diminueront temporairement à la suite de réajustements de marché. Puisque vous connaîtrez biens les entreprises dans lesquelles vous avez investi ou qu’il serait bon d’investir, vous entreverrez ces fluctuations comme d’excellentes occasions d’augmenter votre position dans vos titres préférés.

De plus, il est important de se fixer des objectifs réalistes et de se donner du temps pour les atteindre (10 à 12% par année afin de doubler vos placements tous les 6, 7 ou 8 ans). À titre de comparaison, des investissements dans des obligations 100% garanties, à 5% de rendement annuel, doubleront leur valeur en 14 ans (dans un compte non imposable bien entendu), alors que des investissements dans un portefeuille équilibré vous rapporteront un moyenne de 8 à 10% annuellement et vous doublerez la valeur de vos avoir en 7-8 ans.

En résumé, pour bien gérer votre portefeuille, considérez toujours qu’acheter des actions dans une entreprise c’est comme acheter une entreprise ! Avec cette ligne de conduite, vous rejoindrez la vision de Benjamin Graham qui écrit, dans son livre L’investisseur intelligent :

  • « un investisseur sérieux ne pensera jamais que ces fluctuations quotidiennes font de lui un homme plus riche ou plus pauvre » (le souligné est du signataire de cette chronique).



Cycles boursiers

L’année 2001 aura été particulièrement difficile pour les investisseurs : un marché baissier qui n’en finit plus, des chefs de file mondiaux dont les valeurs boursières chutent de 90 % et des prévisions économiques pessimistes. Ces éléments créent un climat d’hésitation et d’inquiétude chez les investisseurs, qui auront tendance à placer leur argent dans des produits garantis, leur rapportant un maigre 2,5% de revenu annuel.

Mais qu’en est-il exactement ? Est-il normal que la Bourse connaisse une telle dégringolade ?
L’historique des cycles boursiers témoignent de la normalité des marchés baissiers. En voici un aperçu :

  • Les États-Unis ont connu 12 marchés baissiers (on entend une baisse d’au moins 15% de l’indice du S&P 500) depuis la fin de la deuxième guerre mondiale - un marché baissier environ tous les quatre ans et demi.
  • Les années 90 ont été exceptionnelles puisque les marchés ont été à la hausse d’octobre 1990 à juillet 1998 et le marché baissier de 1998 n’a duré que 3 mois, alors que les autres périodes de baisse s’étendaient approximativement sur 1 an.
  • Le marché baissier le plus important pour le S&P 500 marqua un recul de 48%, et ce, du mois de janvier 1973 au mois d’octobre 1974.

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la moyenne du recul des marchés boursiers aux États-Unis est d’environ 28%.

Mais les reprises consécutives aux marchés baissiers sont généralement très fortes :

  • Les gains réalisés pendant les marchés haussiers dépassent largement les pertes subies pendant les marchés baissiers.
  • Les hausses subséquentes aux marchés baissiers varient de 48 à 304 % et s’échelonnent sur 3 et 38 mois.

À la lumière de ces statistiques, il faut surtout se rappeler deux facteurs essentiels que j’expliquerai dans les prochaines chroniques :

  • il est important d’investir à long terme, puisque la tendance à long terme de l’activité économique et des profits des entreprises est à la hausse.
  • un marché baissier offre des opportunités d’investissements formidables. Bien gérer son portefeuille suppose que l’on sait reconnaître et profiter de ces opportunités. Malheureusement, les investisseurs se souviennent davantage du krach de 1987 que des excellentes offres d’investissement qui en ont découlées.

En terminant, je vous laisse sur une réflexion de MM. William Sterling et Stephen Waite, gestionnaires de la compagnie de fonds mutuels CI :

« Ironiquement, une correction boursière prononcée d’ici quelques années, accompagnée ou non d’une récession, pourrait être bénéfique pour les marchés boursiers. Même s’il n’y avait pas de récession, un recul important des marchés pourrait favoriser des restructurations d’entreprises sur une grande échelle et inciter des baby-boomers subitement plus inquiets à épargner davantage. Si, en bout de ligne, l’inflation et les taux d’intérêt devaient baisser encore de quelques crans, la prochaine phase haussière promettrait d’être vigoureuse. »

  • Source : Perspective de la compagnie de fonds d’investissement CI.



Un détenteur d’un titre sans valeur peut réclamer une perte en capital

Disposition réputée
La loi de l’impôt sur le revenu permet à un contribuable qui en fait le choix de réaliser une perte en capital sur les actions sans valeur qu’il détient. Lorsque le choix est exercé, il est réputé que les actions ont été disposées pour un produit nul et acquises de nouveau à un coût nul. Cette disposition réputée engendre pour le contribuable la réalisation d’une perte en capital sans qu’il y ait disposition réelle des actions. Pour déterminer si cette règle s’applique à vos actions, veuillez consulter votre conseiller en placement.



Protéger la valeur de votre succession : une priorité

Après des années de dur labeur et une gestion efficace de vos avoirs, vous avez accumulé un actif considérable... Savez-vous que vos héritiers pourraient n'en récolter que la moitié ?

À votre décès, vos héritiers découvriront avec surprise qu’une part considérable de ce que vous aviez pensé leur léguer sera, en fait, accaparée par le fisc. Une partie de ce choc fiscal sera atténuée si votre conjoint vous survit, puisque, moyennant certaines conditions, votre actif pourrait lui être transféré en franchise d’impôt. Ce sera le cas notamment de votre RER et de votre FRR. Cependant, lorsque votre conjoint décédera à son tour, le fisc présumera que vous avez cédé l’ensemble de vos biens, qui sera dès lors considéré comme un revenu et/ou un gain en capital. Vos enfants ou bénéficiaires, à qui vous aviez cru laisser un confortable héritage, se retrouveront avec la lourde tâche de payer l’impôt sur ces revenus et ces gains. Parmi toutes les approches envisageables pour réduire cet effet indésirable, un produit que vous connaissez fort bien présente des avantages incomparables. Ce produit, en effet, vous permet de libérer une importante somme d’argent que vous léguerez à votre succession en complète franchise d’impôt. Il s’agit de l’assurance-vie. Pour obtenir de plus amples renseignements sur cet article, nous vous invitons à rejoindre votre conseiller en placement.



Quoi faire en temps de crise ?

Je suis profondément attristé, et nous le sommes tous, par les événements survenus aux États-Unis, le mardi 11 septembre. Je ne peux qu’avoir une pensée et exprimer ma profonde sympathie à toutes les personnes touchées par cette terrible tragédie.

