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Sylvain Marleau, conseiller financier
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POLITIQUE D’UTILISATION DES FICHIERS « TÉMOINS »

Info-Conseiller de l’OCRCVM

Rapports Info-conseiller de l’OCRCVM

Chroniques financières | Marché boursier

50 années de mauvaises nouvelles… et un rendement annuel moyen composé de 10 %

Septembre 2011 - Consultez le texte en format PDF.

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Bourse : des gestionnaires de portefeuilles optimistes pour 2010

13 janvier 2010 - Consultez l'article sur le lien suivant : Les Affaires.

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Cambridge Advisor - Entretien avec un gestionnaire : Alan Raldo

Juin 2009 - Consultez le texte de l'entretien avec Alan Raldo en format PDF.

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Fidelity - Mise à jour sur la volatilité des marchés

Mars 2008 - Consultez le texte de Bob Haber et Brian Miron en format PDF.

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Un an plus tard : les fiducies de revenu s'accrochent

10 décembre 2007 - Consultez la publication de Bryan Borzykowski en format PDF.

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Perspectives économiques McLean Budden

Consultez la publication sur les « Perspectives économiques McLean Budden » en format PDF.

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Du nouveau sur les fiducies de revenu

Annonce

Le ministère des Finances a annoncé hier soir qu'il reportait les décisions anticipées concernant les fiducies de revenu et autres entités intermédiaires. Cette déclaration a été faite suite à la publication le 8 septembre 2005 du document de consultation du gouvernement. Il est évident que cette déclaration a été faite pour ralentir le rythme des conversions de sociétés en fiducies de revenu jusqu'à ce qu'on ait trouvé une solution politique plus clairement définie.

Les décisions anticipés en matière d'impôt sont-elles nécessaires pour la conversion de sociétés en fiducies de revenu ?

Impact immédiat ?

Du point de vue juridique, cette déclaration ne fait pas obstacle aux conversions, mais leur report aura probablement pour effet de réduire le nombre des sociétés qui se convertiront en fiducies de revenu selon deux scénarios distincts :

1) Sociétés ouvertes désirant se convertir en fiducies de revenu

On décidera au cas par cas si les conversions en fiducies de revenu peuvent continuer sans décision en matière d'impôt. Par exemple, de toutes les sociétés qui ont récemment obtenu l'autorisation du Conseil de se convertir en fiducie de revenu (Cl Funds, CanWest Media Works, Precision Drilling, GMP Securities, Fishery Products International et Bird Construction), à notre connaissance, seule CI a présenté une demande de décision anticipée en matière d'impôt, ce qui a été fait le 16 septembre.

À notre avis, en raison de l'incertitude soulevée par le processus de consultation, ce groupe tout comme les sociétés envisageant toujours une conversion procéderont avec une plus grande prudence.

2) Fiducies de revenu désirant se convertir en fiducies

Compte tenu du cadre actuel de l'imposition de leur trésorerie, certaines fiducies ont tenté de se convertir en une structure de fiducie plus fiscalement avantageuse. En raison de la complexité des réorganisations de ce genre, et vu qu'elles risquent de déclencher par inadvertance une obligation fiscale, ces conversions exigent en général une décision anticipée en matière d'impôt.

On pourrait citer à titre d'exemple Fording Canadian Coal Trust, Westshore Terminals Income Fund, Energy Savings Income Fund et Osprey Media Income Fund. Notons que Fording et Westshore ont déjà demandé, et obtenu, des décisions anticipées en matière d'impôt qui, d'après ce que nous croyons comprendre, seront maintenues (autrement dit, la déclaration qui a été faite n'aura aucune incidence sur ces décisions). Il semble cependant que toute résolution relative aux demandes de décisions anticipées en matière d'impôt présentées par Energy Savings et Osprey Media sera remise à plus tard.

Conclusion de Guardian

Même si le gouvernement estime la perte de recettes fiscales à seulement 300 M$, cette perte continuera probablement de s'accroître, surtout lorsque des fiducies commenceront à être incluses dans l'indice en décembre. Il est évident que ces pertes de recettes fiscales préoccupent le gouvernement, comme le prouvent le document sur la consultation publié la semaine dernière et la déclaration d'hier, et il est possible d'y apporter bon nombre de solutions. Le rythme des conversions de sociétés en fiducies de revenu continuera probablement de ralentir en attendant que le gouvernement fédéral fournisse davantage d'explications à ce sujet.

La date limite pour les soumissions au processus de consultation a été fixée au 31 décembre 2005, et les mesures qui seront adoptées par la suite seront annoncées peu après.

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Performances des principaux marchés mondiaux depuis 1999

Au cours de la dernière année, le secteur des fonds communs de placement au Canada a bénéficié de fortes ventes dans les catégories de placements canadiens. Par opposition, les catégories mondiales, elles, ont fait l’objet de nombreux rachats.

La plupart des occasions de placement se trouvent à l’extérieur de nos frontières. Le Canada, qui ne détient que 3 % de la capitalisation boursière mondiale, ne représente qu’une fraction du marché boursier mondial et dépend principalement de trois secteurs qui eux comptent pour plus de 70 % de l’indice composé S&P/TSX.

Consultez le document (en format « .pdf ») de Mackenzie - Fonds Maxxum

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Les ménages canadiens ont moins souffert de l’éclatement de la bulle des technos que leurs homologues américains

par Clément Gignac
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

Depuis quelques mois, les analystes font souvent référence au niveau d’endettement record des ménages américains. Nombre d’entre eux avancent qu’un tel niveau d’endettement est insoutenable et qu’il met en péril la croissance économique future. Nous ne sommes pas de cet avis. En effet, s’il est vrai que les Américains ont eu énormément recours au crédit ces derniers trimestres, ils ne l’ont pas fait seulement pour augmenter leurs dépenses de consommation, mais aussi pour devenir propriétaires de biens immobiliers. Compte tenu de l’augmentation de la valeur de ces biens, la valeur nette des ménages américains est en constante progression depuis la fin 2002, et ce malgré un endettement supérieur.

Valeur nette des ménages canadiensCe type d’analyse du bilan des ménages est intéressant, car il est centré sur la valeur nette du patrimoine et tient compte de la valeur des biens au prix du marché, et non à leur valeur comptable. Jusqu’à tout récemment, une analyse de ce genre ne pouvait être effectuée qu’aux États-Unis, car Statistique Canada ne présentait que la valeur comptable des actifs financiers des ménages. Cependant, ce n’est plus le cas. Depuis juin 2004, la valeur au marché des actifs financiers des ménages canadiens est maintenant disponible. On peut remarquer que la dette des ménages canadiens a atteint un nouveau record au troisième trimestre. Elle représente maintenant 1,2 fois leur revenu disponible et continue d’être plus élevée que celle de leur homologues américains. Cependant, comme nous l’avons mentionné au début de cette chronique, le seul ratio d’endettement ne permet pas de brosser un portrait juste du bilan des ménages. C’est pourquoi nous préférons utiliser le concept de la valeur nette. Or, la valeur nette des ménages canadiens représente 5,9 fois leur revenu personnel, ce qui constitue presque un record. En comparaison, ce ratio est 5,4 fois pour leurs homologues américains. Le niveau plus élevé au Canada s’explique en partie par le fait que la destruction de richesse a été relativement plus importante aux États-Unis lors de l’éclatement de la bulle des technos. En effet, au paroxysme de la bulle, les actifs financiers représentaient 71% des actifs totaux des Américains comparativement à 63% pour les Canadiens. La santé du bilan des ménages canadiens, conjuguée à un environnement de taux d’intérêt bas, devrait soutenir le secteur de la consommation au cours des prochains mois.

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Hedges Funds : la Caisse embarque, pourquoi pas vous ?

par Michel Girard
Finances personnelles, La Presse

Le petit investisseur devrait-il investir dans les fonds de couverture, communément appelés hedge funds. ou fonds de stratégies alternatives ? S'il y a un véhicule de placement qui gagne en popularité c'est bien le hedge fund. Ce véhicule est devenu un outil indispensable pour aider les gestionnaires de portefeuille de fonds communs et de caisses de retraite à diminuer le niveau de risque tout en optimisant le rendement des portefeuilles sous gestion.

Il y a une dizaine d'années, selon l'hebdomadaire américain Barrons, le nombre de fonds de couverture s'élevait à environ 1 600, avec un actif sous les 100 milliards US. Aujourd'hui, le nombre de hedge funds tourne autour de 6 400 et l'actif sous gestion s'élève à 725 milliards US. On se retrouve donc avec quatre fois plus de fonds de couverture et sept fois plus de capital investi.

Et ce n'est pas fini, cette croissance des hedge funds, loin de là. Des spécialistes prédisent que les caisses de retraite vont y faire appel de plus en plus au cours des prochaines années.

Pourquoi ? Parce que les hedge funds procurent aux gestionnaires des caisses de retraite un outil de placement qui leur permet, dans un premier temps, de se protéger contre la grande volatilité des marchés boursiers, et dans un deuxième temps, d'optimiser le rendement des portefeuilles.

Pour vous montrer à quel point l'avenir s'annonce prometteur pour les fonds de couverture, le grand patron de la firme J.P. Morgan Alternative Asset Management, Joël Katzman, prévoit que l'actif des fonds de couverture devrait surpasser d'ici 15 ans l'actif des fonds communs de placement et ce grâce aux investissements massifs des caisses de retraite dans les hedge funds.

En ce moment, les caisses de retraite américaines détiennent à elles seules un actif global évalué à environ 5 000 milliards US.

La Caisse

Prenons « notre » Caisse de dépôt et placement du Québec. Le président de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, a clairement laissé entendre lors de la présentation des résultats de l'année 2003 que les fonds de couverture allaient occuper une place de plus en plus Importante dans la gestion quotidienne des portefeuilles de la Caisse. D'ailleurs, la Caisse possède déjà un portefeuille d'unités de participation de fonds de couverture assez costaud, son actif atteignant les 954 millions en date du 31 décembre dernier. Ce portefeuille a été créé le 1er avril 2003. Il a rapporté un rendement de 11,2 % lors de la période des neuf mois qui a pris fin le 31 décembre dernier.

En 2004, indique-t-on dans le rapport annuel de la Caisse, l'équipe de gestion de ce portefeuille verra au développement de ses fonds de fonds et ce « en poursuivant la recherche de gestionnaires externes prometteurs et en veillant à intégrer à l'interne les meilleures pratiques » de l'industrie.

L'équipe responsable du portefeuille de couverture de la Caisse joue un rôle « d'allocateur d'actifs » auprès d'une brochette de gestionnaires de fonds de couverture externes regroupés au sein (le quatre fonds de fonds, question d'assurer une diversification sur tous les plans, de miser sur le potentiel de rendement élevé des fonds de couverture individuels et d'exercer un meilleur contrôle des risques.

Voici les quatre fonds de fonds de couverture de la Caisse :

Et vous ?

Faites-vous partie des petits investisseurs qui souhaitent tenter sa chance du côté des fonds de couverture ?

Les familles de fonds communs de placement offrent présentement quelque 90 fonds spécialisés dans les stratégies alternatives ou hedge funds. C'est trois fois plus qu'il y a à peine trois ans et six fois plus que le nombre de fonds offerts il y a cinq ans.

Voici une brève liste des « meilleurs » fonds de couverture sur une période de quelques années, accompagnés du rendement annuel à partir de 2003 et des années précédentes.

Il y a une autre solution : acheter des parts du Billet Ex-Tra, lequel est lié au programme Multi-Stratégies de la Banque Nationale. Ce Billet « Ex-Tra » existe depuis 1996. Contrairement aux autres billets liés à des produits financiers, le Billet Ex-Tra ne bénéficie pas d'une protection de capital. Mais, il est protégé contre les fluctuations de change.

Depuis sa création, le Billet Ex-tra a rapporté, en date du 27 février dernier, un rendement annualisé de 11,23 %. Voici les rendements annuels des sept années complétées : 2003 (+12,3 %); 2002 (+0,80 %); 2001 (-0,54 %); 2000 (+21,34 %); 1999 (+8,55 %); 1998 (+14,47 %); 1997 (+19,42 %).

Principales caractéristiques du Billet Ex-Tra :

Si cela petit rassurer certains investisseurs, sachez que la Banque Nationale est elle-même un des gros investisseurs qui détient une importante position dans les parts dans le Billet Ex-Tra. La Banque a donc avantage à ce que le Billet rapporte le meilleur rendement possible.

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Jetez aux poubelles le tableau des performances des fonds communs de placement publié dans votre quotidien !

Voici la conclusion à laquelle il faut en venir lorsque l’on consulte les résultats des recherches de Shlomo Benartzi, professeur de comptabilité à l’Université de la Californie, et de Richard Thaler, économiste de l’Université de Chicago.

Ces derniers ont appelé leur étude : « Myopie de l’aversion du risque ».

Ils ont construit un modèle de simulation des décisions qu’un investisseur doit prendre, tout au long de sa vie, dans sa répartition d’actifs entre actions et liquidités. Le premier groupe devait vérifier ses performances chaque mois; le deuxième groupe, une fois par année et le dernier groupe, tous les cinq ans.

Exactement comme le prévoyait la théorie, les investisseurs ayant vérifié leurs performances le plus souvent avaient en moyenne la plus faible exposition aux actions : les investisseurs qui vérifiaient leurs performances une fois par mois détenaient 40,9% d’actions dans leur portefeuille contre 66,2% pour ceux qui effectuaient la vérification tous les cinq ans.

Si vous avez l’habitude de suivre religieusement vos placements, vous allez fort probablement réagir aux baisses de marchés en réduisant vos placements en actions. Analysée au moment de votre retraite, cette réaction pourrait vous avoir coûté très chère, car il est prouvé que les actions rapportent de meilleurs rendements que les autres catégories d’actifs lorsqu’elles sont évaluées à long terme.