Une terrible tragédie qui se répercutera inévitablement sur les marchés boursiers. Et, en tant que conseiller en placement, je me dois aussi de penser à vous et de vous rassurer quant aux conséquences que cette crise entraînera sur les investissements.

Les investisseurs ont été mis à rude épreuve au cours des derniers mois. Un ralentissement économique se fait de plus en plus sentir et a fait fléchir les indices boursiers depuis le début de l’année 2001 (-17.5% pour le TSE 300 et –17.8% pour le S & P 500).

Dans le domaine financier, comme dans bien d’autres, la tentation est forte de céder à la panique et de réagir rapidement, sous le coup de l’inquiétude. Or, c’est exactement la réaction à éviter. Il est fort probable que les indices ouvriront en baisse à la suite des événements de mardi et il est impossible à ce stade de prévoir combien de temps cette situation prévaudra. Toutefois, l’expérience démontre bien que les plus grands perdants seront ceux qui liquideront leurs titres avec des ordres ouverts. Dans ce contexte, je ne peux que vous recommander d’attendre que la raison triomphe de la panique. D’ici quelques jours voire une, deux ou trois semaines, le quotidien aura repris son cours normal. Il est aussi fort probable que d’excellentes opportunités d’achat se présenteront aux investisseurs. Personnellement, je n’hésiterai pas à acheter mes titres préférés à des prix dérisoires.

L’expérience passée nous prouve que les investissements à long terme sont les plus rentables. En effet, depuis une vingtaine d’années, les marchés baissiers ont duré en moyenne 16 mois et ont perdu 24%, par contre les marchés haussiers ont duré en moyenne 32 mois et gagné 47%. Depuis 1957, il y a eu 416 mois à la hausse et 104 mois à la baisse; c’est donc dire qu’à long terme, 80% des mois sont à la hausse. Il est donc judicieux de profiter des baisses du marché pour réinvestir et ainsi augmenter nos gains lorsque les marchés seront inévitablement à nouveau à la hausse.



Le cycle des émotions

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Le remboursement hebdomadaire de votre hypothèque pourrait vous faire économiser

Pour un grand nombre de couples, l'hypothèque représente une grande partie des dépenses et le remboursement de cette hypothèque s'échelonne souvent sur 20 ou 25 ans. Seulement en intérêt, vous débourserez des dizaines de milliers de dollars.

Je vous propose aujourd'hui une façon simple de diminuer considérablement les intérêts que vous aurez à rembourser.

Traditionnellement, les consommateurs remboursent leur hypothèque sur une base mensuelle (12 remboursements par année). Si vous optez pour un remboursement hebdomadaire, vous pourriez réduire le capital plus rapidement et diminuer le montant des intérêts.

En voici un exemple :

  • Prêt hypothécaire de 120 000 $
  • Taux d'intérêt : 8  %
Périodicité Mensuelle Hebdomadaire
Versements 915,86 $ 228,82 $
Total des intérêts sur la période 154 754,28 $ 117 959,95 $
Durée du
remboursement
25 ans 19,9 ans

Économie d'intérêt

36 794,33 $

Bien entendu, le remboursement annuel sera un peu plus élevé pour l'option des paiements hebdomadaires. Cependant il est avantageux de planifier votre budget en conséquence dès l'achat de votre propriété. Vous investirez en fonction de vos moyens et vous économiserez une somme importante en intérêt.


 

Un placement signifie souvent une baisse d'impôt

La plupart des investisseurs ont l'habitude de s'informer du taux d'intérêt que rapportera leur placement. Cette question, bien que simple et naturelle, nécessite une réponse un peu plus élaborée. En fait, est-ce que le client a besoin d'un revenu d'intérêts ou un revenu de dividendes ? Serait-il mieux d'investir dans le but de faire un gain en ccapital ? Ces possibilités influencent le choix de placement de l'investisseur.

Revenus d'intérêts, de dividendes ou gain en capital

Il faut comprendre que le rendement d'un placement hors RER est affecté par l'impôt à payer sur les revenus de ce placement. Or, l'impôt à payer diffère selon que l'investisseur reçoive des revenus d'intérêts, des revenus de dividendes ou s'il réalise un gain en capital.

De façon générale, le revenu d'intérêts est le plus imposé alors que le revenu de dividendes reçus de société canadiennes imposables (mais non de sociétés étrangères) est assujetti à un impôt moins élevé que le revenu d'intérêts et légèrement moins élevé que les gains en capital. Ainsi, on peut réduire son impôt et améliorer le rendement après impôt en choisissant d'investir dans les actions de sociétés canadiennes qui versent des dividendes.

En fait, une bonne habitude à prendre serait de parler de rendement global du portefeuillle. Ainsi, vous pouvez investir dans un titre procurant un revenu de dividendes si vous avez suffisamment de titres procurant des revenus d'intérêts.

Régimes d'épargnes actions

Au Québec, les particuliers peuvent se prévaloir d'une déduction ou d'un crédit d'impôt provincial en investissant dans certaines entreprises admissibles au régime d'épargnes actions du Québec (REA). Ce régime existe depuis plusieurs années, mais attention, il a fait des heureux et des… malheureux. Vous ne devriez envisager cette avenue que sur de judicieux conseils d'un conseiller en placement.

Depuis quelques années, il existe aussi quelques fonds d'investissements qui permettent de profiter d'un crédit d'impôt pour investissements (REA) à certaines périodes de l'année. Ces fonds ont l'avantage de répartir le risque de vos placements sur plusieurs entreprises. Le REA peut vous aider à structurer vos économies de façon à réduire les impôts.


 

La répartition de placements, comment s'y retrouver ?

Les placements garantis, les obligations, les fonds d'obligations…, tout un labyrinthe de possibilités, mais laquelle devrait-on privilégier ?

Pour bien répondre à cette question, il vous faut considérer plusieurs facteurs tels votre âge, vos besoins de liquidité, votre horizon de placements, vos besoins en terme de garanties…

De façon générale, les titres à revenus fixes doivent occuper une place importante dans tout portefeuille. Depuis quelques années, les actions d'entreprises ont procuré des rendements fort importants qui nous portent à croire que les obligations n'ont plus leur place. Toutefois, il ne faut pas oublier que l'histoire nous démontre que, certaines années, les obligations ont procuré de meilleures rendements que les actions (1994 à titre d'exemple) et que certains facteurs économiques (récession, baisse de profits des entreprises) peuvent entraîner une baisse prolongée des actions. Donc, il ne faut pas négliger l'importance des obligations garanties.

À ce niveau, je privilégie les obligations négociables parce qu'elles ont généralement un rendement à l'échéance supérieur aux certificats de dépôt. Elles offrent aussi la possibilité de réaliser un gain en capital si certaines tendances se manifestent au niveau des taux d'intérêt. Enfin, les obligations permettent d'acheter des échéances très longues (10 à 30 ans) ce qui n'est pas possible avec les certificats de dépôt.

Je termine en insistant sur l'échéance moyenne du portefeuille d'obligations. Pour maximiser le rendement de cette partie de portefeuille, il est important de répartir vos échéances de façon à profiter au maximum de la fluctuation des taux d'intérêt.


 

J'investis dans un RER ou je rembourse mon hypothèque ?

Voilà une question que plusieurs couples se posent : un RER ou l'hypothèque ?

S'il y a une chose que vous devez savoir c'est qu'en matière d'investissements, le temps est important, le temps c'est de l'argent. Si l'on veut optimiser le rendement de nos placements, il est primordial d'investir annuellement, le plus tôt possible.

Voilà pourquoi, il est sage de cotiser annuellement à un RER et d'utiliser le remboursement d'impôt ainsi récupéré pour réduire l'hypothèque.

À titre d'exemple, si vous possédez une hypothèque de 100 000 $, remboursable sur 20 ans, et que vous investissez annuellement 4 000 $ dans un RER, vous aurez droit à un remboursement d'impôt de 1 600 $. Ce montant devrait être versé en paiement forfaitaire annuel sur votre hypothèque.

Ainsi, dans 15 ans, vous aurez, non seulement, accumulé un RER évalué à 108 000 $ mais votre paiement forfaitaire annuel vous aura permis de réduire la durée de votre hypothèque à 15 ans. Ces cinq années vous permettront de réaliser des économies d'intérêts de 23 800 $.


 

Votre portefeuille influencé par la démographie !

L'analyse des tendances démographiques est un élément important à considérer au moment d'établir une stratégie d'investissements.

Prenons, à titre d'exemple, la génération des baby-boomers. Celle-ci, par ses besoins et ses exigences, a tracé le graphique d'investissements de la société. Lorsque les baby-boomers ont atteint l'âge scolaire, il a fallu construire des écoles primaires et secondaires, créer les cegep et finalement ouvrir de nouvelles universités. Lorsque le temps est venu de fonder une famille, la demande pour de nouvelles constructions était tellement forte que le Canada a connu un boom domiciliaire dépassant toutes prévisions. Les demandes de crédit ont aussi grimpées, provoquant des taux d'intérêt jamais atteints.

Au début de ce nouveau millénaire, que sont devenus les baby-boomers ? Ils sont au début de la retraite ou ils préparent celle-ci. Donc, ou ils ont plus de temps pour les loisirs, ou ils économisent et effectuent des placements pour assurer leur sécurité financière. De plus, il ne faut pas oublier que, cette population vieillissant, les gouvernements devront concentrer leur efforts au niveau des services de santé et de recherche.

Comme vous le constatez, alors qu'il aurait fallu investir dans l'immobilier au début des années 60, aujourd'hui il faudra se tourner vers les entreprises offrant des services de santé (hôpitaux, CLSC, soins à domicile) et de recherche (bio-technologie) ou les services financiers (compagnies de fonds d'investissements, banques, compagnies d'assurance) et les produits de divertissement (centres de villégiature, producteurs de films).

Personne ne peut prédire l'avenir avec certitude mais, en finance comme en toute chose, le passé peut nous aider à planifier le futur. Il ne faut pas un cours de sociologie, juste un peu de logique, de déductions et de bons conseils.


 

Spécial RER
Cultivez votre RER

À bien des égards, le RER ressemble à un jardin de roses. Plus vous vous en occuperez, plus vos fleurs seront en santé et plus elles pousseront. Certaines opérations peuvent entraver la croissance de votre RER, ou encore d'autres opérations liées à votre RER peuvent avoir un impact défavorable sur votre situation financière. Voici des conseils qui vous aideront à avoir le « pouce vert ».

Évitez les retraits avant la retraite
On a parfois besoin de liquidités, par exemple pour faire face à une dépense imprévue, tirer parti d'une occasion d'affaires ou prendre des vacances bien méritées. Instinctivement, on songe tout de suite à l'épargne accumulée dans le RER. Cependant, vous devriez résister à la tentation d'entamer votre épargne-retraite, et ce, pour deux raisons. Premièrement, le retrait est généralement imposable. Si la somme du montant que vous retirez de votre RER et des autres revenus que vous avez gagnés durant l'année excède environ 7 000 $, le retrait est assujetti à l'impôt. La deuxième raison est peut-être encore plus importante : comme les fonds que vous retirez auraient fructifié à l'abri de l'impôt et les revenus de placement auraient été réinvestis, le manque à gagner d'un retrait effectué avant la retraite est important (un retrait relativement peu élevé, disons de 3 000 $, pourrait signifier un départ à la retraite avec quelque 52 000 $ de moins dans votre RER, tout particulièrement si vous cotisez depuis peu de temps au régime).

Gare aux placements non admissibles
Il est important que vous sachiez exactement quels types de placement vous détenez dans votre RER et que vous vous assuriez qu'ils sont admissibles. Le placement qui était admissible lorsque vous l'avez acheté pourrait cesser de l'être en cours de route. Par exemple, les actions qui cessent d'être négociées sur une place boursière ne sont plus admissibles au RER. En pareil cas, vous devez vendre les placements et les remplacer par des placements admissibles. De plus, une pénalité vous est imposée si vous versez des placements non admissibles à votre RER ou si celui-ci renferme des placements qui cessent d'être admissibles. Voici les placements les plus courants que vous pouvez ajouter à votre RER :

  • Les obligations garanties par l'État
  • Les certificats de placement garanti émis par une banque ou une société de fiducie canadienne
  • Les actions et les obligations de sociétés inscrites à la cote d'une bourse canadienne prescrite
  • Les actions inscrites à la cote d'une bourse étrangère prescrite
  • Les actions d'une société fermée
  • Les parts d'une fiducie de fonds communs de placement

Cotisation sous forme de titres : la prudence est de mise
Si vous ne disposez pas des liquidités nécessaires, vous pouvez verser des titres à votre RER. Le montant de la cotisation est déterminé en fonction de la valeur au marché des titres le jour où ils sont versés au régime. Lorsque vous effectuez une telle cotisation, qu'on appelle une cotisation « en nature », on présume que vous avez cédé le titre et le gain en capital que vous avez réalisé (le cas échéant) est ajouté à votre revenu imposable. En revanche, si l'opération se traduit plutôt par une perte en capital, celle-ci sera considérée nulle en vertu de la règle de la « perte apparente ». Ainsi, vous ne pouvez pas vous en servir pour réduire vos gains en capital imposables. Par conséquent, évitez donc de transférer à votre RER des titres qui ont perdu de la valeur. Il est préférable de vendre ces titres et d'utiliser les liquidités pour cotiser à votre RER. Ainsi, vous pouvez réaliser la perte en capital.