Le monde de la bourse est devenue plus accessible en grande partie grâce aux techniques de l’information. Mais comme beaucoup d’investisseurs souffrent de myopie de l’aversion du risque, ces mêmes techniques de l’information contribuent en même temps à réduire le rendement de leur portefeuille.

Attention aux statistiques !

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L’importance de varier les secteurs d’activités de nos investissements

Nul n’est besoin de rappeler qu’actuellement le marché boursier apporte son lot de frustrations aux investisseurs. Ces derniers ont donc tendance à se retirer du marché boursier pour privilégier les placements immobiliers, alléguant qu’il y a davantage d’argent à faire dans ce domaine. Ont-ils raison ?

Pour bien répondre à cette question, il est important d’analyser la situation au regard des secteurs d’activités dans lesquels se regroupent les industries; nommons, entre autres, les secteurs pharmaceutique, pétrolier, de l’immobilier, des produits industriels, des télécommunications, des services financiers, des services publics.

Tous ces secteurs subissent des cycles économiques différents. Prenons à titre d’exemple, les banques qui, en 1998, ont connu une forte chute de la valeur de leurs actions et qui aujourd’hui connaissent une excellente performance; de 1991 à 1993, le secteur immobilier a été durement éprouvé; à l’été 2000, ces sont les secteurs des télécommunications, des technologies et des médias qui sont fortement affaiblis.

Comme il est très difficile de prévoir avec justesse l’évolution des secteurs d’activités, tout bon portefeuille devrait posséder des investissements dans plusieurs secteurs. Une juste pondération entre quelques industries permet de profiter de bonnes années pour chacun des secteurs. Être propriétaire d’un immeuble et posséder des actions d’entreprises pharmaceutiques et des télécommunications pourrait, à titre d’exemple, être une avenue intéressante.

Il est évident que l’on peut déceler certains secteurs où le potentiel de rendement sera plus avantageux au cours des prochaines années. En général, les économistes s’entendent sur la croissance des secteurs des télécommunications, de la santé, de la fabrication d’équipements électroniques, de plastique et de pièces automobiles. Par contre, ils prévoient une tendance à la baisse pour les industries du tabac, du vêtement et de l’imprimerie ainsi que pour les services gouvernementaux. En terminant, je vous rappelle deux points d’ancrage importants dans le domaine de l’investissement : l’importance de diversifier vos placements et de ne pas évaluer vos rendements à court terme mais bien à moyen et à long termes.

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Investir comme mon voisin !

Souffrez-vous de mimétisme lorsque vient le temps d’investir ?

Le mimétisme est cette habitude de reproduire les gestes d’autrui, de l’ensemble de la population. Peu importe le nom que vous leur donnez, votre vie regorge d’exemples où vos décisions ont été influencées par la pression de vos pairs, par la nécessité de se conformer à la norme ou par la tendance « tout le monde le fait, fais le donc ! ». En matière de mode, il est bien connu que les tendances sont suivies par des milliers de personnes.

En matière de placement, on éprouve souvent un sentiment de confort à investir dans la même compagnie que l’ensemble des investisseurs. Il nous semble moins risqué d’acheter des actions souvent surévaluées mais dont les médias vantent les mérites que d’investir dans des actions sous-évaluées dont nos amis nous disent de se méfier.

L’expérience démontre que très souvent les investisseurs achètent le titre d’une société pour de bonnes raisons, mais qu’ils vendent pour les mauvaises c’est-à-dire dès que le marché connaît des soubresauts et que l’ensemble des investisseurs vend.

À titre d’exemple, prenons le cas de la société Johnson & Johnson (J&J) . En 1992, le président Bill Clinton entreprend une réforme des soins de santé du pays, ce qui a pour conséquence d’inquiéter les investisseurs sur l’avenir des entreprises oeuvrant dans le domaine. Bon nombre d’entre eux ont commencé à vendre leurs actions, faisant chuter le prix de 59$ à 35$, en 18 mois. Et, pour suivre la majorité, plusieurs investisseurs ont fait de même, oubliant que J&J offrait une gamme de produits diversifiés sans rapport avec la santé. Pourtant, en 1997, la valeur des actions de J&J avait presque doublé pour atteindre 65$, mais les investisseurs atteints de mimétisme avaient déjà vendu !

Depuis quelques années, nous vivons cette tendance à investir comme le troupeau. En 1999 et 2000, de nouveaux investisseurs arrivaient en grand nombre pour acheter des actions dont les cours étaient souvent surévalués. Pourtant, à l’été 2002, très peu de gens veulent investir dans la bourse alors qu’ils pourraient acheter des actions sous-évaluées pouvant leur offrir des rendements spectaculaires dans les années à venir. Les investisseurs aguerris et ceux qui sont bien conseillés passent outre la tendance et profitent entre-temps de possibilités fort avantageuses.

Voici quelques conseils : investissez par achat successif (exemple 50$ par mois, pendant 30 ans), cette façon de faire vous permettra d’acheter, à certains moments, à des prix sous-évalués et, à d’autres, à des prix plus élevés. Diversifiez vos investissements, mais surtout ayez un horizon de placement de moyen à long terme. Le rendement annuel d’un portefeuille est peu important, ce qui compte c’est le rendement à long terme.

Et si vous n’êtes pas familier avec les aléas de la bourse, faites appel à un conseiller en placement en qui vous aurez confiance et qui vous aidera à suivre quelques règles élémentaires de placement.

Bons investissements !

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La fortune de la famille Bombardier a fondu de 5,8 milliards

Pour soutenir l'action de leur multinationale, les membres de la célèbre famille de J.A. Bombardier ont acheté à coups de millions de dollar des blocs d'actions additionnelles de la société du même nom, au début du mois.

Malheureusement pour les actionnaires de Bombardier, l'initiative de la famille se révèle, à court terme à tout le moins, un coup d'épée dans l'eau : l'action continue de piquer du nez. Elle est même tombée sous les 4$ hier, finissant la journée à 3,95$.

À la fin de janvier 2001, le titre de Bombardier avait fermé à 24,54$. En l'espace d'à peine 20 mois, la capitalisation boursière de Bombardier est passée 33,6 milliards à seulement 5,2 milliards. On parle d'une spectaculaire débandade de 85% À elle seule, la famille Bombardier, qui possède quelque 280 millions d'actions (20% des actions en circulation, mais 62,9% des droits de vote), a vu la valeur du portefeuille familial fondre de 6,9 milliards (le 31 janvier 2001) à un peu moins de 1,1 milliard. On parle donc d'une gigantesque perte sur papier de quelque 5,8 milliards.

Voici les récentes transactions d'achat de chacun des membres de la famille, effectuées les 6 et 9 septembre :

Par ailleurs, trois hauts dirigeants de Bombardier ont également sorti de l'argent de leurs poches pour acquérir au début du mois des actions supplémentaires dans le but évident de soutenir l'action de leur employeur.

Des dirigeants chanceux

D'autre part, plusieurs hauts dirigeants de Bombardier avaient tout de même empilé, grâce à des levées d'options d'achat d'actions, des gains énormes durant les années florissantes 1999 et 2000.

Prenons l'exemple de Laurent Beaudoin, le président du conseil d’administration de Bombardier et gendre du fondateur de Bombardier : il avait engrangé en 1999 un gain de 90,5 millions en exerçant un bloc de plusieurs millions d’options.

Durant l’année 2000, les hauts dirigeants de la compagnie avaient collectivement réalisé un profit brut de 75,1 millions en exerçant des blocs d’options.

L’an passé, les dirigeants de Bombardier n’ont pas exercé d’options. Le cours de l’action avait réussi à se maintenir au-dessus des 20$ jusqu'au début de septembre 2001. Puis est arrivée la catastrophe du World Trade Center. Le titre a réussi tout de même à boucler l’année 2001 au-dessus des 15$.

Mais depuis la fin août, à la suite d’un avertissement de révision à la baisse des perspectives financières, Bombardier est en chute libre.

La dernière mauvaise nouvelle est survenue la semaine dernière alors que la firme de notation de crédit Standard and Poor’s réduisait à la baisse la cote de crédit de Bombardier en raison d’une augmentation du niveau d’endettement de l’entreprise et des perspectives négatives du côté de la division des avions.

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Vendre un titre à perte : une transaction douloureuse mais fiscalement rentable !

En investissant sur les marchés boursiers, vous devez être conscient que certains titres, éventuellement, subiront un recul. Si vous avez eu la sagesse de diversifier vos placements, cette baisse ne vous affectera pas de façon majeure puisqu’elle pourra être compensée par d’autres titres à la hausse.

Par contre, même si cela est une décision difficile, vendre un titre à perte peut être rentable du côté fiscal puisque, dans un compte imposable à l’extérieur du RER, vous pouvez réclamer une perte fiscale lorsque vous vendez un titre à perte. Cette perte vous permet de diminuer un gain sur un profit que vous avez réalisé cette année, ou au cours des trois dernières années, ou encore vous pourrez la reporter indéfiniment afin de diminuer un gain que vous ferez dans l’avenir. Toutefois, il est bien important de comprendre que la perte fiscale est appliquée contre un gain en capital et non contre des revenus ordinaires.

Prendre une perte en capital est un exercice que l’on fait habituellement à la fin de l’année civile pour redresser votre année d’imposition. Vous devez cependant respecter quelques règles. Mentionnons la plus importante à l’effet que vous pouvez prendre une perte en capital seulement si vous ne détenez pas ce titre, pendant 30 jours. C’est-à-dire que vous pouvez racheter le titre, le 31e jour suivant sa vente. Une exception existe pour la vente d’un placement hors RER, que vous rachetez à l’intérieur de votre RER. Ce genre de transaction est autorisé, mais ce placement ne doit pas être considéré comme votre cotisation au RER.

Vendre un titre à perte : parlez-en à votre conseiller, il vous trouvera très avisé de suggérer un telle démarche.

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La débandade des titres Internet en 2000… une réplique de la débandade du « tronics » boom des années 60 !

La débandade des titres technologiques que nous vivons depuis le printemps 2000 est très semblable à celle de la correction des années 1959 à 1962.

À cette époque, les titres électroniques faisaient l’objet d’une forte spéculation. La nouvelle économie était présentée par des compagnies tels IBM, Xerox, Polaroid. Les gestionnaires de fonds, autant que les petits porteurs d’actions, n’hésitaient pas à payer de gros prix. Les multiples cours-bénéfices pouvaient aisément dépasser 81 pour IBM, 123 pour Xerox et 164 pour Polaroid. Avec le recul, on sait que les prix parfois payés pour les actions de ces entreprises n’étaient pas justifiés.

La suite des événements était prévisible. L’euphorie a pris fin en 1962, avec une chute des cours de plus de 80% des titres « tronics » . Même des titres comme IBM, compagnie établie depuis un quart de siècle, ont vu leurs multiples cours-bénéfice passer de 80 à 20.

Ce qui est encourageant, c’est que l’investisseur ayant un horizon de placement de 40 ans a tout de même réussi, avec son portefeuille d’actions, à surpasser le rendement des obligations canadiennes, même s’il a commencé à investir juste avant la débandade qui a suivi les sommes historiques de 1962, 1969, 1973 ou 1987.

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Investissez à long terme !

À court terme, la bourse est une machine à voter. À long terme, c’est une balance. Benjamin Graham

Dans quelques années, lorsque vous évaluerez les rendements que vous auront procurés de nombreuses entreprises des secteurs des technologies, des télécommunications et des médias, vous en déduirez que le marché boursier peut générer d’excellents profits, mais cette déduction ne sera possible que si, et seulement si, vous avez suivi l’un des premiers principes d’investissements : les placements à long terme.

Au cours de l’an 2000, certains investisseurs étaient déçus de leurs rendements de 20 %, ils visaient des rendements de 100%. C’était la folie boursière, ils étaient invincibles et ils étaient persuadés qu’en gérant eux-mêmes leur portefeuille, ils pourraient faire aussi bien sinon mieux que les professionnels.

Or la dure réalité de l’an 2001, alors que les secteurs vedettes de l’an 2000 (technologies, télécommunications et médias) se sont effondrés, nous ramène aux bases de l’investissement et nous permet de réaliser que les entreprises de ces secteurs procureront d’excellents rendements sur un horizon de placement à long terme.

Pourquoi ?

Parce qu’un investissement à long terme vous permet de profiter des rendements composés. C’est-à-dire que dans les comptes taxables, celui qui investit à long terme réinvestit les gains en capital qu’il aurait dû remettre au fisc s’il avait réalisé des profits.

Parce qu’un investissement à long terme vous permet de profiter des dividendes que plusieurs entreprises déclarent trimestriellement. De plus, il ne faut pas oublier que plusieurs sociétés augmentent régulièrement leurs dividendes, et ce, jusqu’à 10% par année.

Parce qu’un investissement à long terme vous permet d’éviter les erreurs. Si vous connaissez bien une entreprise (je parle d’entreprises solidement établies qui présentent d’excellentes possibilités à long terme), vous pouvez rachetez des parts de celle-ci lorsque la valeur de vos actions diminuent, à la condition d’attendre que les actions de votre entreprise se redressent.

Il faut se rappeler que le marché boursier a connu d’excellents rendements depuis 1970 (rendement approximatif 11% pour le TSE 300). Par contre, durant cette même période, les marchés canadiens ont subi un repli de 25% à 56 occasions, de 15% à six occasions et de l0% à neuf occasions.

Souvenez-vous que l’achat d’actions d’entreprises est un moyen d’améliorer le rendement de son portefeuille et non un moyen d’accéder rapidement à la richesse !