Retraits du RER de conjoint : Soyez sur vos gardes
Le fonctionnement du RER de conjoint est fort simple : vous êtes le cotisant ou la cotisante et votre conjoint est le rentier ou la rentière (la personne qui est propriétaire de l'actif du régime). Votre cotisation est retranchée de votre marge de cotisation et de votre revenu imposable. En théorie, votre conjoint devra acquitter l'impôt lorsqu'il ou elle effectuera des retraits. En réalité, la totalité ou une partie du retrait du RER de conjoint peut être ajoutée au revenu imposable du cotisant si une cotisation à un RER de conjoint a été effectuée durant l'année du retrait ou au cours des deux années précédentes.


 

Spécial RER
Le régime de pension ou le RER

Vous n'arrivez pas à trancher entre le régime de pension de votre employeur et votre RER ? Ce n'est pas tout le monde qui est confronté à ce dilemme, car dans certaines sociétés, la participation au régime de pension est obligatoire. En général, vous pouvez participer aux deux types de régime; vous devez cependant savoir que lorsque vous participez au régime de pension de votre employeur, votre plafond de cotisation RER est réduit en fonction du facteur d'équivalence, un montant qui correspond à la prestation additionnelle que vous procure la participation au régime de pension chaque année. Maintenant, devriez-vous privilégier le RER ou le régime de pension ? Il n'y a pas une seule bonne réponse à cette question. En revanche, à moins que vous ne soyez un investisseur très prudent et que vous ayez eu la possibilité d'adhérer à un régime de pension à prestations déterminées alors que vous étiez encore assez jeune, vous pourriez tirer le bon numéro en misant sur le RER. Avant de passer en revue les avantages respectifs du régime de pension et du RER, il importe de distinguer les deux types de régimes de pension actuellement offerts par les employeurs canadiens. Le régime de pension à prestations déterminées, comme son nom l'indique, vous permet de connaître dès le départ le montant des prestations qui vous seront versées à la retraite. Ce montant est calculé en fonction du nombre d'années de service et du revenu donnant droit à pension que vous aurez gagné durant la période. De plus, le montant de vos cotisations correspond généralement à un pourcentage fixe de votre salaire. Quant à l'employeur, il verse le montant nécessaire afin que vous touchiez le revenu de pension établi au préalable. Les cotisations de l'employeur sont calculées à la lumière des études actuarielles réalisées périodiquement par le régime de pension à prestations déterminées. Les actuaires établissent des prévisions en se servant d'hypothèses de rendement réalistes et déterminent ensuite le montant que l'employeur doit verser afin que le régime demeure entièrement capitalisé. En offrant un tel régime, l'employeur assume presque la totalité du risque d'investissement : si le rendement est inférieur aux prévisions ou si une correction occasionne des pertes en capital, il doit accroître ses cotisations afin de combler le manque à gagner. Dans le cas du deuxième type de régime, le régime de pension à cotisations déterminées, le montant des cotisations est établi dès le départ, mais les prestations qui seront versées à la retraite varient en fonction du rendement des placements. Cette fois-ci, l'employé assume entièrement le risque d'investissement, car les cotisations de l'employeur sont fixes, quel que soit le rendement des placements. Le régime de pension à cotisations déterminées ressemble en fait au RER du point de vue du risque d'investissement. Ils se distinguent principalement au chapitre de la loi applicable : le régime de pension à cotisations déterminées est assujetti à la législation provinciale sur les pensions, et le RER, à la loi fédérale de l'impôt sur le revenu. Examinons maintenant certaines des différences existant entre les régimes de pension et le RER.

Transférabilité
Lorsque vous changez d'emploi, vous avez accès sur-le-champ aux montants que vous avez versés à un RER collectif. Vous pouvez les transférer à un autre RER ou les retirer (bien entendu, le fisc prélèvera sa part sur le retrait). De plus, vous pouvez irrévocablement utiliser les cotisations de l'employeur au RER collectif comme bon vous semble, généralement même si vous demeurez au service de cet employeur. Avec le régime de pension, la situation est beaucoup plus complexe. Premièrement, vous ne pourrez pas transférer les prestations accumulées à un RER; elles doivent être versées à un autre régime de pension d'employeur, à un RER immobilisé ou à un fonds de revenu viager. Deuxièmement, vous pourriez avoir à attendre un certain nombre d'années 'qui correspond à la période d'acquisition des droits 'avant d'avoir accès à la totalité des fonds accumulés dans le régime. Si vous quittez votre employeur durant cette période, vous devrez peut-être renoncer à une partie ou à la totalité des cotisations de votre employeur. Bref, l'actif du RER peut être transféré intégralement, ce qui n'est pas toujours le cas du régime de pension.

Facteur d'équivalence durant l'année de la cessation d'emploi
Si vous cessez de travailler pour votre employeur et de participer à son régime de pension, vous pourriez perdre une partie ou la totalité de votre marge de cotisation à un régime enregistré de l'année suivante. Par exemple, supposons que vous quittiez votre emploi à la Société ABC en 1999 pour entrer au service de la Société DEF. Supposons également que la Société DEF n'a pas de régime de pension. Comme vous avez participé au régime de pension de la Société ABC en 1999, votre plafond de cotisation RER pour 2000 sera réduit en fonction du facteur d'équivalence de votre dernier emploi. Cependant, comme vous ne participez plus à un régime de pension, vous devez vous tourner vers votre RER si vous voulez épargner en vue de la retraite en 2000. En d'autres termes, vous devez renoncer, en partie ou en totalité, à une année de cotisation à un régime enregistré en raison de l'impact du facteur d'équivalence de l'année précédente, lorsque vous participiez encore au régime de pension de la Société ABC. Si vous ne participez pas à un régime de pension, votre marge de cotisation n'est pas rajustée; par conséquent, vous ne perdrez jamais le droit de cotiser au RER dans la mesure ou vous avez gagné un revenu.

Risque d'investissement
Si vous êtes un investisseur très prudent, la participation à un régime de pension à prestations déterminées pourrait être très avantageuse, tout particulièrement si vous prévoyez demeurer longtemps au service de votre employeur. Il faut se rappeler que, avec un tel régime, le montant des prestations de retraite est établi dès le départ, et que l'employeur assume la totalité du risque d'investissement afin de verser une pension au personnel. En général, si vous êtes disposé à investir dans un portefeuille diversifié comprenant au moins quelques titres dont le rendement peut fluctuer (p. ex. des actions), vous êtes à même d'obtenir un revenu de retraite aussi élevé, voire supérieur, en cotisant le maximum à un RER. En revanche, avec le RER comme avec le régime à cotisations déterminées, le montant dont vous disposerez à la retraite n'est pas garanti.