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Savoir profiter des opportunités !

Oui, mais comment ?

Comme je le mentionnais dans la chronique de la semaine dernière, un marché baissier peut offrir des opportunités d’investissement très intéressantes, mais encore faut-il les reconnaître !

La prudence est de mise car plusieurs investisseurs désirent avant tout s’enrichir rapidement, et cela, au risque de placements volatils. Si vous faites partie de cette catégorie de joueurs, il serait bon de vous rappeler quelques faits :

Que faire ?

Un retour sur le passé nous enseigne que les périodes de ralentissement économique, comme celle que nous connaissons présentement, sont une occasion pour les entreprises les plus solides de diminuer leurs coûts d’opération, de recentrer leurs activités sur leurs forces principales et de saisir d’excellentes occasions d’affaires à la suite de la disparition de concurrents.

Il faut donc reconnaître et dissocier les sociétés à petites capitalisations, qui ne survivront pas au réajustement de leur industrie, des chefs de file mondiaux dont les actions repartiront inévitablement à la hausse au moment de la reprise de l’économie et dont, par le fait même, les chiffres d’affaires augmenteront.

En résumé, il faut être bien renseigné sur les entreprises dans lesquelles nous investissons. Les ratios financiers sont bien évidemment indispensables, mais il faut aussi connaître leur direction, leurs produits, leur place dans le marché, leur potentiel de développement ainsi que la croissance possible de leurs chiffres d’affaires et de leurs profits.

Ces recherches peuvent vous sembler fastidieuses mais elles vous rassureront et vous permettront de garder le sommeil lorsque vos investissements diminueront temporairement à la suite de réajustements de marché. Puisque vous connaîtrez biens les entreprises dans lesquelles vous avez investi ou qu’il serait bon d’investir, vous entreverrez ces fluctuations comme d’excellentes occasions d’augmenter votre position dans vos titres préférés.

De plus, il est important de se fixer des objectifs réalistes et de se donner du temps pour les atteindre (10 à 12% par année afin de doubler vos placements tous les 6, 7 ou 8 ans). À titre de comparaison, des investissements dans des obligations 100% garanties, à 5% de rendement annuel, doubleront leur valeur en 14 ans (dans un compte non imposable bien entendu), alors que des investissements dans un portefeuille équilibré vous rapporteront un moyenne de 8 à 10% annuellement et vous doublerez la valeur de vos avoir en 7-8 ans.

En résumé, pour bien gérer votre portefeuille, considérez toujours qu’acheter des actions dans une entreprise c’est comme acheter une entreprise ! Avec cette ligne de conduite, vous rejoindrez la vision de Benjamin Graham qui écrit, dans son livre L’investisseur intelligent :

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Cycles boursiers

L’année 2001 aura été particulièrement difficile pour les investisseurs : un marché baissier qui n’en finit plus, des chefs de file mondiaux dont les valeurs boursières chutent de 90 % et des prévisions économiques pessimistes. Ces éléments créent un climat d’hésitation et d’inquiétude chez les investisseurs, qui auront tendance à placer leur argent dans des produits garantis, leur rapportant un maigre 2,5% de revenu annuel.

Mais qu’en est-il exactement ? Est-il normal que la Bourse connaisse une telle dégringolade ?

L’historique des cycles boursiers témoignent de la normalité des marchés baissiers. En voici un aperçu :

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la moyenne du recul des marchés boursiers aux États-Unis est d’environ 28%.

Mais les reprises consécutives aux marchés baissiers sont généralement très fortes :

À la lumière de ces statistiques, il faut surtout se rappeler deux facteurs essentiels que j’expliquerai dans les prochaines chroniques :

En terminant, je vous laisse sur une réflexion de MM. William Sterling et Stephen Waite, gestionnaires de la compagnie de fonds mutuels CI :

« Ironiquement, une correction boursière prononcée d’ici quelques années, accompagnée ou non d’une récession, pourrait être bénéfique pour les marchés boursiers. Même s’il n’y avait pas de récession, un recul important des marchés pourrait favoriser des restructurations d’entreprises sur une grande échelle et inciter des baby-boomers subitement plus inquiets à épargner davantage. Si, en bout de ligne, l’inflation et les taux d’intérêt devaient baisser encore de quelques crans, la prochaine phase haussière promettrait d’être vigoureuse. »

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Quoi faire en temps de crise ?

Je suis profondément attristé, et nous le sommes tous, par les événements survenus aux États-Unis, le mardi 11 septembre. Je ne peux qu’avoir une pensée et exprimer ma profonde sympathie à toutes les personnes touchées par cette terrible tragédie.

Une terrible tragédie qui se répercutera inévitablement sur les marchés boursiers. Et, en tant que conseiller en placement, je me dois aussi de penser à vous et de vous rassurer quant aux conséquences que cette crise entraînera sur les investissements.

Les investisseurs ont été mis à rude épreuve au cours des derniers mois. Un ralentissement économique se fait de plus en plus sentir et a fait fléchir les indices boursiers depuis le début de l’année 2001 (-17.5% pour le TSE 300 et –17.8% pour le S & P 500).

Dans le domaine financier, comme dans bien d’autres, la tentation est forte de céder à la panique et de réagir rapidement, sous le coup de l’inquiétude. Or, c’est exactement la réaction à éviter. Il est fort probable que les indices ouvriront en baisse à la suite des événements de mardi et il est impossible à ce stade de prévoir combien de temps cette situation prévaudra. Toutefois, l’expérience démontre bien que les plus grands perdants seront ceux qui liquideront leurs titres avec des ordres ouverts. Dans ce contexte, je ne peux que vous recommander d’attendre que la raison triomphe de la panique. D’ici quelques jours voire une, deux ou trois semaines, le quotidien aura repris son cours normal. Il est aussi fort probable que d’excellentes opportunités d’achat se présenteront aux invetisseurs. Personnellement, je n’hésiterai pas à acheter mes titres préférés à des prix dérisoires.

L’expérience passée nous prouve que les investissements à long terme sont les plus rentables. En effet, depuis une vingtaine d’années, les marchés baissiers ont duré en moyenne 16 mois et ont perdu 24%, par contre les marchés haussiers ont duré en moyenne 32 mois et gagné 47%. Depuis 1957, il y a eu 416 mois à la hausse et 104 mois à la baisse; c’est donc dire qu’à long terme, 80% des mois sont à la hausse. Il est donc judicieux de profiter des baisses du marché pour réinvestir et ainsi augmenter nos gains lorsque les marchés seront inévitablement à nouveau à la hausse.

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Le cycle des émotions

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Un placement de 10 000 $ à 30 ans peut rapporter 440 000 $ à 60 ans !

Cette somme peut vous paraître improbable à première vue et pourtant elle est à la portée de la plupart des familles québécoises. En effet, le régime de retraite est un processus qui nécessite surtout une planification à long terme et un peu de discipline annuelle.

La somme de 440 000 $ est le résultat d'un placement initial de 10 000  $ dans un RER et d'une contribution annuelle de 3 000 $, pour la période comprise entre le 30e et le 60e anniversaire de naissance. Bien évidemment, cet argent doit être réparti judicieusement sous formes d'actions, d'obligations et de quelques autres produits de placement susceptibles d'offrir un rendement annuel moyen de 8 % ou mieux, pour l'ensemble du portefeuille.

Ces économies de 440 000 $ n'excluent pas la possibilité pour notre couple de posséder, en plus, une propriété, un fonds de pension privé de l'employeur et peut-être même un ou des immeubles à revenus.

Mais attention ! Bien que cette somme paraisse importante, elle ne sera pas suffisante en l'an 2030, à cause de l'augmentation du coût de la vie, pour assurer une retraite à 60 ans. Si vous ne contribuez pas à un régime de retraite privé de l'employeur et que le RER est votre seule source de revenus au moment de la retraite, il vous faudra investir davantage annuellement.

Voilà pourquoi il est primordial, dès votre jeune âge, d'élaborer une planification de retraite personnalisée. Cet exercice, révisé régulièrement, facilitera vos choix de dépenses et de placements, vous assurant une retraite à l'abri des soucis financiers.

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Les marchés étrangers vous offre de belles occasions

Lorsque nous tentons de déterminer les meilleures entreprises dans lesquelles nous devrions investir pour maximiser nos placements, nous avons le réflexe, tout naturel, de nous tourner vers des entreprises que nous connaissons tels la Banque Nationale, BCE, Bombardier…

Tableau - Marché étrangersBien que cette façon de faire soit légitime, il ne faut pas oublier qu'une bonne répartition d'actifs doit comprendre, pour des raisons évidentes, une partie d'investissements hors du Canada.

L'une des principales raisons à considérer est que le Canada ne représente que 2 % de la valeur boursière mondiale alors que, par exemple, les États-Unis représentent environ 50 % de cette valeur.

Un autre facteur à ne pas négliger est que 40 % de l'économie canadienne se rapporte au secteur des ressources naturelles (or, cuivre, argent, produits forestiers, pétrole…). Ce secteur, indispensable dans la production de biens de base, ne connaîtra pas une véritable progression au cours des prochaines années.

Les secteurs d'activités qui jouiront d'une croissance marquée se retrouvent davantage au niveau de la technologie, de la biotechnologie et des produits pharmaceutiques. Or, les principales entreprises oeuvrant dans ces domaines sont américaines.

Le tableau ci-dessous, élaboré à partir de données publiées dans le journal Les Affaires, démontre bien l'écart de rendement entre les investissements canadiens et les investissements étrangers.

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Le miracle Intel

Je relisais récemment un article écrit par François Rochon, gestionnaire de portefeuille, et publié dans le journal Les Affaires du 8 mai 1999. M. Rochon y décrivait l'essor de la compagnie américaine Intel, un géant de l'industrie du semi-conducteur. Elle domine l'immense marché des microprocesseurs destinés aux ordinateurs. Intel fût fondée en 1968 avec un capital de départ de 2,3 M $ US. L'action d'Intel émise en 1971, à d'environ 0,02 $, a explosé de 280 000  % en 28 ans : ainsi un placement de 3 000 $ dans cette entreprise en 1971 vaudrait aujourd'hui 8 400 000 $.

À ses débuts, Intel dominait l'industrie des mémoires destinées aux ordinateurs. Bien qu'elle ait mis au point le premier microprocesseur en 1971, l'entreprise n'est devenue un chef de file qu'en 1980, lorsqu'elle a décroché un contrat de la compagnie IBM. Son microprocesseur est aussi devenu le cerveau des premiers ordinateurs personnels. Cette entreprise, dirigée de main ferme avec de solides avantages concurrentiels et une position dominante dans son marché, aura permis à de nombreux actionnaires de s'enrichir plus rapidement que la moyenne des cours boursiers.

Cet immense succès démontre bien l'importance d'investir dans les nouvelles technologies. Voici quelques éléments qui devraient guider votre politique de placement dans les années à venir :

Toutefois, comme je l'ai mentionné dans la chronique précédente, les titres technologiques, de télécommunication et de biotechnologie doivent occuper un place importante dans tout portefeuille équilibré, mais une analyse approfondie demeure indispensable pour déterminer dans quelles entreprises il est judicieux d'investir.

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Investir dans les technologies et les télécommunications est indispensable

Nous sommes en plein coeur de la révolution technologique qui bouleverse nos habitudes traditionnelles. De jeunes entreprises du secteur des technologies qui n'existaient pas il y a cinq ans peuvent prétendre à un chiffre d'affaires et à des actifs de plusieurs milliards de dollars. Qui, il y a cinq ans, connaissait Amazon, eBay, Yahoo ? Qui aurait parié que la valeur en bourse de ces sociétés dépasserait un jour celle de Boeing, Ford ou IBM ?

Les nouvelles technologies entrent dans nos vies plus rapidement que jamais. Par exemple, 16 ans seulement après l'invention de l'ordinateur personnel, le quart des ménages américains en possédaient un et ,d'ici l'an 2005, il aura suffi d'un peu plus de 20 ans à l'industrie du sans fil pour compter un milliard d'abonnés. Dans le passé, il fallait souvent attendre de nombreuses décennies avant que de nouveaux produits soient intégrés à la vie quotidienne. À titre d'exemple : inventée dans les années 1870, l'électricité n'est devenue disponible de façon universelle que 50 ans plus tard.

Il est fort probable que vous avez des exemples de l'influence des technologies dans votre environnement : vidéo, DVD, ordinateur, agenda électronique, téléphone cellulaire…

Nous pouvons affirmer que cette révolution technologique crée une vague d'innovations encore jamais vue. Ce phénomène pourrait générer des billions de dollars de nouvelle richesse dans les années à venir. Aucun secteur et aucune firme ne sera épargné par l'évolution technologique qui frappera l'économie mondiale au cours des prochaines années.

Est-ce que vous pouvez ignorer cette révolution technologique dans la gestion de vos placements ?

Je pense que les dix prochaines années favoriseront les investisseurs visionnaires qui auront privilégié ce secteur d'activités. Mais, il ne faut pas perdre de vue que les titres technologiques sont très chers. De plus, bons nombres de ces nouvelles entreprises fusionneront, seront achetés ou tout simplement disparaîtront. Les titres technologiques et de télécommunication doivent occuper une place importante dans tout portefeuille équilibré mais une analyse approfondie est indispensable pour déterminer les entreprises dans lesquelles il est judicieux d'investir.

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Les investisseurs ne suivent pas les rendement des fonds mutuels

Dalbar 09/03/00 - Une bonne logique financière nous avise d'acheter bas et de vendre haut. Trop souvent, les investisseurs de fonds mutuels font l'inverse. Ils achètent un fonds mutuel lorsqu'il est très en vogue et vendent leurs parts de ce fonds lorsqu'il a perdu la faveur du marché.