 

Spécial RER
Comment augmenter le contenu étranger

Cette année, « l'actualité RER » a été dominée par la question du contenu étranger et de la limite de 20 % imposée par la Loi de l'impôt sur le revenu à cet égard. Les marchés canadiens sont à la traîne depuis plusieurs années; pendant ce temps, les marchés étrangers, tout particulièrement la bourse américaine, se sont propulsés en tête du peloton. Cet écart de rendement explique pourquoi davantage d'investisseurs portent attention au plafond du contenu étranger de leur portefeuille RER et cherchent à aller au-delà de cette limite. Le gouvernement subit de plus en plus de pressions pour relever cette limite, et chaque jour, les investisseurs se voient offrir de nouveaux produits visant à la contourner. De plus en plus conscients de l'importance de la diversification internationale de leurs portefeuilles, les Canadien sont déterminés à faire plier le gouvernement.

L'abc du contenu étranger
Le contenu étranger est déterminé d'après la « valeur comptable ». Donc, la valeur comptable des biens étrangers ne doit pas excéder 20 % de la valeur comptable du RER. La valeur comptable est tout simplement la somme du prix des titres et des liquidités détenus par le régime. Il est fort probable que se plafond de 20 % soit augmenté un jour. Mais d'ici là, comment les Canadiens peuvent-ils mieux tirer parti des rendement actuellement offerts par les marchés étrangers ? Voici des suggestions qui vous aideront à maximiser le contenu étranger de votre RER, tout en respectant la limite de 20 %.

Fonds étrangers entièrement admissible au RER
Un nouveau type de fonds d'investissement a été lancé récemment. Entièrement admissibles au RER, ces fonds sont en fait des « clones » de fonds étrangers, que l'on a créés à partir de produits dérivés. En général, pour qu'il suive de près le rendement du fonds étranger, le fonds entièrement admissible au RER passe des contrats à terme avec une ou plusieurs institution(s) financière(s). Ces contrats à terme sont liés aux variations de la valeur au marché du fonds étranger. Par conséquent, le rendement est similaire, quoique légèrement inférieur, à celui du fonds étranger du fait que la gestion des produits dérivés occasionne des frais supplémentaires.

Sociétés à capital de risque de travailleurs
Vous pouvez également investir dans une société à capital de risque de travailleurs (SCRT) pour accroître le contenu étranger au-delà du plafond de 20 %. Si votre RER renferme des « biens de petite entreprise » admissibles, vous pouvez augmenter le contenu étranger de trois dollars pour chaque dollar de bien de petite entreprise, jusqu'à concurrence d'une autre tranche de 20 % de la valeur comptable du régime. Si on ajoute la limite de base de 20 % à cette tranche supplémentaire de 20 %, cela signifie donc que vous pouvez investir jusqu'à 40 % de votre RER à l'extérieur de nos frontières. Les actions de SCRT sont généralement considérées comme des biens de petite entreprise et vous permettent donc d'augmenter le contenu étranger en vertu de la règle du « trois pour un ».

Une vente suivie d'un rachat
Comme le plafond de 20 % est établi d'après le prix d'achat des divers titres détenus par votre RER, vous pouvez recourir à une stratégie qui brille par sa grande simplicité et son efficacité du fait que la valeur de certains de vos placements a souvent augmenté depuis leur acquisition. Vous n'avez qu'à vendre les placements canadiens (qui sont donc entièrement admissibles au RER) dont la valeur est actuellement supérieure à leur prix d'achat et à acheter d'autres titres canadiens à même le produit de la vente (vous pourriez racheter le même titre s'il convient toujours à votre stratégie de placement). Ainsi, le dénominateur de l'équation utilisé pour calculer le contenu étranger sera plus élevé, étant donné que vous avez augmenté le prix de base de vos placements (la valeur au marché étant actuellement supérieure au prix d'achat.) Évidemment, cela vous permet d'investir davantage à l'étranger, tout en respectant le plafond de 20 %. Par exemple, supposons que vous avez acheté 20 000 $ de coupons détachés au début des années 1990 et que ces titres valent maintenant 60 000 $. D'après la « valeur comptable » ou, si vous préférez, le prix d'achat, ce placement vous donnerait droit à 4 000 $ de contenu étranger (0,20 * 20 000). Si vous vendez ces coupons et les rachetez immédiatement à leur valeur au marché de 60 000 $, la valeur comptable s'établira désormais à 60 000 $, ce qui représente 12 000 $ de contenu étranger (0,20 * 60 000). À l'inverse, vous pourriez vendre les placements étrangers dont la valeur a diminué depuis leur acquisition et les racheter. Ce faisant, vous réduisez le prix d'achat ou la valeur comptable de ces titres étrangers, ce qui vous permet d'en acheter davantage tout en respectant le plafond de 20 %. Vous devrez acquitter de légères commissions sur les opérations, mais en général, les avantages l'emportent largement sur les frais.

Fonds d'investissement canadiens
Un fonds d'investissement canadien entièrement admissible au RER peut néanmoins être constitué d'un maximum de 20 % de titres étrangers. Donc, si vous achetez des parts d'un fonds canadien dont 20 % des avoirs sont investis à l'extérieur du pays, votre placement demeure entièrement admissible au RER. Cela signifie que vous pouvez facilement, en toute légalité, porter le contenu étranger de votre épargne-retraite à 36 %. Supposons que vous désirez investir 40 000 $. Pour maximiser votre contenu étranger, vous décidez de placer 8 000 $ dans un fonds d'actions internationales. Vous pourriez investir les 32 000 $ qui restent dans un fonds canadien dont 20 % des titres sont étrangers. Par conséquent, vous vous retrouveriez avec une somme additionnelle de 6 400 $ (0,2 * 32 000 $) investie à l'extérieur du pays, ce qui porterait le contenu étranger à 36 %.