C'est ce que démontre une nouvelle étude faite par Dalbar Inc. Ils ont analysé une période entre mars 1990 et décembre 1999 et ont découvert que les Canadiens n'obtiennent pas le rendement affiché des fonds mutuels qu'ils possèdent. L'étude démontre que, par exemple, un individu investit dans le marché domestique, par le biais d'un fonds mutuel, a obtenu un rendement moyen annuel composé de 7,15 %, tandis que l'indice TSE 300 affiche 11,53 %, pour la même période.

Cette étude pointe du doigt une tendance malheureuse chez les investisseurs à garder leurs parts de fonds mutuels moins longtemps qu'auparavant. L'étude suggère que l'accès aux courtiers à escompte et surtout à l'arbitrage par l'Internet, sont deux des raisons pour cette baisse. Lorsque l'investisseur reçoit son relevé et réalise que la valeur de ses parts a baissé, ce sont les émotions qui parlent et non la logique. Avoir accès à l'arbitrage par l'Internet peut inciter l'investisseur à vendre ses parts sur un coup de tête et les vendre à un prix moindre que le prix d'achat. Conclusion : l'investisseur qui se livre à du « market timing », sans le bénéfice de conseils professionnels, n'améliore par son sort. Des études précédentes, qui remontent jusqu'à 1994, démontrent que ceux qui ont investi avec un conseiller financier ont reçu de meilleurs rendements, car ils ont été encouragés à conserver leurs placements pour le long terme.

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Les investisseurs veulent absolument voir la vie en rose

Par Larry Sarbit,
Vice-président principal et portefeuilliste AIC limitée

Quand le philosophe anglais du XVIe Francis Bacon a affirmé que : «  L'homme préfère croire à ce qu'il préférerait être vrai », il aurait très bien pu décrire la situation actuelle de nos marchés boursiers.

En ce moment, il y a un trop grand nombre d'investisseurs qui préfèrent croire que tout va bien et que les actions n'ont jamais été aussi attrayantes. Pourtant, à mon avis, la marge d'erreur est très mince. Si on prend pour acquis que ce présent marché haussier a débuté en été 1982, la bourse américaine, telle que mesurée par l'indice Standard&Poor's 500, a progressé à un taux annuel composé de plus de 20 %. Il s'agit d'une réussite exceptionnelle, surtout si on considère que les rendements annuels sur de plus longues périodes (comme sur les dernières 70 années) ont été de 12,9 %.

Pendant combien de temps, si vous me permettez de poser la question, peut-on générer des rendements de 20 % quand le produit intérieur brut n'augmente que de 3 ou 4 % par année ?

Le résultat de toute cette joyeuse inflation du cours des actions, c'est que pour obtenir une unité de l'indice S&P aujourd'hui, il faut payer plus de 28 fois les bénéfices prévus pour 1999. Cela représente 28 années des bénéfices actuels.

En d'autres termes, si les sociétés dans l'indice S&P 500 avaient l'obligation de verser tous leurs bénéfices en dividendes, le rendement comptant pour l'actionnaire ne serait que d'environ 3,5 %. Quand les obligations du gouvernement américain à 30 ans, garanties par celui-ci, donnent un rendement de plus de 6 %, pourquoi acheter des actions ?

Je ne prétends pas avoir une boule de cristal qui me montre l'avenir. J'irai même plus loin en disant que le taux de réussite de mes prévisions est reconnu comme étant très mauvais. Mais, à mon avis, personne n'est en mesure de savoir d'avance ce qui va se passer. Tout ce que je peux dire du futur, c'est que je serais énormément surpris si les performances des vingt prochaines années avaient la moindre ressemblance, avec les rendements qu'on a obtenus ces derniers 15 à 20 ans. Warren Buffet, le fameux investisseur d'Omaha considéré comme un sage, écrivait en 1986 : «  Rien ne serait plus merveilleux que de participer à un marché boursier haussier dans lequel les bénéfices des investisseurs n'auraient miraculeusement aucun rapport avec la performance des sociétés elles-mêmes. Malheureusement, les actions ne peuvent pas indéfiniment progresser plus vite que l'évolution des affaires. »

Plusieurs articles ont paru récemment, qui reflètent une nouvelle manière de penser. Un article publié en janvier dans les pages du Wall Street Journal annonce que pratiquement tout au long de l'histoire, les investisseurs ont sous-évalué les entreprises. Ce n'est que récemment qu'ils ont compris et payé des prix appropriés pour la plupart des sociétés. En mars, un autre article dans le même quotidien déclarait que les cours boursiers demeurent encore beaucoup trop bas. Les auteurs, deux chercheurs de l'American Enterprise Institute, estiment que l'indice Dow Jones devrait être à 36 000, au lieu de son niveau actuel dans les 11 000.

Comment peuvent-ils établir un tel niveau, direz-vous ? C'est bien simple : au lieu de calculer une prime de risque pour la détention d'actions, à 3 % présentement, ils déclarent que le vrai niveau de risque est (êtes-vous assis ?) de zéro.

Eh oui, ces gens-là estiment qu'investir dans une entreprise, c'est une activité qui ne comporte aucun risque. L'histoire financière est pleine de tels exemples d'excès et de révisionnisme. Qu'on se rappelle la spéculation sur les tulipes dans la Hollande du XVIIe siècle, la débâcle des Mers du Sud du siècle suivant, le krach boursier des années 1920, les turbulences boursières au début des années 1970, et ainsi de suite. Dans chaque cas, les investisseurs ont changé les règles du jeu et les critères établis, afin de justifier des niveaux de prix élevés qui, selon les méthodes de mesure traditionnelles, n'auraient jamais dû continuer à monter. À tout le moins, cela devrait nous forcer à prendre une pause pour réfléchir.

Qu'est-ce que le pauvre investisseur peut faire dans tout ça ? Tout d'abord, ne vous laissez pas jeter de la poudre aux yeux par les penseurs nouvel âge qui veulent vous vendre des potions d'huile de serpent et vous faire croire que noir, c'est maintenant blanc. Nous ne devons pas perdre la raison et prétendre qu'il n'y a pas d'excès. Certes, Internet est promis à un bel avenir, mais ce n'est pas en suivant les autres comme un mouton et en achetant à des prix ridiculement élevés des actions de sociétés imprévisibles qu'on construit sa richesse à long terme. Votre mère avait raison, si les autres vous disent de sauter depuis le pont, ce n'est pas une raison pour que vous le fassiez.

Permettez-moi d'ajouter dans le même souffle que je ne vous recommande pas ici d'éviter les actions. Il y a toujours des occasions, même quand les bourses sont à des niveaux généralement élevés. On peut détenir des actions tout en limitant le risque.

Donc, ma réponse est, retournez aux données de base qui par le passé ont bien servi les investisseurs dans les bonnes comme les mauvaises périodes.

La plus importante leçon en investissement qu'on puisse avoir, c'est le concept que nous a appris Benjamin Graham il y a quelque 65 ans : achetez avec une marge de sécurité.

M. Graham était professeur de finance à la Columbia Business School 'et l'un de ses illustres étudiants fut un jeune homme nommé Warren Buffett. Le concept est simple et efficace : acheter en tout ou partie une société de haute qualité et appelée à durer, en obtenant un escompte substantiel sur sa valeur intrinsèque.

Comme ça vous limitez le risque de baisse. La règle la plus importante et celle qu'on oublie le plus volontiers ces temps-ci, c'est la fameuse idée qu'il faut préserver le capital.

Il y a trois choses dont je suis assuré, sur notre bonne vieille Terre : les impôts, la mort et les lois de la gravité, qui s'appliquent aussi bien aux pommes qu'observait Sir Isaac Newton qu'aux actifs financiers dont les prix sont surévalués. Alors, allez-y avec précautions.

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L'incroyable solitude de l'investisseur branché sur la valeur

Par Larry Sarbit,
Vice-président principal et portefeuilliste AIC limitée

De nos jours, être un investisseur branché sur la valeur, c'est comme avoir une maladie contagieuse : personne ne veut plus vous approcher. Pendant que chacun raconte ses exploits boursiers réussis avec des sociétés qui s'appellent ceci ou cela « .com », vous essayez de changer la conversation. Voici quelques conseils. Si vous détenez de bonnes actions, ou des parts d'un fonds commun de placement composé principalement de sociétés de haut calibre acquises à bon prix, reprenez courage et n'abandonnez pas le bateau trop tôt. La valeur et la qualité vont finir par récompenser l'investisseur. On donne l'adjectif valeur aux actions d'entreprises que le marché cote à un prix inférieur à leur valeur véritable ou, du moins, à la valeur que les investisseurs branchés sur la valeur leur donnent. Il y a de nombreuses manières reconnues de déterminer si une action est sous-évaluée. Les mesures comme de bas rapports prix/bénéfice, prix/ventes et prix/valeur comptable, la comparaison du prix par rapport à la valeur présente des flux de trésorerie futurs, etc., ont toutes leurs supporters. Malgré tout cela, ce dont il s'agit véritablement, ce sont des entreprises que la plupart des gens n'aiment pas et dont ils ne veulent pas dans leur portefeuille. Un événement négatif quelconque a eu lieu des bénéfices qui ont déçu, par exemple qui a déplu au marché. Alors, quand on détient des actions dont personne ne veut, on mène une existence plutôt solitaire, qui n'a rien à voir avec l'exultation qu'on ressent quand on a une action qui double en deux jours ou quand le poste de télévision vous appelle et vous implore de révéler quelle action sera la prochaine à décoller pour la lune. Au contraire, cela ressemble plutôt à une expédition en direction de la décharge municipale, où l'on va fouiller à la recherche d'un trésor parmi les ordures, un processus assez éprouvant et qui ne donne habituellement absolument rien, sauf quand tout à coup vous trouvez un diamant.

Écoutez cette histoire d'un diamant maudit. Juste avant l'été 1993, l'un des enfants chéris de Wall Street était la Student Loan Marketing Association, mieux connue sous le surnom de Sallie Mae. Sallie avait été créée par le Congrès américain au début des années 1970, pour aider les étudiants à financer leurs études post-secondaires. Le coût des études augmentait dramatiquement et les étudiants éprouvaient des difficultés à emprunter, les banques ne voulant pas prendre de risques avec ce genre de clientèle. À la fin du premier trimestre de 1993, Sallie détenait presque 25 milliards $US de prêts étudiants. Les investisseurs regardaient cette société qui avait un rapport prix/bénéfice élevé 'il atteignait 18 'et ils étaient impressionnés. Mais 18, pourquoi pas ? Après tout, c'était une société en pleine croissance où le gouvernement garantissait pratiquement tous les bénéfices, alors où trouverait-on donc moins de risques que cela ? Malheureusement, Sallie Mae a attiré l'attention du président Bill Clinton. Pourquoi Sallie et les banquiers bien nourris devraient-ils faire des profits sur le dos des pauvres étudiants, se demande-t-il. Et le président passa à l'action en créant le Direct Loan Program, qui en deux ans devait attirer 40 % des nouveaux prêts étudiants en étant moins coûteux et plus efficace que le système privé. À Wall Street, l'action Sallie Mae chuta, en passant de plus de 75 $ à un premier palier de 52 $ environ. Tout comme les gens qui sont attirés par les scènes d'accidents et de catastrophes, cela a suscité ma curiosité. J'ai préparé une évaluation de la société et je me suis rendu compte que sa valeur liquidative correspondait à environ 55 $ par action. De plus, le succès du Direct Lending Program n'était pas vraiment assuré. J'ai fait mon premier achat à un peu plus de 40 $. J'étais fier de moi, ayant su attendre pour un prix encore plus bas. Mais les nouvelles ne s'amélioraient pas. Finalement, les analystes de Wall Street, ceux qui recommandaient d'acheter des actions Sallie Mae à des cours de plus de 60 $ et plus de 70 $, changèrent d'avis et conseillèrent de conserver ou de vendre à des prix dans les 50 $ et 40  $. À partir de ce moment-là, j'ai dû endurer toute une année de mauvaises nouvelles et de cours toujours plus bas. Ma réaction 'plutôt suicidaire 'fut de continuer à acheter des quantités d'actions de plus en plus importantes, jusqu'à ce que le cours soit tombé à presque 30 $ ! Mis à part le courtier, tout le monde pensait que j'avais un besoin pressant d'aller en thérapie. Plus l'action baissait, plus j'achetais et plus les gens doutaient si j'étais sain d'esprit. Dans la société où je travaillais, j'étais le seul qui achetait ces actions et, à l'interne, ma stratégie ne suscitait pratiquement aucun soutien. Bref, ce fut une expérience de solitude, psychologiquement difficile et, pourtant, en bout de ligne, une expérience extrêmement rentable. Depuis son plancher de 32 $ (avant fractionnement), l'action a grimpé à un sommet de presque 180 $ en juillet dernier. Sallie Mae est l'un de ces diamants maudits dont personne ne veut. Pourquoi les gestionnaires professionnels de Wall Street ne saisissent-ils pas plus d'occasions comme celle-ci ? C'est parce que nous sommes dans un environnement propulsé par la bourse, et les investisseurs veulent des résultats immédiats. Ces temps-ci, investir pour une année, c'est du long terme, et 10 ans, c'est l'éternité. Dans un monde où l'investisseur s'attend à un rendement de 20 % et plus par année et l'exige même, détenir des actions ou des parts de fonds de placement qui ne montent pas ou, pire, qui baissent, c'est inimaginable. La morale de cette histoire ? La patience (et non l'appât du gain) est une vertu abondamment louangée mais rarement pratiquée.

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