 

SPÉCIAL RER :
Mettez à profit la marge de cotisation inutilisée

De nombreux Canadiens n'ont pas eu la part belle durant les années 90. Si l'inflation a été modérée pendant la majeure partie de la période, le salaire réel n'a guère augmenté, alors que le fardeau fiscal global est devenu écrasant. Inévitablement 'et malheureusement 'ces forces diamétralement opposées ont entraîné une diminution du taux d'épargne des Canadiens, qui est passé de plus de 10 % au début de la décennie à près de 1 %. La marge de cotisation RER qui n'a pas été utilisée peut être reportée et mise à profit au cours des années suivantes. En raison du recul du taux d'épargne et de la possibilité de reporter les cotisations, de nombreux contribuables ont vu leur marge de cotisation accumulée atteindre des proportions considérables. Cela se traduit souvent par une marge accumulée qui excède largement 10 000 $, avoisinant même les 100 000 $ dans certains cas. De plus, le facteur de rectification, une mesure énoncée dans le budget fédéral de 1997, a accru fortement la marge de cotisation de nombreux contribuables qui ont changé d'emploi récemment. Une question se pose : où peut-on trouver l'argent nécessaire afin d'utiliser la marge de cotisation accumulée ? Voici différentes stratégies qui peuvent vous aider à faire une cotisation « hors de l'ordinaire » à votre RER.

L'emprunt
À n'en pas douter, il est sage d'emprunter pour cotiser à son RER, tout particulièrement si, faute de liquidités, vous deviez vous abstenir de cotiser ou retarder de nombreuses années votre cotisation. Par le passé, on recommandait généralement de contracter un prêt RER uniquement si la personne était en mesure de le rembourser avant la fin de l'année civile. Ainsi, on réduisait les frais d'intérêts et évitait d'accumuler les prêts au fil des ans. Par contre, avec les bas taux d'intérêt que nous connaissons actuellement, il pourrait même être avantageux d'étaler le prêt RER sur une plus longue période si cela vous permet de cotiser davantage et, par le même occasion, de réduire considérablement votre marge de cotisation accumulée. Supposons que vos revenus vous permettent d'effectuer des versements mensuels de 300 $ sur un prêt RER. En optant pour une durée de trois ans, vous pourriez emprunter environ 9 700 $, soit 6 300 $ de plus que si le prêt est étalé sur un an. Le total des frais d'intérêts du prêt de trois ans s'élèverait à 1 070 $. Cependant, si vous versez à votre RER les 9 700 $ que vous avez empruntés, vous économisez sur-le-champ jusqu'à 4 800 $ en impôts; vous devrez payer ce montant uniquement lorsque vous effectuerez des retraits de votre RER. À lui seul, le report d'impôt l'emporte sur les frais d'intérêts, tout particulièrement si vous n'avez pas l'intention de prendre votre retraite avant de nombreuses années. Si cela ne vous suffit pas, précisons que le prêt vous permet de cotiser plus tôt à votre RER. Par conséquent, vos fonds fructifient plus longtemps, ce qui vous laisse plus d'argent au moment de la retraite. On peut comparer deux stratégies : une cotisation immédiate de 20 000 $ grâce à un prêt RER étalé sur cinq ans, ou une cotisation de 20 000 $ par versements égaux de 333,33 $ durant une période de cinq ans. Si vous avez souscrit l'emprunt pour verser les 20 000 $ tout de suite, vous aurez environ 22 000 $ de plus dans votre régime après 25 ans et quelque 32 400 $ après 30 ans. Quel écart !

Empruntez votre héritage
Vous pouvez également vous servir de votre héritage pour cotiser à votre RER. Vous pourriez demander à vos parents ou à vos grands-parents de vous avancer une partie de l'argent qu'ils ont l'intention de vous léguer afin que vous puissiez utiliser votre marge de cotisation RER accumulée. Vos bienfaiteurs pourraient même vous prêter l'argent et renoncer à ce prêt dans leur testament. La renonciation à une dette dans un testament n'a pas de conséquence fiscale.

Utilisez les crédits d'impôt que procurent les fonds de travailleurs
Les sociétés à capital de risque de travailleurs (SCRT) ont été spécialement créées afin de fournir du capital de risque et de promouvoir les investissements dans les petites et moyennes entreprises du pays. Afin de les encourager à investir dans les SCRT, les gouvernements fédéral et provinciaux accordent des crédits d'impôt aux investisseurs. Le gouvernement fédéral, à l'instar de la plupart des provinces, accorde un crédit d'impôt correspondant à 15 % du montant investi. Le total des crédits (fédéral et provincial) ne peut excéder 1 500 $; par exemple, un investissement de 5 000 $ vous donne droit au crédit maximal. Vous pouvez utiliser le remboursement d'impôt que procurent de tels types de placement pour cotiser à votre RER. Après tout, c'est un « cadeau » du gouvernement; pourquoi ne pas vous en servir pour préparer votre retraite ?

Demandez à votre employeur de cotiser directement à votre RER
Si votre employeur verse directement à votre RER une partie de votre salaire, il n'est pas nécessaire que l'impôt soit prélevé sur ce montant. En général, jusqu'à 50 % du montant est retenu à la source et est remis aux administrations fiscales fédérale et provinciales, le reste seulement pouvant être cotisé. Si l'employeur contribue directement à votre RER, vous pouvez presque doubler votre cotisation sans diminuer vos rentrées de fonds. Ainsi, vous pouvez utiliser plus tôt votre marge de cotisation RER accumulée, le cas échéant.


 

La répartition d'actifs

Grandes lignes

  • Les argents des investisseurs peuvent être investis à l'intérieur de trois principales catégories d'avoir, soit les espèces, les titres à revenu fixes et les actions.
  • Une judicieuse répartition des actifs permet de maximiser le rendement du portefeuille.
  • Le risque du portefeuille est presque toujours moins élevé que le risque des titres individuels qui le composent.
  • On estime que 80 % à 90 % du rendement total d'un portefeuille est lié à la répartition de l'actif, le reste étant tributaire du choix des titres et du moment du placement.

A. Espèces
Les espèces incluent l'argent liquide, les titres du marché monétaire, les obligations d'épargne du Canada, les CPG, les obligations échéant dans un an ou moins et quelques autres produits. Les espèces servent à payer les dépenses et permettent de saisir les occasions qui se présentent, mais elles sont surtout utilisées comme source de liquidité en cas d'urgence.

B. Titres à revenu fixe
Les titres à revenu fixe incluent les obligations échéant dans plus d'un an, les coupons détachés, les créances hypothécaires, les placements privés et les autres titres d'emprunt. Les titres à revenu fixe visent principalement à produire un revenu qui assure une certaine sécurité du capital, bien qu'ils soient également parfois achetés dans un but de négociation en vue de produire des gains en capital.

C. Actions
Sont inclus dans cette catégorie les actions ordinaires, les produits dérivés comme les droits de souscription, les bons de souscription, les options, les TIPS, les LEAPS, les reçus de versement, etc. de même que les obligations et les actions privilégiées convertibles. Bien que la composante en actions du portefeuille produise des revenus sous forme de dividendes, elle vise surtout à réaliser une plus-value, soit par des opérations judicieuses, soit par une croissance à long terme.

Exemples de combinaison des avoirs

Portefeuille de 100 000 $

Espèces 5 % 5 000 $
Titres à revenu fixe 60 % 60 000 $
Actions 35 % 35 000 $
  100 %  


 

À 69 ans, allez-vous convertir votre RER en rente ou en fonds de revenu de retraite (FRR)

Lorsque vous fêterez votre 69e anniversaire, un choix s'offrira à vous… Devrez-vous convertir votre régime d'épargne retraite (RER) en rente ou en fonds de revenu de retraite (FRR) ? Quelle option choisirez-vous ?

Voici quelques éléments qui vous aideront à déterminer quelle solution est la plus avantageuse pour vous.

La rente

Si vous achetez une rente, vous transférez à une institution financière (compagnie d'assurance ou société de fiducie) la propriété du patrimoine que vous avez accumulé dans un RER. L'institution vous garantit en retour un revenu fixe pendant une période déterminée, pour le reste de votre vie ou jusqu'à ce que vous et votre conjoint soyez décédés.

Le fonds de revenu de retraite (FER)

Avec un FER, vous restez maître de vos placements. Vous conservez la propriété de votre capital ainsi que le contrôle de vos investissements. Certes, vous devez retirer chaque année un montant minimum de votre FRR mais aucune limite n'est fixée. Ces retraits sont imposables mais ils sont admissibles au crédit d'impôt de revenu de pension. Dans l'intervalle, le rendement de vos placements continue d'être optimisé puisque votre capital fructifie à l'abri de l'impôt.

De façon générale s'il est vrai que pour certaines personnes un revenu garanti est la meilleure option, les rentes sont moins avantageuses actuellement parce que les taux d'intérêt sont bas. Lorsque les taux sont élevés, le revenu mensuel disponible par tranche de 1 000 $ de capital transféré dans une société d'assurances ou de fiducie est plus élevé.

Vous pouvez aussi adhérer à un FRR maintenant et utiliser ensuite le capital accumulé pour acheter une rente à un moment financièrement plus stratégique.

La solution peut varier d'une personne à l'autre car il faut considérer plusieurs facteurs. Si vous hésitez au moment de faire votre choix, contactez votre conseiller qui se fera un plaisir de vous aider.


 

Un bel héritage à offrir à nos enfants ou petits-enfants

Des études postsecondaires représentent des dépenses de plusieurs milliers de dollars. Le financement de telles études constitue un problème majeur pour plusieurs parents.

C'est pourquoi nous ne pouvons trop vous conseiller d'investir annuellement dans un régime d'épargne études (REE).

L'intérêt composé aidant, vous accumulerez une somme importante qui vous permettra de payer la totalité, ou du moins une grande partie, des études de vos enfants.

À titre d'exemple, si à la naissance de l'enfant, vous investissez 2 000 $ dans un REE, vous profiterez d'une subvention de 400 $ du gouvernement fédéral. La somme de 2 400 $, placée à un rendement de 10 %, vous permettra d'accumuler 11 000 $ lorsque l'étudiant aura 16 ans.

Les principaux avantages d'un REE :

  • Les cotisations au REE fructifient à l'abri de l'impôt. Le rendement du placement, c'est-à-dire les gains en capital, les intérêts et les dividendes, s'accumule sans être imposé.
  • Le gouvernement fédéral verse une subvention équivalant à 20 % de votre contribution, directement dans le régime. Cette subvention ne peut dépasser 400 $ par année. Il s'agit donc pour vous d'un gain de 20 % à chaque contribution que vous versez dans le régime d'épargne études de vos enfants (REE).
  • Vous préparez graduellement cette étape importante en économisant ces sommes sur une période de 15 ans plutôt que de débourser cet argent lorsque votre enfant débutera ses études postsecondaires.
  • Vous bénéficiez de l'intérêt composé.
  • Un placement dans le REE peut être une excellente suggestion cadeau pour les grands-parents : un bel héritage à laisser à enfants ou à vos petits-enfants !


 

Des revenus identiques mais une retraite bien différente

De nos jours, nous sommes sollicités de toutes parts. Il devient de plus en plus difficile de résister à ces sollicitations qui nous font miroiter une vie de luxe, de plaisir et de facilité, mais qui hélas occasionnent d'importantes dépenses.

Notre première chronique vous démontrera qu'en contrôlant quelques dépenses, il est possible de vous constituer un fonds de retraite intéressant.

J'ai établi le budget de deux couples dans la quarantaine, ayant deux enfants à l'école primaire et un revenu familial de 80 000 $. À l'examen de ces budgets, vous constaterez que la grande différence ne se situe qu'à deux ou trois niveaux de dépenses : l'habitation, la voiture, les vacances. L'argent ainsi économisé permet au couple A, contrairement au couple B, d'investir annuellement 10 000 $ dans un RER et 2 000 $ dans un régime d'épargne-études.

Comparaison Couple A Couple B

Couples âgés de
45 ans avec
deux (2) enfants
à l'école

1 voiture sans prêt auto

2 voitures
mais (1) prêt auto

Hypothèque :

80 000 $ 125 000 $

remboursée sur une période de 20 ans
à un taux d'intérêt de 8  %

Revenu familial 80 000 80 000
Dépenses
Alimentation 11 500 12 500
Auto 2 850 4 275
Auto Prêt auto 0 4 800
Auto Prêt auto 0 4 800
Cadeaux 1 000 1 000
Enfants 3 650 3 650
Formation 500 500
Impôts Femme 10 638 10 638
Impôts Homme 9 247 9 247
Loisirs 1 400 2 600
Maison divers 3 664 3 914
Maison hypothèque 7 956 12 000
Maison taxes 2 350 2 850
Divers 7 062 7 062
RER monsieur 5 000 500
RER madame 5 000 500
Rég. épar.-études 2 000 0
Vacances 1 000 3 000
Total dépenses 74 317 $ 79 036 $

Voilà qui démontre bien que des achats plus modestes au niveau de l'habitation et des voitures font LA différence. Parce qu'ils auront fait de bons choix financiers, le couple A pourra profiter d'une belle retraite et poursuivre sensiblement le même train de vie. Par contre, le couple B…

  • Les renseignements et opinions contenus dans cette chronique proviennent de diverses sources jugées fiables, mais leur exactitude ne peut être garantie. Financière Banque Nationale est une filiale à part entière de la Banque Nationale.


 

Le coût d'un enfant selon les chercheurs

Voici quelques données sur le coût d'un enfant, établies par des chercheurs.

Selon le Conseil du Bien-être Social du Canada, élever un enfant jusqu'à l'âge de 18 ans coûte 180 000 $, soit environ 10 000 $ par année. On arrive à ces résultats par des calculs qui reposent sur l'approche suivante : quel revenu est nécessaire aux familles pour maintenir le même niveau de vie suite à l'arrivée d'un enfant. Le revenu moyen des ménages canadiens est de 50 000 $ et les chercheurs estiment que le cinquième de ce revenu, soit 10 000 $ est imputable au coût d'un enfant. Ce montant est une estimation valable mais, selon nous, il tient peu compte des variables qui ont une influence sur la façon dont une famille dépense sont argent : les valeurs, la culture, les habitudes de vie, le revenu et le milieu dont elle provient.

Par ailleurs, il est démontré que le fait d'avoir un enfant transforme la façon dont les revenus sont répartis. Selon Mme Anne H. Gauthier, économiste et démographe, qui a réalisé en 1989 pour Statistiques Canada est une estimation du coût des enfants, on peut affirmer sans se tromper que le niveau de vie baisse avec la venue d'enfant. L'enfant transforme les habitudes de vie des adultes et les rend plus sédentaires. La façon dont on dispose alors des revenus devient centrée sur les besoins de la famille et non sur les seuls besoins des adultes. Certaines dépenses spécifiques à la venue d'un enfant sont alors difficilement dissociables du budget global, comme les coûts d'alimentation, d'habitation, de transport…, tandis que d'autres sont plus visibles comme les vêtements, les frais de garde, l'éducation.

Le coût d'un enfant selon les parents rencontrés par l'ACEF de l'Est

Nous avons rencontré onze familles ayant un enfant âgé entre huit mois et 3 ans et demi. Leur revenu brut familial s'échelonne entre 15 000 $ et 60 000 $. Trois familles sont monoparentales et dans six familles, les deux conjoints travaillent.

Les résultats de notre enquête terrain sont étonnants car ils sont très variables. Le coût global moyen de la première année d'un enfant est de 5 194 $. Le plus petit montant est 1 090 $ et le plus élevé est de 13 290 $. Dans l'ensemble, quatre familles ont dépensé moins de 2 000 $, deux entre 2 000 $ et 5 000 $, trois entre 6 000 $ et 8 000 $ et deux 10 000 $ et plus. Ces variations assez marquées s'expliquent par les différentes façons dont chaque famille dispose de son revenu. Les coûts liés aux frais de garde et au congé parental sont ceux qui font fluctuer le montant global de la façon la plus significative. Si on exclut les coûts du congé parental, l'écart devient moins grand et la moyenne des dépenses est de 3 186 $. Malgré cette soustraction, une famille a dépensé plus de 10 108 $. Cette famille a dépensé en frais de garde plus de 5 000 $, le statut de travailleuse autonome de la mère ne lui permettant pas de profiter des avantages du congé de maternité. Elle est retournée au travail lorsque son enfant a eu deux mois.

Pour toutes les familles, la perte financière due au congé parental est importante, en moyenne 2 004 $. Cependant, aucun parent n'a semblé préoccupé par cette perte. Les éléments dont ils ont tenu compte pour avoir un enfant ont d'abord été la sécurité d'emploi et des motivations personnelles.

  • Source : ACEF de l'Est de Montréal


 

Régie des rentes et pension de la Sécurité de la vieillesse

Est-ce que les revenus que nous retirerons de la Régie des rentes du Québec et de la Sécurité de vieillesse nous permettront de subvenir à nos besoins au moment de la retraite ?

La Régie des rentes

Si vous travaillez, vous cotisez obligatoirement au Régime de rentes du Québec. Vous aurez donc droit à une rente à compter de 60 ans.

Cette année le montant mensuel maximum est de 762 $ à 65 ans ou de 534  $ à 60 ans. De manière générale pour obtenir ces montants maximums vous devez avoir travaillé régulièrement pendant votre vie active. Vous devez aussi avoir gagné un revenu de travail suffisant pour payer des cotisations au régime. Ces montants sont ajustés selon divers critères établis par la Régie. Toutefois si votre rente est inférieur au maximum la régie pourrait la recalculer autrement dans le but de l'augmenter.

La pension de la sécurité de vieillesse

La pension de la sécurité de la vieillesse, de son côté, peut être versée à toutes personnes qui ont vécu légalement au Canada, entre l'âge de 18 et 65 ans. Le montant mensuel est de 428 $ et il est réduit quand le revenu net individuel dépasse 53 960 $.

Un revenu mensuel de 1000 à 1100 $ est insuffisant pour vous assurer une retraite à l'abri des soucis financiers. Si vous avez la chance de souscrire à un fonds de retraite privé de l'employeur, vous aurez peut-être un revenu intéressant. Mais si vous désirez prendre votre retraite plus tôt et conserver le même train de vie, vous devrez obligatoirement avoir d'autres investissements (RER, immobilier).

Il ne faut pas attendre d'être au seuil de la retraite pour se préoccuper de sa sécurité financière. Cette étape se prépare tout au long de notre vie active. Il est donc important d'évaluer dès maintenant vos revenus et vos besoins à la retraite.

N.B . Si vous désirez connaître le montant que la Régie des rentes du Québec vous versera ou pour tout autre renseignement, composez le 1-800-463-5185 ou visitez le site Internet de la Régie des rentes : www.rrq.gouv.qc.ca. Du côté du gouvernement fédéral le téléphone à composer est le 1-800-277-9915 et le site web : www.hrdc-drhc.gc.ca/psr


 

Le RAP : possibilité de faire des retraits du RER pour acheter ou construire une habitation

Le régime d'accession à la propriété (RAP), s'adresse au rentier d'u RER qui désire acheter ou construire une habitation admissible au moyen de son RER.

Les caractéristiques :

  • Posséder un RER
  • Retrait maximum total de 20 000 $ de vos RER par participant. Cette somme peut servir à l'achat de la propriété.
  • Vous avez 15 ans pour rembourser les retraits de votre RER.
  • Les modalités de remboursement prévoient que vous devez rembourser un minimum annuel de 1/15 du total des montants retirés de vos RER. Vous ne payez pas d'intérêt sur les retraits que vous avez fait de vos RER.

À noter :
Plusieurs conditions d'admissibilité sont exigées par ce programme. Nous vous invitons à consulter votre conseiller en placement pour en savoir davantage.


 

 

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Les renseignements contenus aux présentes ont été préparés par Sylvain Marleau, un conseiller en placement de la FBN.
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